mardi 20 octobre 2026

The flame game by Clover Callahan

 

Published on October 22th, 2026

349 pages

I read the digital version

Back Cover

Reluctant boss Gareth Glengarry can manage a clumsy sawman, a lazy pump man and a second-in-command with zero sense of direction. But the biggest challenge of this rag tag wildland fire crew? The know-it-all rookie, Adri, whose attitude is a bigger wet blanket than the water bombers circling overhead. Add in the fact that she's the Incident Commander's daughter and Gareth has a if he can't bring this team together, he'll lose the reference he needs to get back home.

Adri Jurić has an axe to grind with her overprotective father. Wildland firefighting is a family business, but she suspects he's assigned her to the worst crew on purpose until she can prove herself on the fire line. Getting that experience, though, is impossible with a crew boss like Gareth Glengarry with his disarmingly genuine pep talks and easygoing leadership that don't live up to her sky-high standards.

As Gareth and Adri spend more time together, a friendship forges, rooted in practice medical scenarios, waterfall hikes and a surprise bear visit. While the wildfire season burns hotter, so do their feeling for each other, forcing them to choose between their careers, their crew, their family—or risk their relationship going up in flames.

My review

It’s the first full novel I read by this author. I have Book 1 in my pile, but I received this one has an arc, so I decided to start with this one. I  appreciate that both protagonists have a position we don’t find a lot in novel. I’m not a huge outdoor fan. Fortunately, I enjoy the fact that the characters helped me to escape from my ordinary life. I think they’re doing an important job and I wish Wildland firefighters were in books more often.

Adri and Gareth didn’t like initially. I won't say that the plot is enemies to lovers, but their relation takes time to develop. I  got lost in the story. I love that Adri stands up for what she wants, and she doesn’t get into Gareth’s arms right away. I enjoyed seeing the relationship evolve, and I think the author did a great job with that. Gareth is a cool main male character, but he can be frustrating. He was way less grumpy that some characters that I read before, but there was something with him initially that was getting on my nerves.

This book belongs to a series of interconnected standalone. You don’t have to read the first right away, but I found that it would help me to understand the family dynamic if I read it before this one.  


mercredi 14 octobre 2026

La frayeur de Juliette de Rose-Line Brasset

 

Publié chez Hurtubise le 24 septembre 2026

280 pages

Lu en format papier

4e de couverture

L'année scolaire est bien entamée lorsque le professeur d'histoire de Juliette, monsieur Cayer, propose à ses élèves une croisière dans l'estuaire du Saint-Laurent, suivie d'une visite de Grosse Île. Un endroit au passé plutôt... lugubre ! Un mystérieux garçon se joint au groupe afin de leur servir de guide. Juliette et ses amis découvrent les secrets du fleuve, les dangers de la navigation et le destin bouleversant des milliers d'immigrants irlandais arrivés au Québec au 19e siècle. Tous profitent de cette journée incroyable !

Mais lorsqu'une violente tempête les force à passer la nuit sur l'île, tout bascule. Des bruits inquiétants, des silhouettes insaisissables et des phénomènes inexplicables transforment cette excursion en une aventure dont ils se souviendront longtemps...

Juliette parviendra-t-elle à percer le mystère de Grosse Île avant qu'il ne soit trop tard ?

Mon avis

C’est quand même drôle que j’ai lu ce livre pendant le week-end de l’Action de grâce, alors que c’est exactement la même date que se déroule la mésaventure (si on peut l’appeler ainsi) de Juliette. J’ai peu de souvenirs de mes sorties scolaires au secondaire, mais j’avoue que j’aurai aimé aller visiter une île semblable à celle-là, d'autant plus que j’adore tout ce qui se rapporte à l’histoire. Par contre, avoir un Monsieur je sais tout dans l’équipe peut tomber sur les nerfs.

Je confirme que le mois d’octobre est la meilleure période pour découvrir ce livre. Les adolescents vont se raconter quelques récits d’horreur. Reste à deviner si la majorité du groupe va apprécier l’expérience. Tout ce que je peux vous dire est que d’imaginer ce que les Irlandais qui sont arrivés sur cette île ont vécu donne froid dans le dos.

Je le recommande davantage pour les adolescents, mais lire un roman léger qui fait sourire me réconforte.

