mardi 1 février 2022

Interview with Piper J. Drake

 


Biography

Piper J. Drake is a bestselling author of romantic suspense, paranormal romance, science fiction, and fantasy. Foodie. Wanderer. Usually not lost.

Piper aspires to give her readers stories with a taste of the hard challenges in life, a breath of laughter, a broad range of strengths and weaknesses, the sweet taste of kisses, and the heat of excitement across multiple genres.

Credit for picture and biography : Author Piper J. Drake (piperjdrake.com)

Questions

Why did you decided to write romance?

I love to write character driven stories and I found I preferred to write stories in which a developing romantic relationship was central to the plot. I also prefer happy endings. Once I wrote my first full length novel and began to educate myself about the publishing industry, I found what I loved to write was defined predominately as romance, in terms of genre. Even better, romance as a genre has room for many elemental subgenres – which allowed me to explore additional facets I loved to write, like steampunk and science fiction and paranormal romance and romantic suspense.

What challenges did you encounter while you were writing your first novel?

I found my first draft reflected the voices of my favorite books and it took a couple of revision passes to give the manuscript a voice that was more mine. I also had a lot of room to learn in terms of writing craft.

Which one of your books will you recommend to a new reader?

It depends.

If a new reader is interested in paranormal and science fiction elements in their romance, I would recommend Bite Me, book 1 of my London Shifters series. It’s a fast-paced novella in which werewolves protect humans from zombies at ground zero of a zombie apocalypse.

If a new reader is interested in military veterans, heroes with strong moral compass and very competent heroines, all accompanied by very good working dogs, then I’d recommend my True Heroes series. In particular, I have a soft spot for Ultimate Courage or Fierce Justice.

What advices will you give to a new author?

I often recommend that authors surround themselves with nifty people. People who are doing nifty things and who inspire you to do nifty things too.

Do you do lot of research before you start writing about a new subject?

I research both before and while I write. There’s a certain amount of preparation I put into approaching a new subject and how I will incorporate this element into my storytelling. I’ll also spend time while writing to spot check specific context and delve through layers of information to do my best to give positive representation. Once I have feedback from sensitivity readers, I will do more research to address their suggestions to the best of my ability in revisions.

What are your next projects?

I have a new release coming out in November of 2022 titled Wings Once Cursed and Bound, a contemporary fantasy with very strong paranormal romance elements, featuring a Thai bird princess and a vampire as they encounter objects of myth and magic from around the world. Readers interested in this book can subscribe to my newsletter to get earliest notification of cover art and pre-order links as soon as those are available. (Subscribe here: https://piperjdrake.com/subscribe)

I’m also writing a serialized science fiction romance on Kindle Vella titled An Idol with Luv. In which a grumpy lady mercenary signs on as a bodyguard for a brilliant intergalactic idol as a special favor to an old friend and finds herself sharing guard duty with the rakish station engineer she swore she'd never get tangled up with again. This is already in progress with over 15 chapters already available to readers.

Readers can play Find the Piper on the Internet to keep up to date on my next projects:

Website: https://piperjdrake.com/

Twitter: http://www.twitter.com/piperjdrake

Instagram: https://www.instagram.com/piperjdrake/

Facebook: https://www.facebook.com/AuthorPiperJDrake/

YouTube: https://www.youtube.com/user/PiperJDrake

dimanche 30 janvier 2022

Entrevue avec Nathalie Dion


 crédit : Nathalie Dion

Biographie

Elle vit et travaille à Montréal où elle a étudié en Design Arts à l'université Concordia et est représentée par l'agence Anna Goodson Illustration. Elle oeuvre tant dans le domaine de l'illustration jeunesse qu'éditoriale. Elle aime passer du lent dévouement qu'implique l'illustration d'un album jeunesse à la rapidité d'une illustration "style de vie" ou conceptuelle pour un magazine.

Parce qu'ils ils me permettent de recommencer mille fois sans gaspiller des tonnes de papier, les pinceaux et la tablette numérique sont ses outils de création favoris. 

Dans ses temps libres, elle peint des petites gouaches.

Crédit : Nathalie Dion Nathalie Dion bio —

Questions

Qu’est-ce qui vous passionne autant à propos du dessin?

Je crois que c’est le fait que le dessin donne un résultat instantané qui me séduit. Je n’aime pas quand il y a trop d’étapes entre l’idée et le résultat. Ça m’angoisse.

Avez-vous des bandes dessinées favorites?

Je suis pas très calée en b.d, je suis plus portée vers les romans graphiques. Bien sûr tous les Paul de Michel Rabagliati, la série Persepolis de Marjane Satrapi, plus récemment, Rien de sérieux de Valérie Boivin et La grosse laide de Marie-Noëlle Hébert.

 Lesquelles conseilleriez-vous à une personne qui vient de découvrir le genre?

Je lui dirais de commencer avec Rien de sérieux ! C’est super drôle, léger, actuel et captivant.

