dimanche 18 février 2024

À jamais et pour toujours tome IV de Nadège Roy


 

Publié chez Édiligne le 15 janvier 2024

550 pages

Lu en format papier

4e de couverture

« Et si la recette du bonheur, c’était de ne plus faire semblant ?! » La vie commence enfin à offrir à Josh la saveur dont il a toujours rêvé. Pourtant, s’il a bien compris quelque chose au fil des dernières années, c’est que rien n’est éternel, les appels sporadiques de son père se chargeant constamment de le lui rappeler. Et de le faire replonger en enfer.

Entre les addictions contre lesquelles il lutte, le vide qu’il doit surmonter et la rage qui gronde en lui, Josh n’entrevoit la lumière qu’en présence de Charlie. Et c’est justement pour cette raison qu’il la repousse. Cependant, toujours aussi entêtée et lumineuse, Adams compte bien lui montrer qu’elle n’est pas la seule à posséder mille et une couleurs.

On dit que l’amour peut réparer tous
les maux, mais que la chute est parfois inévitable. Malheureusement, il faut souvent toucher le fond avant de pouvoir remonter la pente. Mais surtout, il faut apprendre à s’aimer soi-même…

Mon avis

Je vous avoue que c’était tout un défi de lire cette brique en étant malade. Heureusement, l’écriture de l’auteure est captivante et m’a tenu compagnie le temps que j’aille mieux. Comme la première partie de cette duologie était encore fraîche dans ma tête, je ne voulais pas attendre avant de découvrir la finale. Je me suis attachée à Joshua et Charlie, deux protagonistes parfaits dans leurs imperfections.

J’avais envie de dire à Joshua d’arrêter de fumer et de douter de lui-même, mais quand on connaît son lien avec l’antagoniste de l’histoire, on comprend mieux. Cela prend du temps pour reprendre confiance en soi et je crois que Charlie l’a empêché de dériver davantage. Je ne trouvais pas la relation saine dans le tome précédent, mais j’ai apprécié son évolution cette fois-ci. C’est définitivement un slow-burn, mais c’est ce que j’aime dans la romance. C'est dommage quand les deux personnages tombent amoureux dans les premiers chapitres et que c’est du je t’aime, je te fuis, je t’aime. C’est mieux quand la relation prend le temps de développer.

Pour être honnête, Charlie m’énervait moins dans cette partie. Je crois qu’elle a grandi avec les événements récents. Elle ne s’ouvre pas facilement à Joshua d'autant plus après qu’il lui avait dit à maintes reprises qu’il n’était pas bien pour elle et je vous laisse deviner si elle a fini par céder et si Joshua arrête d’agir en idiot.

L’antagoniste (je garde son identité secrète) n’apparait que pendant quelques passages, mais c’est le second personnage qui m’a fait le plus enrager. Si vous lisez le livre, vous allez découvrir qui se trouve en première position. L’auteure a un don pour créer des personnages détestables et qui sont utiles.

Je suis contente aussi d’avoir retrouvé les enfants, ils ajoutent une touche de luminosité à l’histoire. Je pourrais dire la même chose à propos de Faith et un personnage secondaire, mon second couple préféré.

Je vous recommande de commencer par À jamais sans toi et je suis certaine que vous allez vouloir lire les 4 tomes les uns après les autres.

Extraits

Les choses seraient sûrement plus simples si j’avais appris à les affronter, à l’instar de n’importe qui, plutôt que de me braquer et de tout barricader à l’intérieur de moi. Mais je ne sais pas faire comme tout le monde. Je ne sais pas comment gérer la douleur qui lamine pernicieusement tout mon être depuis l’enfance. Alors forcément, tôt ou tard, ça finit toujours par déborder. C’est inévitable. (p.35)

À chaque pas, sa voix me répète : « Tu t’attendais à qui ?! T’es ^pas assez bien. T’as rien à offrir. Elle a bien vu qu’elle valait mieux qu’un idiot bon à rien ! Qu’un raté dans ton genre ! Je t’avais prévenu ! » (p.39)

Lorsqu’elle a relevé le menton et qu’elle s’est rendu compte que mon attention était rivée sur elle, son corps a légèrement tressailli. Elle a aspiré sa lèvre inférieure entre ses dents, plus par nervosité que pour appliquer une quelconque technique de séduction. L’expression triste sur son faciès faisait gronder un truc en moi. Ça se propageait dans mes veines, me donnait envie de me précipiter vers elle et de l’obliger à me dire ce qui lui avait pris de troquer ses couleurs pour une ébène déprimante. (p.93)

 - L’art, c’est censé détendre, pas rendre tendu.