Extraits

Quand je pense que j’ai réussi de peine et de misère à convaincre ma mère de me donner l’argent nécessaire pour participer à cette croisière en pensant que j’allais avoir l’occasion d’observer d’adorables petits pingouins.. De morts-vivants…C’est full dégueu. (p.23)

Contre toute attente, Karoline décide de nous suivre, puisque sa sœur et Kevin sont occupés à se jouer l’emblématique scène du film Titanic. Tu sais, celle où Rose (Kate Winslet) se tient à la proue du paquebot les bras grands ouverts en criant : « Je vole ! », tandis que le beau Jack (Leonardo DiCaprio) la retient par la taille? (p.41)

Nous les avons redessinés, bien sûr, mais oui, elles ont toujours été là. Elles servaient à s’assurer que les gens restent en rang afin d’éviter la contamination croisée. (p.58)

Devenir une artiste accomplie est son vœu le plus cher. Moi, je pense qu’elle va y arriver, si elle a suffisamment confiance en elle! (p.75)

 


dimanche 11 octobre 2026

Choisir de guérir du Dre Sophie Maffolini

 

Publié chez les éditions Le jour le 9 septembre 2026

304 pages

Lu en format papier

4e de couverture

Fatigue chronique, stress, anxiété, surcharge mentale, perte de sens, maux de tête, douleurs ou ventre noué, etc. Et si la guérison de nos petits et grands maux commençait par l'écoute de soi?

Dans Choisir de guérir, la Dre Sophie Maffolini propose un puissant parcours de reconnexion à soi de quatre semaines grâce à 28 clés de transformation recourant à la science, à la conscience, au bien-être, à la spiritualité et aux expériences personnelles. Jour après jour, elle vous guide vers une manière plus cohérente d'habiter votre corps, vos émotions, vos pensées et votre vie.

Mon avis

C’est un livre qui arrive au bon moment dans ma vie. Je vis présentement une période stressante, alors cela m’a fait du bien de parcourir les pages de l’œuvre. Je ne l’ai pas lu en 28 jours, mais bien en quelques jours pour m’en faire une idée. J’avoue que je connaissais presque toutes les astuces, mais cela m’a donné l’opportunité de reconnecter avec quelques-unes d’entre-elles.

Je me mets une note d’essayer les différentes méditations. D’ailleurs, c’est un thème qui revient souvent dans le livre ainsi que le journaling. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, j’ai la mauvaise habitude de me promettre d’écrire dans mon journal quotidiennement et, finalement, plusieurs mois passent avant d’y retourner. Pourtant, cela permet d’évacuer plusieurs choses et d’y voir plus clair.

Extraits

Quelque chose de profondément transformateur, parfois difficile à expliquer, se produit lorsqu’on fait, en toute conscience, le choix de guérir. Comme si, peu à peu, des liens invisibles, se tissaient, nous guidaient vers le livre, la rencontre ou l’expérience qui éclairera notre route, nous connectant exactement à ce dont nous avons besoin pour avancer. (p.5)

Ces moments, qui pouvaient sembler n’être que de simples coïncidences, ont pris pour moi une résonance particulière. Comme des confirmations discrètes que j’avançais, même lorsque mon esprit se sentait perdu dans le chaos. (p.17)

Pourtant, le fond du baril n’est pas une punition. C’est votre âme qui crie, un signal d’alarme puissant qui vous dit : « Mon ami, il y a quelque chose qui ne va pas. Il est temps de changer. » (p.23)

Ignorés trop longtemps, ces murmures se transforment peu à peu en signaux plus forts : fatigue persistante, irritabilité, confusion mentale, douleurs inexpliquées, sentiment diffus de ne pas être à la place. C’est le désalignement qui s’installe, une dissonance entre la personne que vous êtes vraiment et la façon dont vous vivez. (p.39)

L’encombrement énergétique ou relationnel : le poids des liens invisibles

Manifestations : Fatigue inexpliquée après certaines interactions, sentiment d’être lié à des situations passées, difficulté à avancer, pensées obsessionnelles concernant certaines personnes. (p.85)

« Mon passé est ma sagesse, mon présent est ma liberté » Laissez-le imprégner votre être tout au long de la journée, vous rappelant votre pouvoir de transformation. (p.99)

Lorsque nous nous contentons de solutions rapides ou que nous ignorons les besoins profonds de l’être le désalignement s’installe. La fatigue persiste, le mental s’agite, les émotions s’accumulent. Et le corps dans sa sagesse, finit par crier plus fort par la maladie. (p.203)


jeudi 8 octobre 2026

Fête foraine – Le temps d’un été de France Lorrain

 