Quelles sont vos sources d’inspiration? 


J’en ai beaucoup, beaucoup et avec Instagram, ça ne fait qu’augmenter! Je vais donc y aller de mes premiers amours; Jean-Philippe Delhomme, Maïra Kalman et Isabelle Arsenault.

 

Quels conseils donneriez-vous à une personne qui souhaiterait devenir illustratrice?

C’est un métier qu’on exerce par passion. Si c’est ça la motivation, j’encourage! Mais à moins de ça, faut pas y aller parce que bien que c’est un métier merveilleux , il qui vient avec un gros lot d’insécurité et de stress.

Avez-vous rencontré des défis lorsque vous avez dessiné Les baleines et nous et combien de temps cela vous a-t-il pris pour arriver jusqu’au résultat final?

Oui, à vrai dire, j’étais loin d’être ferrée en matière de baleines et j’ai dû passer beaucoup de temps à me documenter sur le sujet. Ça été très instructif et j’ai eu beaucoup de plaisir à jouer l’experte en illustrant un livre sur le sujet. Pour faire Les baleines et nous , ça m’a pris environ 5 mois.

Quels sont vos prochains projets?

Deux albums-jeunesse; Kumo, un texte de Kyo Maclear chez Tundra Books et I Caught a Rainbow /J’ai attrapé un arc-en-ciel de Danielle Chaperon chez Milky Way/Comme des géants qui paraîtront à l’automne prochain.

Ma chronique de Les baleines et nous 

Les Red Velvet – Sous couverture de Sylvie G.

 


Publié chez Andara le 2 novembre 2021

477 pages

4e de couverture

Durant les dernières années, Kelly s’est concentrée sur sa vie et a évité de s’immiscer dans les enquêtes menées par sa mère et par son amoureux. Cependant, lorsqu’elle apprend qu’une ancienne camarade d’université pourrait être la proie des Red Velvet, un groupe de motards hors-la-loi qu’infiltre Derek, elle se sent interpellée.

Désormais employée de la Sûreté du Québec, la doctorante en psychologie, spécialisée dans les affaires criminelles, est mieux outillée qu’avant pour mener son enquête, qui se déroulera dans un bar érotique de la région.

Mon avis

C’est toujours un plaisir de retrouver Kelly qui a maintenant 24 ans. Si vos adolescentes ont lu les romans précédents, je vous annonce que le contenu de celui-ci est plus mature. Il fait partie d’une collection 18 ans et plus et je le recommanderais à partir de 16 ans. Pas parce qu’il contient beaucoup de scènes érotiques, mais les lieux où se déroulent l’enquête, les gangs de motards, le trafic humains sont des thèmes qui ne pourraient pas convenir à des enfants. Je suggère de lire l’Appât pour bien connaître les personnages et comprendre les blagues. Toutefois, vous pouvez comprendre l'histoire sans avoir lu la série jeunesse.

Le roman est plus étoffé que les autres, mais j’ai trouvé peu de temps mort. Kelly a le don de se jeter dans l’aventure même adulte. Elle est plus consciente du danger que dans le premier tome. Je donne mon étoile à Derek. Parfois, il m’énervait, mais j’ai adoré son rôle dans cette enquête. Je pensais que c'était romantique que Kelly s’inquiète lorsqu’il travaillait sous couverture et qu’il demeurait à ses côtés pour élaborer des plans pour aider son amie.

J’ai pris du temps à le parcourir (presque 5 jours), mais c’est une œuvre qui se dévore facilement. Chaque chapitre ajoute au roman. J’avais seulement besoin du temps pour arriver à la fin, car il contient beaucoup d’information. C’est important de déguster chacune des lignes pour ne rien manquer.

J’aime bien les récits d’infiltration en général et le fait qu’elle soit écrite par une autrice que j'adore. Certaines scènes surtout vers la fin m’ont donné froid dans le dos. Sylvie G. a le don de surprendre les lecteurs. Les deux amies de Kelly sont attachantes et ajoutent de l’humour dans l’histoire dont le thème est sombre.

Un autre point positif, la musique fait partie de l’œuvre pendant les premiers chapitres et Geri Halliwell des Spice Girls est mentionnée. Ce groupe m'a marqué et ça me fait plaisir chaque fois que je le vois dans un roman.

Extraits

À l’exception d’un soupir exaspéré de ma mère, je ne perçois pas la suite de l’échange parce que je suis déconcentrée par Alex, qui explique à Jasmine pourquoi elle songe à devenir danseuse érotique.

-          Sans blague ! Kelly faisait de la gymnastique, toi du ballet classique, et moi, du patinage artistique ; je suis persuadée qu’on réussirait facilement les auditions, avec notre bagage d’expérience, plaisante Alex. (p.44)

 

-          Et ton travail, il te plait toujours ? relance-t-elle pendant que je me sers de l’eau, surtout pour fuir ses yeux.