Ne saisissant rien, j’attends qu’il approfondisse.

- C’est pour se libérer de nos tensions, pour se ressourcer, reconnecter avec soi, tu vois ?

Toujours pas, mais Adams semble tellement en avoir de besoin…

 - C’est comme avec la musique. Elle nous porte, nous fait voyager. (p.122)

Qu’on possède une voiture de l’année, qu’on vive dans un palace ou que nos doigts soient garnis de bagues onéreuses, qu’est-ce que ça apporte, alors que chaque fois qu’on se regarde dans le miroir, sans ces artifices, on se sent creux et insipide ? Quand nos vêtements ne sont plus là pour attirer les regards sur autre chose que la douleur qui baigne nos yeux..On vit dans un monde où se vautrer dans les apparences est plus important que d’avoir le bonheur au fond de soi. (p.307)

Ma chronique de À jamais sans toi - tome 1

Ma chronique de À jamais et pour toujours Tome III

vendredi 16 février 2024

Du chocolat plein la bouche de Sophie Rondeau

 

Publié chez A Éditeur le 6 février 2024

304 pages

Lu en format papier

4e de couverture

ChöBi. C'est le nom de la chocolaterie-biscuiterie que mon frère jumeau et moi avons fondée il y a quelques années avec Pierrick Jolin, notre associé. Un homme pour le moins particulier. Or, ce dernier vient d'être assassiné… dans la cuisine de notre chocolaterie ! Je m'appelle Léna et j'ai vingt-neuf ans. Je vais tout vous dire. Comment Théo et moi avons créé notre commerce avec Pierrick et pourquoi, au fil des ans, nous avons décidé de mener notre barque sans lui.

Dans la mesure du possible, du moins. Je n'étais pas la grande amie de Pierrick, mais sa mort est tout de même un choc pour moi. Comme je suis de nature plutôt curieuse et que j'aime aller au fond des choses, je ferai tout en mon pouvoir pour découvrir qui a tué notre associé et pourquoi. Ce ne sont pas les suspects qui manquent ! Ah oui… Il y a aussi Alex, le fils des propriétaires de la fruiterie voisine du ChöBi, qui, pendant cette enquête, occupera une place de choix dans mon coeur. Mais meurtre et amour feront-ils bon ménage ? Un roman à mi-chemin entre la chick lit et le roman policier.

Mon avis

Il s’agit du premier livre pour adulte de l’auteure, mais je n’en avais pas l’impression en parcourant les pages. J’ai bien aimé son humour et l’histoire sort de l’ordinaire, si je compare à ce que je retrouve habituellement dans la chick lit. Je crois que c’est pour cette raison que je l'ai autant apprécié. Cela change de la trentenaire qui fête dans les bars tous les soirs et qui tente de trouver l’âme soeur. La romance est présente, mais c’est surtout l’intrigue de la disparition de Pierrick qui est la trame principale du roman.

Léna se met parfois les pieds dans les plats, mais on est loin des personnages principaux étourdis qui gaffent chaque fois. L’auteure a su bien doser tout en gardant le récit humoristique sans tomber dans le cliché. Je vous avoue même que je l’ai trouvée attachante. C’est possible que j’ai adoré Léna, car c’est une entrepreneure et j’ai conscience de tout le travail qu'il y a en arrière et en plus je suis amatrice de chocolats et de biscuits, alors cela m’a fait apprécier le thème davantage.

Alex arrive en seconde place dans ma liste de mes personnages préférés. Il n'est pas très présent, mais il nous garde des surprises. Malgré toutes les épreuves que vivent Léna et son frère, il demeure à ses côtés. Je sais que certains n’aiment pas quand leur conjoint prend le temps de bien digérer une mauvaise nouvelle avant de les recontacter, mais c’est aussi mon cas et je crois que c’est une des raisons du pourquoi je me suis attachée à lui pendant ma lecture.