Publié chez Saint Jean Éditeur le 15 septembre 2026

Lu en format papier

400 pages

4e de couverture

1963. À vingt ans, Bernadette éprouve un grand désir de liberté qui tranche avec la conformité familiale et les conventions sociales. Son patron à la boulangerie Vachon lui propose de tenir un stand sur le site des Marchands de rêves, une fête foraine qui parcourt les routes du Québec. Bernadette atterrit dans un monde éclectique, vibrant et peuplé de gens colorés dont l'existence contraste tant avec la sienne. Quel dépaysement! Elle découvre la vie des forains et s'intègre rapidement à cet univers peu familier.

Ses collègues Twist, Minou, Suzon et Balzac rendront l'été de Bernadette encore plus inoubliable que ce qu'elle avait imaginé dans ses rêves les plus fous...

Cette série en deux tomes propose une incursion dans un monde inédit, celui des fêtes foraines, grâce à une autrice chérie des lectrices québécoises !

Mon avis

J’ai une confession à faire en commençant cette chronique, l’auteure publie tellement de romans que je n’ai pas le temps de tout lire bien que j’adore sa plume. Je me concentre surtout sur ses romances historiques. Cet ouvrage se déroule dans la même période que Salon Mimi, mais dans un univers que l’on retrouve peu. Je crois que la dernière fois que j’ai lu un livre qui se passait dans une foire, c’était une chair de poule. La ronde a déjà été mentionnée, mais cette fois-ci, le milieu des manèges est le point central et il change d’une ville à l’autre.

Je donne mon étoile à Bernadette, le personnage féminin principal qui défit l’opinion de ses parents et décide de se lancer dans cette aventure, car elle n’était pas heureuse dans ses emplois précédents. Elle se concentre sur ces tâches et persévère, bien que certains forains ne l’apprécient pas. Pour cette raison, elle mérite la première place, même si elle est loin d’être parfaite. Je vous laisse découvrir ses défauts.

Si je devais donner mon étoile du personnage que j’ai moins apprécié, je choisirais Balzac. Vous verrez que les membres du groupe ont des surnoms plutôt rigolos. J’évite de divulgâcher, mais Balzac n’est pas aussi gentil que ce que l’on pourrait imaginer.

je vous le recommande fortement, si vous aimez l’ambiance des fêtes foraines et des années 60,  on découvre une génération qui s’émancipe et celles de leurs parents qui ressentent de la peur d’aller de l’avant avec les nouvelles idées.

Extraits

Je m’ennuie dans un bureau. Je n’ai pas envie de rédiger des lettres, de répondre au téléphone pour le restant de mes jours. (p.13)

J’ai toujours un livre avec moi. Ça me permet de m’évader et d’oublier mes problèmes. (p.84)

Si tu savais à quel point ça m’ennuyait de me plonger dans la Bible et de devoir m’enfermer dans ce silence forcé. Balzac dit que ça détend, mais c’est loin d’être mon cas. (p.112)

Hit the road Jack, de Ray Charles, suggéra-t-elle avec assurance. (p.236)

En même temps, lorsque je lui parle pas, j’apprécie vraiment ma relation avec Twist. Je veux pas que tu penses que je profite de lui. (p.298)

 Mon entrevue avec l'auteure

 Ma chronique du Salon Mimi 

 


vendredi 2 octobre 2026

L’espérance de vie des flocons de neige de Marie Paquet

 

publié chez les éditions De Mortagne le 15 septembre 2026

248 pages

Lu en format papier

4e de couverture

Invitée sur une base en Antarctique afin d’y mener des recherches scientifiques, Tessa contient difficilement son enthousiasme. Elle a hâte d’y être, même si cela signifie demeurer isolée pendant trois mois sur une étendue infinie de neige et de glace. Et pas avec n’importe qui.

Sur place, elle retrouve malencontreusement une vieille connaissance : un astrophysicien qui lui a un jour fait voir des étoiles. Condamnée à collaborer avec lui, Tessa se promet de rester concentrée sur son travail et de ne pas se laisser déstabiliser par la tension palpable entre eux.

Les souvenirs heureux sont comme une écharpe qui vous réchauffe le cœur… même au point le plus froid du monde !