Je sais à quoi est dû ce questionnement et je n’ai pas les réponses qu’elle espère.

-          Ça va, même si j’avoue que les tâches cléricales deviennent aliénantes. Je suis impatiente d’avoir des dossiers plus concrets à régler. Je me sens comme lorsque j’étais petite à la gymnastique et que je regardais ma coach exécuter le mouvement à titre d’exemple. J’avais des fourmis dans les jambes tant que Marie-Catherine ne donnait pas le feu vert pour qu’on puisse l’exécuter à notre tour. (p.49)

 

-          Vous ne devinerez jamais qui on a vu. Geri Halliwell ! s’exclame Viktor avant qu’on ait le temps d’y réfléchir.

-          C’était une des Spice Girls, non? me demande discrètement Jasmine. (p.112)

Mon entrevue avec l'auteure 

Ma chronique de l'Appât 

Ma chronique de GHB 

Ma chronique de Piégée 

jeudi 27 janvier 2022

Entrevue avec Sophie Huard

 

Biographie

Diplômée de l’Université Laval en administration, Sophie Huard poursuit une carrière en gestion, marketing et expérience client. Au bout de quinze ans, elle quitte son emploi dans une grande banque pour mettre à profit sa créativité en se consacrant à l’écriture. Elle s’affaire maintenant à imaginer des histoires d’aventures où l’humour et l’amour sont aussi au cœur de l’action. 7 jours tout inclus est sa deuxième série pour adolescents et la première aux Éditions La Bagnole.

Crédit biographie et photo : www.leseditionsdelabagnole.com/sophie-huard/auteur/huar1017

Questions

Le voyage prend une place importante dans ta série 7 jours tout inclus, as-tu une destination préférée ?

J’aime beaucoup voyager et découvrir de nouveaux endroits. J’ai adoré l’Italie, la Grèce, la Croatie et les îles d’Hawaï. J’ai un faible pour les destinations soleil et la mer, mais j’aime aussi visiter les villes ainsi que les endroits où la nature est à l’honneur comme l’Ouest canadien, l’Arizona et l’Autriche. Je rêve de voir l’Écosse depuis un bon moment alors j’espère pouvoir y aller prochainement...

Quels défis as-tu rencontrés pendant l’écriture de ton premier roman?

Après avoir terminé le premier jet de mon roman « Le Pacte », j’ai demandé à un écrivain de le lire. J’ai pris en considération quelques-unes de ses recommandations ce qui m’a amené à retravailler le manuscrit. De fil en aiguille, j’ai eu plusieurs autres idées pour améliorer le récit. Au final, j’ai réécrit presque la moitié du roman. J’y ai consacré plusieurs mois de travail supplémentaires, mais cela a été bénéfique.

Quelles sont tes sources d’inspiration?

Pour ma part, la créativité provient souvent de la curiosité ; soit des recherches que je fais ou des questions que je me pose.

Par exemple, lors de l’écriture du tome 2 de « 7 jours tout inclus » (une série d’aventures où l’on peut suivre deux jeunes agents secrets dans leur mission autour du monde) j’ai fait des recherches sur la ville de Palm Beach et les environs afin de bien décrire les lieux. J’ai eu le goût d’inclure une scène dans les marécages des Everglades où l’on retrouve beaucoup d’alligators. Cela m’a ensuite donné l’idée de nommer le dangereux gang de motards les Deadly Gators et de construire l’identité du clan autour de ce thème.

D’autre part, ma série « Le Pacte » est inspirée de la légende du pont de Québec. Je me suis alors demandé ce qui pourrait arriver si cette légende était vraie ? Cette simple question a donné naissance à un monde fantastique complexe où les héros possèdent des dons en lien avec les cinq éléments et où ils se mesurent à des créatures maléfiques.

Quels conseils donnerais-tu à un nouvel auteur?

Être persévérant et écouter la petite voix intérieure qui guide notre passion, même si parfois la voix du doute et le jugement des autres semblent résonner plus fort.  

Quelles sont les principales qualités d’un roman jeunesse?

Je pense qu’un roman est accrocheur lorsqu’il met en scène des personnages attachants et que l’intrigue tient en haleine jusqu’à la fin. Je garde toujours en tête cet objectif lorsque j’écris un roman, car ma mission comme auteure jeunesse est de donner le goût de la lecture à ce public cible.  

Quels sont tes prochains projets?

Je travaille en parallèle sur une nouvelle série fantastique et j’ai également débuté les plans de deux romans ayant une trame un peu plus dramatique. J’ai plusieurs autres idées d’histoires qui mûrissent dans une boîte, y compris l’ébauche d’un conte de Noël. J’ai bien hâte d’avoir le temps de développer davantage ces projets.