L’auteure m’a surprise à plusieurs reprises en nous lançant dans de fausses pistes. Comme je regarde parfois des émissions sur Investigation et j’ai hâte de découvrir le coupable, c’était aussi le cas avec cette histoire. Alors qu’elle laissait des indices, je me faisais des idées. Ce n’est pas un roman policier, mais on y retrouve un peu d’enquêtes. C’est ce que j’ai le plus apprécié du livre.

Extraits

Je suis quand même un peu insultée qu’elle aime mieux ses céréales beiges et fades que sa tante préférée (qui est aussi sa seule) ! Si au moins c’était des Froot Loops, des Cinnamon Toast Crunch ou des Corn Pops, je trouverais la compétition plus équitable. Mais bon, je n’en fais pas de cas : elle n’a pas encore : elle n’a pas encore trois ans (p.7)

Il y a deux semaines, il m’a invitée à souper. C’était pas compliqué du tout, super sympa. J’ai toujours trouvé que les choses simples sont les plus agréables, et ça en a été un exemple. On finissait tous les deux une grosse journée, on était crevés, et on n’avait pas plus envie l’un que l’autre de se préparer à souper. Il m’a proposé d’aller manger une poutine dans un petit snack sur le bord du fleuve. (p.26)

Je te répète que tu écoutes un peu trop de séries policières. Les images de vidéosurveillance ne sont plus super pixélisées ou à moitié embrouillées comme dans le temps, quand on ne pouvait pas faire la différence entre Youppi et le bonhomme Carnaval. (p.71)

Nos visages se rapprochent doucement, sans que nos yeux se lâchent, puis je ferme lentement mes paupières, juste avant que mes lèvres touchent les siennes. (p.108)


jeudi 15 février 2024

Entrevue avec Stéphane Migneault


 Crédit photo : Facebook

Biographie

Stéphane Migneault est psychologue, conférencier, formateur et auteur. Il pratique la psychothérapie en bureau privé à Québec; il possède 20 ans d’expérience comme psychothérapeute. Il offre aussi de la supervision clinique à des professionnels de la santé mentale. En dehors de ses activités cliniques, il anime des conférences en milieu de travail pour contribuer à la prévention des problèmes de santé psychologique. Une des ses conférences portent sur un sujet qui lui tient particulièrement à cœur : la théorie des types psychologiques. Il a d’ailleurs écrit un livre sur le sujet : Sympathique : comment communiquer avec les 16 types de personnalité, publié chez Septembre éditeur inc. Stéphane Migneault donne aussi de la formation à des professionnels de la santé mentale de diverses régions (Québec, France, Guadeloupe, etc.). Enfin, il a été chargé de cours à l'Université du Québec à Trois-Rivières en 2008. Comme auteur et conférencier, il est apprécié pour sa simplicité, son sens de la pédagogie et ses conseils pratiques.

Crédit : Sympathique – Septembre éditeur

Questions

D’où vous vient votre intérêt pour la psychologie?

Très bonne question. Je me rappelle une expérience qui a semé en moi l’idée de devenir psychologue.

Quand j’étais en 2e secondaire, il y avait dans ma classe une première de classe. Elle était introvertie, timide et studieuse. L'année suivante, en 3e secondaire, elle était avec moi dans le cours de mathématique. Un jour, j’ai vu sa note au 1er examen: 72%. J’étais étonné et lui ai fait part.

Elle m’a raconté qu’elle traversait une période difficile: ses parents venaient de se séparer, elle était en conflit avec sa mère (avec qui elle cohabitait), et son frère lui tombait sur les nerfs, etc. Je l’ai écoutée attentivement. J’ai trouvé formidable d’avoir accès au monde intérieur d’une personne : ses émotions, ses pensées, etc. Je n’ai d’ailleurs jamais oublié le sentiment que j’ai ressenti à ce moment. C’est alors que l’idée de devenir psychologue m’est venu en tête. Cette idée ne m’a pas lâché, même si d’autres domaines m’intéressaient beaucoup.

Quelles ont été vos inspirations pour l’écriture de Sympathique?

Pour la portion théorique, j’ai lu plusieurs livres et carnets sur le sujet. Pour ce qui est des exemples racontés dans le livre, je me suis inspiré de plusieurs personnes :

·         Un ancien voisin qui était professeur (il nous parlait parfois de son travail)

·         Un ami qui a déjà été directeur d’une école

·         Des collègues et ami.e.s.

·         Des anecdotes personnelles ou des anecdotes racontées par des collègues

·         Mes observations personnelles et professionnelles

·         Etc.