Mon avis

Une romance à lire pendant les journées estivales si, comme moi, vous n’aimez pas la chaleur. L’hiver est une bonne période, puisqu’il s’agit d’une histoire de secondes chances. Ironiquement, cela n’a jamais fonctionné pour moi, mais j’apprécie les romans qui permettent de rêver. Je suis contente qu’il contienne moins de 300 pages, car ma concentration avoisine le 0%  et j’avais parfois l’impression de manquer des péripéties importantes.

Tessa a vécu des événements bouleversants qui la poussent à garder ses distances avec Malcolm lorsqu’ils se revoient pour travailler sur un projet en Antarctique. J’ai bien aimé suivre son cheminement. Je la trouvais très mystérieuse au commencement et je me suis questionné sur le quoi elle s'énervait sur Malcolm. J’aime aussi que cela se déroule dans un endroit que l’on retrouve peu dans les romans.

Cela a pris un temps avant que j’apprécie Malcolm. Il exerce un métier hors du commun, ce qui rend le bouquin encore plus intéressant et il est possible qu’il soit plus affectueux que l’on pourrait imaginer.

Si vous aimez la plume de l’auteure, je vous le recommande fortement. J’ai passé un bon moment et cela permet de s’évader de le quotidien. Vous allez trouver quelques scènes un peu difficiles à lire, mais heureusement, les protagonistes ne vivent pas que des mésaventures.

Extraits

Je soupçonne également que mon manque d’appétit est relié à l’invitation que j’ai lancée au médecin de la station, un peu plus tôt. J’ai beau me sermonner et me dire que Malcolm m’a rayée de sa vie et n’a assurément pas revêtu la soutane depuis trois ans, je me sens mal. (p.82)

En me dirigeant vers la clinique, je me fais la réflexion que mon aventure d’hier aura été bonne pour mon estime personnelle, tout compte fait. La thérapie est partout autour de soi, il suffit d’être réceptif! (p.114)

Tu es une femme très intelligente. Mais ta lecture sociale…ton décodage des émotions des autres est souvent teinté par ton manque de confiance en toi. (p.129)

Si Malcolm et moi octroyons une seconde chance en Antarctique, dans l’environnement contrôlé, minimaliste, confortable, survivrons-nous à un retour au pays? À cette routine que je trouvais lourde, à ce monde universitaire dans lequel je me sentais comme quantité négligeable? Je ne supporterais pas un deuxième échec. (p.200)

Mon entrevue avec l'auteure 

vendredi 25 septembre 2026

Le chasseur – Maîtresse du diable de Marie-Claude Charland


 

Publié le 25 août 2026 chez A éditeur

416 pages

Lu en format papier

4e de couverture

Certaines vérités ont le pouvoir de tout détruire. À peine remise de sa mésaventure avec Jesse, Felicity se heurte à une situation aussi inattendue que critique, qui écorche toutes ses certitudes. Elle croyait pourtant avoir élaboré une stratégie solide pour se libérer de l'emprise de Storm et venir en aide à son oncle.

En priorisant provisoire ment les besoins de Travis McIntyre, elle était convaincue d'avoir agi au mieux. Mais le destin, en maître joueur, a redistribué les cartes à sa guise. À présent, Felicity courtise l'horreur et le remords. Un choix déchirant, voire impossible, s'impose avec implacabilité. Quelle que soit sa décision, quelqu'un en souffrira.

Mon avis

C’est le dernier tome d’une triologie et je recommande fortement de débuter par le premier pour bien comprendre la complexité des personnages. Les vies de Felicity et de Strom sont loin d’être un long fleuve tranquille, vous risquerez de manquer des événements importants si vous commencez par celui-ci. Il est classé comme romance historique, mais vous y trouverez que peu d’histoire. Toutefois, c’est évident que l’univers ne se situe pas dans le contemporain. L’action se déroule dans un monde western, alors je le suggère si vous aimez ce style littéraire. Si on prend en compte certains chapitres du livre, je le répertorierais pour un public adulte.

Difficile de dire s’il est plus sombre que les autres, mais vous découvrirez des scènes un peu violentes et d'autres intimes qui pourraient ne pas convenir à tous. Felicity demeure mon personnage préféré. J’ai noté qu’elle a pris confiance en elle, elle s’est davantage ce qu’elle fait, même si cela la met dans le trouble. La famille reste importante pour elle, d’ailleurs, c’est cela qui l’a conduite dans cette mésaventure.