Ma chronique du tome 1 de 7 jours tout inclus 

Ma chronique du tome 2 de 7 jours tout inclus 


mardi 25 janvier 2022

Entrevue avec Charles-André Marchand

 


Crédit : Charles-André Marchand

Biographie

Charles-André Marchand, né en 1961 à Montréal (Québec), est un communicateur, narrateur, scénariste, romancier, journaliste et animateur. Il est président de Communications Camdan, une entreprise qui fournit divers services de communications pour les médias et les entreprises. Depuis juillet 2016, il est de retour à la radio à titre de membre de l'équipe du 91,9 Sports à Montréal

Parallèlement il continue de prêter sa voix à différents travaux, que ce soit pour le compte des publicités de Jaguar, de Easton ou pour des doublages de documentaires américains qui se retrouvent tantôt sur les écrans des avions d'Air Canada, tantôt sur nos écrans à Canal-D, Canal-Savoir ou RDS. Il est présentement sous contrat avec diverses maisons de production pour la recherche et une participation à l'écriture de nouvelles séries télévisuelles documentaires sur différents sujets de société pour des chaînes spécialisées comme Canal-D, Historia et autres. On peut aussi l'entendre comme traducteur pour le compte de plusieurs chaînes de télévision du Canada anglais comme CTV-News, TSN, BNN et als ainsi que pour plusieurs entreprises nationales et internationales.

Polyvalent et fier de l'être, Charles-André Marchand a été, entre autres choses, la voix des Alouettes de Montréal et des Carabins de l'Université de Montréal la radio pendant une dizaine d'années. Il fut aussi annonceur-maison du Grand Prix du Canada de Formule Un pendant plus de dix ans et fut Directeur du marketing et du Développement des Affaires au réputé club privé de golf Hillsdale dans les Basses-Laurentides.

Sous contrat avec la prestigieuse maison d'édition AdA, il a publié en 2017 l'autobiographie du pilote automobile Bertrand Godin, intitulée "Piloter son Avenir" juste à temps pour le Salon du Livre de l'Estrie, puis, un mois plus tard, un premier roman, intitulé "Zivanka de Mazowiecki", tome initial de la série historico-fantastique "Les Funérailles des Dieux". L'année suivante, il a publié la suite de cette série, "La Madone des Étoiles". Il est aussi l'auteur de Pègre Qc, une série consacrée à l'histoire du crime organisé au Québec de la Nouvelle-France à nos jours. Il aussi prêté sa plume à Rémy Couture pour "Le Maquilleur de l'horreur ou quand l'art devient criminel", toujours publié chez AdA. L’automne dernier, avec Katherine Girard, ils procédaient au lancement des deux premiers tomes de la romance historique Arcade et Gail : « Les amours impossibles » et « Les âmes brisées ».

Crédit : Charles-André Marchand — Wikipédia (wikipedia.org)



Crédit : Charles-André Marchand

Questions

D’où vous vient votre intérêt pour l’histoire et le sport?

J’ai toujours été fasciné par l’histoire. En prime j’ai eu le luxe d’avoir au Collège Notre-Dame (collège privé sur Queen Mary Rd), d’avoir des profs comme André Hains et Marcel Trudel. Puis au CÉGEP, il y avait Suzanne Trudel, professeure d’histoire de l’art qui m’a fait découvrir des peintres comme Boesch et Bruegel.  Ces gens-là m’ont fait adorer l’histoire et surtout, ils m’auront fait découvrir que c’est beaucoup plus que des dates mais qu’il y a des êtres humains, en chair et en os, avec leurs qualités mais aussi leurs défauts, qui l’ont fasciné. Prenez Pègre QC par exemple, on y découvre que Montréal avait beau être la ville des mille clochers d’église, nos aïeux ne devaient pas être si vertueux que ça puisqu’il y avait dans le Red Light plus de huit cent bordels. Pas certain qu’il y a autant de bordels en 2022 dans toute la province de Québec. Nos grands-pères et arrières grands-pères avaient beau aller à la messe tous les dimanches, certains avaient bien des péchés à se faire pardonner ou à confesser! Pour ce qui est du sport, je suis né dedans. Mon père, mes oncles, mes tantes avaient tous des billets de saison pour le Canadien, les Expos, les Alouettes et même le Manic (club de soccer). J’ai assisté à mon premier match de hockey au Forum une veille de Noël, au milieu des années soixante. J’avais cinq ans et je m’en souviens comme si c’était hier. Je revois les éclairages fascinants à l’intérieur du Forum, la blancheur de la patinoire que la télévision, même en couleur, de l’époque, ne montrait pas dans toute sa splendeur.  J’étais au Parc Jarry pour le tout premier match à domicile des Expos en 1969, l’été de mes huit ans. J’ai aussi vibré le 31 décembre 1975 lors du magnifique match de 3-3 entre le Canadien et l’équipe de l’Armée Rouge. Vladislav Tretiak avait eu droit à une ovation debout et je me souviens de l’avoir vu pleurer face à un tel hommage donné par l’ennemi capitaliste. Ma famille avait des billets pour à peu près tous les événements des Jeux Olympiques de 1976 alors j’ai été témoin des exploits de Nadia Comaneci (gymnastique), Sugar Ray Leonard (boxe) et Kornelia Ender (natation). C’était l’été de mes quinze ans et comme des millions de petits garçons, j’étais follement et secrètement amoureux de la belle Nadia Comaneci! J’ai découvert la course automobile avec le personnage de bande dessinée Michel Vaillant et je n’ai pas manqué un seul Grand Prix du Canada à l’île Notre-Dame depuis 1978. Deux ans plus tard j’amorçais ma carrière de commentateur sportif à la radio à CJMS. Ajoutez à cela qu’au Collège Notre-Dame, le sport était, du moins à mon époque, une matière obligatoire, comme le français ou les mathématiques. Nous avions une période de sport par jour, cinq jours semaine. Nous changions de plateau à chaque semaine : piscine, gymnase, aréna, pistes et pelouse, dojo, etc. Nous avions aussi un chalet dans les Laurentides alors très tôt j’ai été passionné des sports de glisse que ce soit le ski alpin ou le ski de fond.