Quels défis avez-vous rencontrés pendant l’écriture de Sympathique?

Le 1er septembre 2023, j'ai reçu les commentaires des éditrices au sujet de la version 1 de mon livre. Il y avait tellement de modifications à apporter et d'ajouts à faire que j'avais l'impression que je ne verrais pas la fin. Détail important: je disposais d'un mois seulement pour remettre la version 2. En parallèle, j'avais d'autres engagements professionnels que je souhaitais respecter.

Bref, en septembre, j'ai vécu un découragement que je n'avais pas ressenti auparavant. J'ai demandé deux jours supplémentaires (un weekend complet) afin de terminer le travail de réécriture. Ainsi, à force de persévérer, j'ai fini pas passer au travers du manuscrit. Ces efforts en ont valu la peine : la version 2 était nettement meilleure que la version 1. Et la version finale, quant à elle, était encore meilleure. Les éditrices m’ont fait des suggestions très pertinentes. Je me compte chanceux d’avoir pu travailler avec cette maison d’édition.

Comment avez-vous choisi les exemples pour décrire les 16 types de personnalité?

Dans le livre, je présente les pôles opposés sur les 4 dimensions de la personnalité :

1)      La direction de l’attention (introversion vs extraversion)

2)      La manière de recueillir l’information (sensation vs intuition)

3)      La façon de prendre des décisions (thinking vs feeling)

4)      Le style de vie (jugement vs perception)

Les personnages des 4 grandes mises en situation représentent chacun un pôle (ou préférence) de chaque dimension. Exemple : Émilie est l’extravertie. Isabelle, l’introvertie. Et ainsi de suite.

Comme mentionné précédemment, je me suis inspiré de plusieurs personnes : ami.e.s, collègues, client.e.s, témoignages, etc. En ce qui concerne mes client.e.s, j’ai pris soin de modifier des détails pour respecter la confidentialité.

Selon vous, quelles sont les qualités d’un bon psychologue?

Je dirais l’empathie et le sens de l’analyse. La capacité d’adaptation aussi: chaque personne est unique; il importe de savoir adapter son approche aux besoins des gens.

J’ajouterais la curiosité. C’est elle qui nous pousse à suivre des formations et à nous perfectionner pour mieux servir les personnes qui nous consultent.

Quels sont vos prochains projets?

Comme j’aime beaucoup la rédaction, je prévois écrire de nouveaux billets de blogue et continuer de publier sur LinkedIn (je publie 2 fois par semaine sur ce réseau social).

J’ai un tête un projet de livre, mais je ne commencerai pas avant un an. Je veux cette année promouvoir Sympathique : comment communiquer avec les 16 types de personnalités. Jusqu’à présent, j’ai reçu de bons commentaires. Ça m’encourage à continuer de le faire connaître.

D’autres projets?

Confidence : j’aimerais concevoir un atelier en lien avec l’œuvre Le Petit Prince. Il me reste à clarifier un angle de traitement. À suivre!

 


mercredi 14 février 2024

Porter plainte de Léa Clermont-Dion

 

Publié chez Le Cheval d’août le 23 octobre 2023

224 pages

Lu en format papier

4e de couverture

Agressée sexuellement par son patron à l’âge de dix-sept ans, Léa Clermont-Dion décide, près d’une décennie plus tard, de poursuivre l’agresseur en justice. Elle consignera son expérience dans son journal jusqu’au procès. Pendant ce temps, l’affaire Harvey Weinstein déclenche le mouvement #MeToo, et des millions de femmes dénoncent la culture du viol à visage découvert. La déposition criante de vérité de Porter plainte témoigne de la froide autorité du droit et des luttes des victimes de crimes sexuels, qui reprennent la parole qu’on leur a soustraite.

Mon avis

Je crois que c’est un livre que chaque humain devrait lire au moins une fois dans sa vie. Le sujet est sombre, mais essentiel. Même si vous n’avez pas subi une agression, il peut donner quelques pistes si vous connaissez une personne qui a vécu un tel événement. L’essai est du point de vue féminin, mais je serai curieuse de découvrir ce que les hommes en pensent.

