Publié chez les éditions Michel Quintin le 30 juillet 2026
352 pages
Lu en format papier
4e de couverture
Le village de Sainte-Clémence bourdonne : c'est le festival
d'automne!
Dans ce décor où la saison des feuilles mortes s'étire à
l'infini, l'insomnie de Léa devient le point de départ d'une série de
rencontres avec un inconnu plutôt mignon. La semaine de lecture de Chloé se
transforme en escapade dans un chalet en compagnie d'étrangers, même si son
anxiété sociale crie "non merci". Et des retrouvailles avec un
ancien crush pourraient permettre à Bonnie de se retrouver,
elle aussi.
À travers ce recueil à trois voix, les autrices tissent
trois histoires qui s'entrelacent dans un lieu où le vent d'automne porte bien
plus que le parfum des cafés épicés.
Mon avis
Si j’avais à placer en ordre de préférence des trois récits,
je dirais : celle de Chloé, de Léa et en dernier Bonnie. Chacune des
histoires m’a fait du bien, mais j’ai eu plus d’affinité avec certaines
protagonistes et plumes que d’autres.
J’ai mis Chloé en premier, car je fais aussi de l’anxiété
sociale. Mon cerveau commence à rouler à 100 km/h, dès que je dois sortir de ma
zone de confort.. J’essaie de trouver une solution pour m’en sortir et,
parfois, je dois m’asseoir et me demande : est-ce que c’est parce que ça
ne me tente vraiment pas ou c’est parce que j’ai peur? C’est le même
questionnement qu’elle a. J’ai déjà vécu un type de relation similaire qu’elle
a avec ses amies du CÉGEP. C’est cette portion qui m’a presque fait pleurer.
J’ai apprécié les aventures de Léa, puisque plusieurs
lecteurs risquent de se reconnaître avec ses problèmes de sommeil, ce qui lui a
permis de s’attacher à un nouvel endroit et elle avoue qu’elle craint de créer
des liens avec les autres. Je crois que c’est ce qui m’a touché. C’est aussi
l’histoire qui m’a davantage appris sur les anecdotes du village.
La dernière, celle de Bonnie, est intéressante, mais j’ai
moins connecté à la fille populaire qui revient. J’ai noté son lien avec son
frère qui ressort et sa franchise, mais les anglicismes ont fait en sorte que
j’ai moins aimé celle-ci que les deux autres. Les personnages sont jeunes pour
la majorité, mais les dialogues étaient moins soutenus. Par contre, j’aime bien
Bonnie pour avoir donné une chance au garçon le moins populaire du village qui
semble le plus passionnant.
Si vous aimez les livres pour jeunes adultes, je vous le
recommande. J’adore les ambiances d’automne, surtout pendant l’été. Cela aide à
se rafraîchir les idées.
Extraits
Les jeunes ont besoin de stimulation cérébrale. Faut qu’ils
sortent explorer le monde avant de s’établir pour de bon. (p.10)
J’ai déjà atteint mon quota d’amitiés qui se terminent à
cause de la distance, me semble. (p.13)
Au début, on se textait beaucoup. Mas c’est pas pareil. Pis
elle s’est fait une nouvelle vie, de nouveaux amis, pendant que moi, j’avais la
même routine. Avec un gros trou où elle aurait dû être. C’était though. Ça me
faisait plus mal de lui parler que de pas lui parler. J’avais toujours
l’impression de la déranger. (p.74)
À l’appart, je mets Beetlejuice à la télé et étends
des journaux sur le plancher. (p.91)
On a pas dix ans, Chloé. Un moment donné, il faudrait que tu
sortes de ta zone de confort un peu. Tu vas pas mourir de parler à des gens que
tu connais pas, lance Judith, les sourcils froncés. (p.154)
T’es pas née pour être une passenger princess, Bonn,
t’es fuckin’ Dominic Torreto! (p.286)