Quels défis avez-vous rencontrés lorsque vous avez écrit votre série : Les amours impossibles avec Katherine Girard?

La technologie aura gommé le plus grand défi qui était la distance qui nous sépare. Katherine, son conjoint et leurs deux filles habitent dans le centre-du-Québec et moi et ma conjointe sommes dans l’ouest de Montréal. Nous sommes à plus de cent-cinquante kilomètres un de l’autre. Elle est enseignante à Drummondville alors que moi mon univers professionnel gravite en plein cœur du centre-ville de la métropole. Mais grâce à la magie du web, nous pouvons faire irruption dans le texte quand nous avons du temps pour écrire. Dans son cas c’est souvent très tôt le matin alors que de mon côté c’est davantage en fin de journée, en soirée ou même en pleine nuit. En ce sens, on se complète très bien. Et toujours grâce à la technologie on peut se faire des courtes réunions sur Facetime pour discuter de l’évolution de l’histoire et des personnages, corriger le tir lorsque nécessaire. En fait, j’oserais même dire que Katherine et moi sommes un couple littéraire parfait. Au point où il m’arrive de me demander qui a écrit quoi. Écrire à quatre mains c’est une épiphanie, je le répète. Surtout quand c’est écrit par un gars et une fille. Elle rend les personnages féminins tellement plus formidables, plus nuancés. Je donne une autre dimension aux personnages masculins. Je suis avant-tout un scénariste, formation en cinéma en Film Production à l’université Concordia oblige. Katherine est une lettrée, professeure de littérature au CEGEP oblige. Mais pour ce qui est de nous deux ça se fait sans heurt. Ça coule de source.  Nous sommes deux complices, deux amis qui laissent leurs égos dans le vestiaire en tout temps. C’est aussi ça la clé. Il faut beaucoup d’humilité pour écrire à quatre mains. Il faut que les deux soient au service de l’histoire. Je dirais aussi que la différence d’âge, donc de vécu, ajoute beaucoup. Je suis un papy âgé de soixante ans dont les trois enfants sont âgés de 27, 29 et 33 ans. Katherine est une jeune maman au début de la quarantaine. Si j’ajoute celle que je surnomme notre directrice de conscience, notre réviseure éditoriale Catherine Lemay qui est dans la vingtaine, je crois que ça donne encore plus de relief et de crédibilité au récit. C’est trois générations, trois perspectives, qui réfléchissent au produit final et c’est tant mieux. Au final, ça donne des romans totalement différents de ce que nous avions jusqu’ici écrit, chacun de notre côté, Katherine et moi, en solo. Nous apprécions tellement l’expérience que ce qui devait n’être qu’une trilogie sera une véritable série. Je vous l’annonce en primeur, nous sommes à finir le tome 3 et déjà nous commençons à cogiter le tome 4. Dieu sait où ça s’arrêtera!

Combien de temps cela vous a-t-il pris pour écrire votre série Pègre Qc? Est-ce que cela vous a demandé énormément de recherche?