Certains chapitres sont ardus surtout la partie qui concerne le procès. Je ne m’attendais pas à ce que cela soit aussi difficile pour la personne qui porte plainte. Cela permet au lecteur de mieux comprendre la situation. Ce n’est pas tout le monde qui a le courage de revivre l’événement une seconde fois et se faire contre-interroger à plusieurs reprises et de douter de sa propre parole. J’ai trouvé l’auteure courageuse de faire face à tout cela et de ne pas avoir nommé l’agresseur dans le livre. Parfois, je pense qu’on leur donne trop de visibilité, mais c’est possible que cela soit seulement mon avis.

Les sections sont courtes, alors vous pouvez reprendre votre souffle pendant les passages poignants. Je lis peu d’essais, mais après avoir vu plusieurs documentaires et des entrevues de Léa Clermont-Dion, je sentais que je devais me le procurer. Je vais sûrement donner davantage de chance à ce genre littéraire spécialement si le thème m’interpelle comme c’était le cas avec Porter plainte.  Je recommande d’être dans un bon état d’esprit avant de le lire, car le message risque de passer différemment.

L’essai mentionne surtout l’expérience de l’auteure, mais elle parle aussi de l’effet #MeToo qui s’est déroulé peu de temps avant qu’elle dénonce son agresseur aux policiers. C'est un événement qui est d’une importance capitale pour ceux qui ont vécu une agression.

Extraits

Je m’efforce de m’intéresser à l’intrigue de Bonjour tristesse, qui se déroule dans une magnifique villa au bord de la Méditerranée. J’ai beau essayer, la lourdeur bourgeoise de ce roman me fait rire. Je ne suis pas émue. Je visualise le procès à venir, appréhende toutes sortes de scénarios catastrophes, m’imagine mon agresseur, sa vie dévastée. Je doute de ma décision, puis je ne doute plus. (p.14)

Dans les années quarante, on parlait couramment de « droit de cuissage ». Les puissants sévissaient et s’appropriaient le corps des femmes, un article dont on pouvait disposer à sa guise. (p.18)

« Même sans blessures physiques graves, une agression sexuelle peut laisser des blessures psychologiques importantes pouvant prendre toute une vie pour guérir. » (p.61)

Le 14 octobre, une des dénonciatrices d’Harvey Weinstein, l’actrice Alyssa Milano, a repris sur Twitter la campagne #MeToo, invitant les femmes à faire part de leurs expériences des violences sexuelles pour sensibiliser la population à l’ampleur du problème. (p.67)

En usant de son autorité, appuyé par les policiers et les juges, Weinstein a bâti au fil des années une structure qui perpétuait les abus sexuels sur des personnes vulnérables. (p.114)


samedi 10 février 2024

Rétro Love de Julie Rivard

 

Publié chez les éditions Hugo Roman le 7 février 2024

328 pages

Lu en format papier

4e de couverture

Quand Élie monte dans un train, à Chicago, elle ne s’attend à rien de plus que de regagner le Limoilou de son enfance pour y visiter sa famille. Or, à la suite de violentes turbulences durant le trajet, la célibataire dans la trentaine bascule dans une aventure où sa vision de la vie et les codes de séduction qu’elle connaît étonnent grandement les gens qui croisent sa route. Ceci la placera dans des situations cocasses, fâcheuses ou carrément compromettantes.

Dans cette nouvelle réalité, elle fera la rencontre de deux hommes aux attraits et aux caractères opposés qui sauront l’émouvoir chacun à leur façon. La pétillante architecte informatique réussira-t-elle à se persuader de réintégrer sa vie d’autrefois?

Mon avis

Bien que le voyage dans le temps soit un thème utilisé à maintes reprises dans les films, j’ai trouvé l’idée rafraîchissante si je me dis à la tournure que l’auteure a prise. Ce n’est pas le genre de films que j’ai souvent regardé, alors je ne peux pas vraiment comparer, mais les personnages sont originaux et attachants.

Je donne mon étoile du match à Élie qui se sent dépaysée dans les premiers chapitres, mais elle s'intègre à un monde qu’elle n’a jamais connu. J’admire les personnages féminins qui se prennent en main au lieu de se lamenter et c’est le cas d’Élie.  Elle aurait pu rester dans la rue et se plaindre, mais au lieu de cela, elle fait des recherches pour revenir à son époque. Je vous laisse découvrir si cela fonctionne. J’ai bien aimé les parallèles entre 2023 et les années 1960, j’ai lu peu de livres qui se déroulaient pendant cette période, alors j’ai trouvé l’idée rafraîchissante.

Je sais que plusieurs n’apprécient pas les triangles amoureux, mais à part quelques paragraphes, ce n’est pas le thème le plus présent. Je dirais que c’est davantage la recherche de soi, le sujet qui m’intéresse le plus dans la romance. Les deux protagonistes sont différents et chacun possède des qualités et les défauts. Difficile de choisir, mais je comprends les dilemmes de Élie.

Je n’ai pas eu l’impression de parcourir un livre de 300 pages. Certains chapitres sont plus lents, mais les enquêtes d’Élie m’ont intriguée que je n’ai pas vu le temps s'écouler pendant ma lecture. Si vous aimez la romance, je vous le recommande. Je ne connaissais pas l’écriture de l’auteure avant de lire ce livre et je trouve que c’est l'occasion ou jamais.

Extraits

J’ai regardé un film pathétique de Jennifer Lopez et je regrette amèrement les cent douze minutes perdues dans l’abysse infini de cette nullité hollywoodienne. (p.14)

Si on est bel et bien dans les années soixante, tout le monde fume et c’est moi l’extra-terrestre. Je bredouille quelques excuses qu’il finit par accepter. (p.46)

Le lustre-creme Lotion shampoo serait le préféré de quatre vedettes hollywoodiennes sur cinq, dont Joan Collins et Marilyn Monroe. Vendu! Tandis que je parcours les allées de la pharmacie de quartier, j’en profite pour étudier la démarche et l’attitude de la clientèle. (p.60)

J’envie leur innocence et leur émerveillement face à ces nouvelles découvertes. J’ai l’impression de leur raconter un roman fabuleux que j’aimerais n’avoir jamais lu pour pouvoir en tourner la première page et revivre le coup de foudre littéraire. (p.197)

Mon entrevue avec l'auteure 


jeudi 8 février 2024

Entrevue avec Lily Thibeault

 

Crédit : Facebook

Biographie

Lily Thibeault est née à Grand-Mère et vit à Montréal. Comédienne, enseignante et scénariste, elle est également l’autrice du recueil de poésie il(s), paru en 2022. Elle est la créatrice, scénariste et animatrice de Mon guide sexu, un balado d’éducation à la sexualité réalisé spécialement pour les enfants du primaire (diffusé sur OHDIO). Dans le cœur des koalas est son premier album aux Éditions de La Bagnole. Avec ce projet, elle se donne pour mission de rejoindre les enfants qui se sentent seuls et qui vivent dans un environnement ne leur offrant pas tout le support dont ils auraient besoin. Elle prend d’ailleurs régulièrement la parole publiquement pour défendre les droits des enfants, notamment dans le cadre de son rôle d’ambassadrice au sein de la Fondation Marie-Vincent.

Crédit : Communiqué de presse de La Bagnole

Questions

Quelles ont été vos inspirations pour Dans le cœur des koalas?

J’ai eu envie de rejoindre les petits qui se reconnaissent moins dans les histoires les plus populaires. Si on devait vraiment choisir une inspiration, je dirais « Rémi sans famille », en ce sens où cette référence me permettait de faire comprendre ce que je souhaitais faire avec ce propos qui peut sembler très triste au départ.

Quels défis avez-vous rencontrés pendant la création de l’album?

Très peu, le plus grand défi était d’apprendre qu’on allait devoir décaler la date de parution car on attendait les livres avec impatience !!

Quels conseils donneriez-vous à un auteur qui souhaiterait écrire pour les enfants?

D’écrire avec le cœur.

Quels ont été les points positifs de travailler sur un livre avec un illustrateur?

Francis a cette sensibilité très particulière qui fait en sorte qu’il arrive à comprendre et ressentir parfaitement les émotions présentes dans mes mots (et parfois même entre les lignes !) et il a un talent absolument époustouflant pour les illustrer avec délicatesse et sensibilité. Je n’aurais pas pu faire ce projet sans lui.

Est-ce que vous écoutez de la musique lorsque vous êtes dans la phase création d’un projet? Si oui, avez-vous une chanson fétiche?

Non ! J’ai grandement besoin de silence !

Quels sont les prochains projets?

D’autres livres jeunesse aux Éditions La Bagnole et un essai. À suivre…!