On ne peut pas compter ses heures quand on écrit. Oui, il y a de la recherche, du gros travail à faire à éplucher les journaux et les documents de la  BaNQ (Bibliothèques et Archives Nationales du Québec) que ce soit pour mes romans ou pour Pègre QC. Mais j’aime ça. Je trouve que les journaux d’époque nous offrent un vrai portrait de la société que les manuels d’histoire, justement parce qu’on y découvre ce qui passionnait le monde ordinaire. Pis entre toi et moi, ne le répète à personne, il m’arrive d’utiliser des informations glanées dans un journal pour les récupérer dans un autre ouvrage. Oui, je suis fou de même. En fait, le journaliste en moi est toujours un peu fouine quand je m’aventure dans les archives. Je pars à la recherche d’une information bien précise mais rapidement je me laisse distraire par une nouvelle, une publicité voire même la météo de cette journée-là de 1920 ou 1921. Je prends des notes. Je noircis mes calepins en me disant que ça pourrait un jour me servir. S’il y a une constante chez moi, que ce soit des séries documentaires comme Pègre QC, des romans comme les Funérailles des Dieux ou Arcade et Gail c’est qu’il y a toujours une trame de fond ancrée dans l’histoire avec des personnages bien réels comme Pie IX, le Frère André, Émile Zola ou le maire Médéric Martin. J’aime raconter des histoires mais j’aime aussi les épicer de faits historiques. J’aime humaniser l’histoire, la rendre vivante et qui sait, peut-être donner le goût aux lectrices et lecteurs de s’y intéresser, de la redécouvrir loin des livres qui leur furent imposés à l’école. Pour moi c’est important de placer mes personnages un contexte factuel. Même dans les quelques romans coquins que j’ai commis, sous un nom d’emprunt, je m’amuse en amenant mes personnages à rencontrer des célébrités ou des gens qui ont marqué leur époque. Cela dit, compter nos heures c’est absolument impossible pour un écrivain. Un professeur de scénarisation avait déjà dit à la blague que même quand il regarde par la fenêtre la neige tomber, l’auteur travaille. Le cerveau est toujours allumé, réceptif à des éléments susceptibles d’être éventuellement intégrés à une histoire. Plus jeune je noircissais mes calepins de notes dans l’autobus en allant ou en revenant de l’école, en inventant une vie aux gens qui étaient assis devant moi, en leur imaginant un nom, une profession, une vie de famille. Tous les auteurs sont un peu des vampires intellectuels.  La recherche n’est qu’une partie du travail de création. Il faut d’abord être passionné. Je préfère faire de la recherche et écrire que d’aller frapper des p’tites balles blanches dans un club de golf. Au final, ça me détend davantage et ça me coûte drôlement moins cher.

Aimeriez-vous écrire une série sur le sport, si oui, sur quel sport en particulier?

Si c’était le cas ce serait où la course automobile ou le football. Malheureusement, je crois que de nombreuses œuvres dramatiques ont été basées sur ces sports alors il me faudrait vraiment avoir un angle bien particulier. J’ai dans mes cartons un roman destiné à un public jeunesse qui porte sur le football mais il y manque encore quelques ingrédients pour que j’aie envie de le soumettre à mon éditeur. De toute façon, entre la suite de Pègre QC et celle d’Arcade et Gail, j’ai beaucoup de pain sur la planche pour les mois à venir.

Quelles sont les différences entre écrire un roman et écrire pour la télévision?

C’est une très bonne question. Je dirais qu’un bon roman doit, en 2022, se lire comme on embarque dans une bonne série télévisuelle. Il faut que ça bouge, qu’il y ait des rebondissements. Cela dit, il faut aussi donner l’impression à nos lectrices et lecteurs, qu’ils voient les personnages. Contrairement à la télévision, il faut les décrire juste assez pour que chacune et chacun voient leur propre distribution de rôles. Mais au final, que ce soit au cinéma, à la télévision ou dans les romans il faut que l’histoire soit bien ficelée, il faut que les gens y croient. En fait, que ce soit à la radio, à la télévision ou dans l’écriture, nous n’avons jamais le droit d’être « plate ». C’est aussi simple que ça. Les gens sont trop occupés, la vie va trop vite pour offrir un divertissement ennuyeux quelle que soit la plateforme, quel que soit le médium.

Quels sont vos prochains projets?

On est à mettre la touche finale, Katherine et moi, au 3e tome d’Arcade et Gail. Ça devrait être terminé au cours des prochaines semaines. Ensuite je m’attaque aux 3e et 4e tomes de Pègre QC. Le troisième est presque complété et la structure du quatrième déjà bien établie alors ça devrait être terminé au cours de la prochaine année. Par la suite, il y a le quatrième tome d’Arcade et Gail qui sera en chantier et j’ai encore la série Les Funérailles des Dieux à compléter avec les 3e et 4e tomes. Au final, il devrait y en avoir six. Sans compter que j’ai quelques autres projets en tête dont je ne veux pas parler pour le moment. Il faut bien que je vous réserve quelques surprises. Alors disons que je ne manquerai pas d’ouvrage au cours des prochaines années.


lundi 24 janvier 2022

Entrevue avec Marie Hélène Poitras

 


Biographie

Fascinée par les liens qui existent entre musique, mots et images, par l’art de raconter des histoires et les personnages plus grands que nature, Marie Hélène Poitras invente des univers singuliers portés par une écriture foisonnante. L’écrivaine montréalaise née à Ottawa a reçu le prix Anne-Hébert pour son premier roman, Soudain le Minotaure (2002).

Son recueil de nouvelles La mort de Mignonne et autres histoires (Alto, CODA, 2017) a été finaliste au Prix des libraires du Québec. Alors que Griffintown (prix France-Québec et finaliste au prix Ringuet) lui a été inspiré par son expérience de cochère dans le Vieux-Montréal, La désidérata, publié chez Alto en 2021 s’est nourri de ses pérégrinations dans la campagne française et aborde le sujet de la violence faite aux femmes sous la forme d’une fable sensuelle et envoûtante.

Crédit : Marie Hélène Poitras - Éditions Alto (editionsalto.com)



Crédit : Charles-Olivier Michaud

Questions

Soudain le Minotaure célèbre le 20e anniversaire en 2022, est-ce qu’il y a des différences dans l’écriture de la première version et celle de la réédition ?

Oui, plusieurs. D’abord, j’ai inversé l’ordre des deux parties du diptyque. Dans la version 2022 du roman, Ariane vient en premier et ensuite Mino Torrès. C’est ainsi que j’avais conçu l’histoire au départ. Elle est plus dérangeante, peut-être aussi plus brutale dans cet ordre, mais aussi, selon moi, plus honnête et détachée de l’objectif de rassurer le lecteur. Parfois la littérature est inconfortable et déstabilisante, comme la vie.

Aussi : notre vision du monde a beaucoup changé en vingt ans ; notre regard est aujourd’hui plus sensible, nuancé et empathique. Nous sommes plus conscients aujourd’hui de l’articulation des rapports de pouvoir et de la notion de privilège. J’ai fait pas mal de changements un peu partout dans le roman dans le souci de coller davantage à ma perspective actuelle sur le monde, dans le respect des sensibilités qui se sont révélées au cours des dernières décennies.

D’autres modifications d’ordre mineur ont été effectuées pour actualiser certaines technologies désuètes qui avaient cours à l’époque, mais qui ont disparu et qui créaient des effets de glitch temporel. C’est plus fluide et moins daté dans la nouvelle version.

Quelles sont vos sources d’inspiration ?

Les questions auxquelles les réponses apportées ne me satisfont pas et qui finissent par m’obséder ; les problèmes jamais résolus mais trop importants pour être ignorés ; les choses trop belles, les personnes trop sensibles et l’innocence des animaux.

Comment décririez-vous votre style littéraire ?

Mon éditeur le qualifie de « fleuri brutal » et je suis assez d’accord ! Mon style se transforme un peu d’un livre à l’autre pour épouser les histoires et ambiances que je crée.

La musique est présente dans votre œuvre Soudain le Minotaure, quels sont les chanteurs qui vous ont le plus marqués ?

Ça change beaucoup d’un livre à l’autre. C’est sûr que PJ Harvey reste dans mon palmarès. Elle y était déjà pour Soudain le Minotaure et elle y est encore vingt ans plus tard. Sur scène, elle est formidable et c’est un genre de « role model » pour moi de par son côté rude et étincelant, sans compromis.

Je ne me tanne pas de la voix de Nina Simone, qui pour moi porte à la fois toute la douleur du monde et son baume. J’aime la texture très riche de sa voix, son intensité et son androgynie.

En ce moment je suis dans une phase soul/RnB : Al Green, Curtis Mayfield, Dusty Springfield, Marvin Gaye, Otis Redding et ça va jusqu’à la néo-soul actuelle : Arlo Parks, Aaron Frazer, Jorja Smith, Leon Bridges, Michael Kiwanuka, etc.

Et gros coup de cœur pour le nouvel album des Louanges, Crash.

Quels défis avez-vous rencontrés lors de l’écriture de votre premier livre ?

Le défi, c’est moi-même qui me le suis donné : je me suis glissée dans la peau d’un agresseur, psychopathe épileptique et j’ai écrit son histoire au JE. J’ai fait beaucoup de recherche pour pouvoir créer ce personnage, j’ai lu énormément et me suis documentée. J’ai validé des informations avec des spécialistes. C’est à travers ce personnage horrible que j’ai découvert que j’étais une autrice de fiction dont la posture d’écriture était dirigée vers l’Autre beaucoup plus que vers moi-même, et qu’écrire répondait chez moi à un mouvement vers l’extérieur, à la volonté de me lier au monde.

Pendant votre pause, est-ce que l’écriture vous a manqué ?

J’ai travaillé beaucoup comme recherchiste en radio et en télé entre 2014 et 2020. Ce n’était pas une pause, mais c’est une période où j’avais très peu de temps et d’espace mental pour écrire de la fiction. Ce fut trop long et à la fin, j’avais l’impression d’avoir perdu mes couleurs et d’être devenue l’ombre de moi-même. Écrire est exigeant, envahissant et grisant à la fois, et demande de nombreux sacrifices. C’est toujours compliqué de trouver comment gagner sa vie à travers le temps que commande l’écriture. Il y a des périodes où la création est très présente et d’autres non – parfois ce n’est pas une mauvaise chose. Mais cet intervalle temporel de six s’est avéré beaucoup trop long pour moi effectivement.