 


mercredi 7 février 2024

Sympathique – Comment communiquer avec les 16 types de personnalité de Stéphane Migneault

 

Publié chez Septembre Éditeur le 18 janvier 2024

160 pages

Lu en format papier

4e de couverture

Comment peut-on mieux communiquer et travailler avec les autres si l’on ne se connait pas soi-même et si l’on ne saisit pas la personnalité de notre interlocuteur? Dans ce livre, l’auteur propose une grille d’analyse de la personnalité : la théorie des types psychologiques. Avec pédagogie, il vous fera découvrir quatre dimensions de la personnalité et leurs polarités (ex. : extraversion-introversion). Plusieurs exemples et anecdotes agrémentent la lecture et facilitent la compréhension des 16 types de personnalités. L’auteur en profite pour prodiguer des conseils pratiques et des pistes de développement personnel. Il aborde égale- ment des thèmes comme la carrière et le monde de la gestion, à la lumière de l’approche présentée. Ce livre est l’occasion de mieux vous connaitre, d’apprécier les différences de personnalité, d’acquérir des stratégies pour améliorer vos relations interpersonnelles et de devenir plus… sympathique !

Mon avis

Si vous êtes gestionnaire ou que vous gérez une entreprise, c’est une série à lire pour y découvrir de nouvelles astuces et mieux comprendre le monde de l’entrepreneuriat et de la gestion d’équipe. C’est le troisième livre que je lis dans la collection Les pros et je vous dirais que c’est mon préféré, car il me rejoint davantage.

Comme j’ai un intérêt pour la psychologie, j’ai apprécié chacune des 3 sections de l'oeuvre et j’ai pu reconnaître mes traits de personnalités sans que j'ai à remplir des testes et les exemples étaient détaillés. Cela m’a fait réaliser que l’écriture et être chroniqueuse étaient ce qui me correspondaient avec une petite touche qui me liait au métier d’adjointe, alors cela m’a rassuré sur mes choix.

Dans la première partie, l’auteur explique les bases avant de nous lancer dans le concret. Dans la deuxième, on y va plus en détail dans les 4 dimensions de la personnalité. Le livre se termine avec comment mettre en application l’information apprise dans le milieu de travail.

Je dirais que non seulement ce livre m’a donné quelques pistes pour mieux communiquer avec les autres, mais il m’a permis aussi de découvrir davantage sur moi.  Je vous le recommande chaudement.

Extraits

Les préférences opposées extraversion-introversion de la première dimension et jugement-perception de la quatrième dimension concernent davantage notre orientation envers le monde extérieur. D’un part, notre attention se dirige soit vers le monde extérieur (extraversion), soit vers notre monde intérieur (introversion). D’une part, notre style de vie dans ce monde extérieur est soit planifié (jugement) ou plus flexible (perception). (p.20)

 L'ISTJ est minutieux, organisé et fiable dans le contexte du travail et des organisations. Il est perçu comme plutôt sérieux, pragmatique et orienté vers les détails. Il se ressource seul ou en petit groupe. Sa préférence pour les sensations (s) le rend attentif aux choses concrètes et aux faits. (p.23) 

Avec les intuitifs, il peut être judicieux de montrer la Big picture, d'offrir une vue d'ensemble. Évitez de vous perdre dans les détails. Au besoin, l'intuitif vous les demandera. (p.73)

Les différences entre le bureau de Julien (J) et celui de Pierre (P) sautent aux yeux. Le bureau de Julien (J) est en ordre. Tout est à sa place; les livres dans la bibliothèque, ses dossiers dans un classeur, les crayons dans un boitier, etc. À son domicile, c'est souvent lui qui s'occupe de mettre de l'ordre . (p.113)

Amélie se sent différente de ses collègues, d'où son expression extraterrestre. Elle a du mal à s'adapter à la bureaucratie et à certaines procédures qu'elle trouve aberrante. D'ailleurs, on lui a reproché plusieurs fois de ne pas les respecter. Elle apprécie peu les tâches répétitives. Depuis qu'elle travaille comme adjointe, cette travailleuse se sent plus fatiguée. La plupart de ses tâches ont peu de sens pour elle et lui demandent des efforts, comme si elle devait écrire avec sa main non dominante toute la journée. (p.136) 



À jamais et pour toujours tome IV de Nadège Roy

  Publié chez Édiligne le 15 janvier 2024 550 pages Lu en format papier 4 e de couverture « Et si la recette du bonheur, c’était de...