Quels sont vos prochains projets ?

J’ai presque terminé un recueil de nouvelles – un livre dans l’esprit de La mort de Mignonne et autres histoires.

Je travaille également sur un album jeunesse illustré avec VIGG (Ma maison-tête) qui a pour thème le droit à la différence. Je vais bientôt entamer une résidence d’écrivaine à l’école primaire St-Simon-Apôtre à Montréal, avec cinq classes de 5e et 6e année (de février à avril 2022). J’ai très hâte – cela est nouveau pour moi et cette résidence se fera en parallèle avec mon projet de livre. Il sera publié aux merveilleuses éditions Fonfon, comme celui que j’ai lancé en août dernier (L’épopée de Timothée).

J’ai aussi un projet de roman graphique à un stade très embryonnaire pour le moment. Il est inspiré entre autres par mon expérience de bergère urbaine avec l’organisme Biquette. Il y aura beaucoup de petits moutons dans ce livre ;)

Lien de ma chronique Soudain le Minotaure 

L’après- Tome 2 de Émilie Ouellette

 


Publié chez les éditions Le petit homme le 18 octobre 2021

240 pages

4e de couverture

Skye est poursuivie. Maikan et sa bande la talonnent. L'envie de jeter un regard derrière elle est énorme, mais elle ne doit pas céder à cette tentation. Le moindre faux mouvement pourrait lui faire perdre les précieuses secondes d'avance qu'elle a sur eux et coûter la vie à tous les jeunes en ville, incluant la sienne.

Elle se concentre sur sa respiration et sur sa course. Elle enjambe les obstacles qui se présentent à elle avec l'agilité d'un félin. Dans sa tête, les pensées se bousculent. Ils l'accusent d'un vol qu'elle n'a pas commis. Elle doit prouver qu'elle n'a rien à voir là-dedans. L'enjeu est capital: survivre à l'hiver qui arrive à grands pas.

Skye se réveille en sursaut, en sueur et essoufflée par ce cauchemar. Lorsqu'elle réalise où elle se trouve, elle prend conscience que, malheureusement, tout ceci est bien réel. Une seconde épreuve pour le clan de Skye, bien déterminé à survivre dans un monde sans adultes, coûte que coûte…

Mon avis

Une série jeunesse différente de ce que je lis habituellement et je remercie la maison d’édition et l’auteure de m’avoir sortie de ma zone de confort. J’ai réfléchi si cela ressemblait à un roman dans ma bibliothèque et  je n’ai rien trouvé. L’histoire se passe dans un monde post-apocalypse ou seulement les enfants ont survécu. L’idée de base intéressante. Chaque personnage du groupe apporte son expertise pour les aider à survivre dans un monde où ils sont laissés à eux-mêmes.

L’intrigue tourne autour de la rivalité entre la bande de Skye et un nouveau groupe concernant un alternateur. Ce n’est pas aussi violent que dans la majorité des films post-apocalyptiques, mais la tension est à couper au couteau. Pendant de nombreuses pages, j’ai essayé de deviner le coupable. C’est le moment fort du roman et c’est ce que j’ai le plus apprécié.

Difficile pour moi de choisir un personnage favori, chacun d’entre eux apporte beaucoup de l’histoire. Leur situation n’est pas évidente et ils tentent tous de survivre dans un monde sombre sans électricité. J’ai frissonné quand on apprend que c’est un virus qui a provoqué la disparition des adultes. Toutefois, je crois que c’est une question qu’on s’est tous posée lorsqu’on était enfant. Qu’est-ce qu’il se passerait, s’il n’avait plus aucun adulte autour de nous ? Heureusement, certains adolescents connaissent assez la mécanique pour aider les gens à survivre.

S’il y a un tome 3, j’aimerais qu’il se déroule en hiver. Je souhaite découvrir comment cela va se passer sans aucune d’électricité avec les températures polaires.

L’écriture convient à un public de 10 ans et plus. Il va directement au but avec assez de détails pour que le lecteur puisse s’imaginer l’environnement. Ce n’est pas sombre ni lumineux à cause des événements. Skye a un tout un caractère qui apporte de l’humour dans l’histoire.

Je le recommande aux adolescents qui cherchent à découvrir une série hors du commun. Je suis certaine qu’ils vont attendre le prochain tome (s’il y en a un) avec impatience.

Extrait

Skye n’a pas parlé de son anxiété avec Margot. Elle se serait inquiétée pour rien et l’aurait surveillée encore plus. Billie lui a donné de bons trucs pour gérer ses crises. Se concentrer sur sa respiration, nommer les choses qu’elle voit autour d’elle ou chanter des chansons à voix haute. Skye n’a jamais été attirée par la musique, mais elle se souvient de leur chanson familiale. (p.16)


Guards by Faye Knighly

  Published on September 4th, 2026 424 pages I read the e-book Back Cover An interconnected standalone set in the post apocalyptic  ...