Je ne sais pas si je l’ai mentionné avant, Strom est un personnage intéressant pour un livre. Je ne souhaiterais pas rencontrer un homme comme lui dans un bar, mais j’ai adoré suivre son évolution et il ajoute beaucoup de piment à l’histoire. Il est un peu moins mauvais garçon dans ce tome-ci, mais vous ne serez pas déçu.

Extraits

Quand tu me tenais prisonnière, j’avais peur, j’ignorais ce que tu allais faire de moi et si tu croyais ou non mes explications. Alors que nous avons passé ce marché, j’ai jugé prudent de trouver un moyen de me protéger au cas où tu ne tiendrais pas parole. (p.32)

Une fois de plus, il s’étonnait du cran hors du commun dont faisait preuve la jeune femme, autant que de son insensée témérité. Elle avait ni plus ni moins risqué sa peau pour sauver Jesse! (p.47)

Si par mener une existence convenable tu entends vivre en étant privée de mon libre arbitre, dans un milieu dominé par l’hypocrisie et la pensée unique, alors non merci. (p.96)

Tu vois, je ne tue peut-être pas de femmes ni d’enfants, mais ça ne fait pas pour autant de moi quelqu’un de bien. (p.104)

Briser ce cycle exigeait de s’engager pleinement, de mettre le doigt dans les engrenages de son propre tiraillement. (p.115)

En vérité, ce n’était pas la Felicity du salon de jeu qui était déguisée, mais celle qui évoluait dans le quotidien morne et prévisible de son existence à Denver. C’était la jeune femme bien éduquée, soumise, taillée selon les attentes parentales et conforme aux normes sociales. La véritable Felicity se cachait sous la surface, attendant de plonger la tête la première dans les vagues de l’inconnu, prête à conquérir le monde sans se soucier des jugements ou des barrières imposées. (p.135)

 

mardi 15 septembre 2026

Les gens du pays viennent aussi d’ailleurs de Ruba Ghazal


 

Publié chez Lux le 5 novembre 2025

192 pages

Lu en format papier

4e de couverture

Immigrer et s’intégrer dans la société québécoise, qu’est-ce que ça veut vraiment dire? Dans ce livre, Ruba Ghazal raconte les soirées qu’elle a passées, enfant, à regarder Passe-Partout, les enseignants qui l’ont marquée, sa rencontre avec Françoise David, toutes les expériences qui lui ont appris que la culture, c’est bien plus qu’une langue. C’est un lieu qu’on habite, un pays qu’on aime, la possibilité de la liberté.

Elle rappelle ainsi que si une petite fille palestinienne comme elle, qui ne parlait pas un mot de français en arrivant au Québec, a pu devenir une militante souverainiste, c’est parce que dans le Québec où elle a grandi, l’école publique était encore une source de fierté collective, il existait un solide réseau d’organismes d’accueil des immigrants, et parce que ce Québec-là nourrissait encore des rêves généreux et optimistes auxquels elle reste farouchement attachée.

Des rêves qui se sont étiolés, ce dont elle s’indigne: « Quand la droite identitaire scande que c’est d’abord et avant tout l’immigration qui menace la survie du français, elle nous ment en pleine face. » Ce qui menace notre culture, c’est l’oubli de la solidarité. Mais il est toujours plus facile d’être fort contre les faibles, et d’être faible contre les forts. Ruba Ghazal est députée de Mercier à l’Assemblée nationale depuis 2018 et co-porte-parole de Québec solidaire depuis 2024. Les gens du pays viennent aussi d’ailleurs est son premier livre.

Mon avis

Comme les élections provinciales approchent à grands pas, je souhaitais lire ce livre pour connaître l’auteure. Toutefois, je tiens à mentionner que seul le crayon que j’utilise à l’isoloir saura mon choix. J’admire les femmes qui décident de se lancer en politique, peu importe le parti, j’ai conscience que ce n’est pas un métier de tout repos.

Je dirais que c’est un mélange d’un essai politique et d’une biographie, puisqu’elle explique son arrivée au Québec et des détails de sa vie qui l’ont poussée à choisir la politique pour mieux comprendre le contexte. Je la trouvais déjà sympathique et le livre n’a que confirmé mon opinion sur elle.

La plume est professionnelle et accessible, même les lecteurs qui ne lisent pas beaucoup d’essais pourront comprendre les événements décrits. Je le recommande si, comme moi, vous aimez la politique ou si vous souhaitez en apprendre davantage sur une femme forte.

Extraits

C’était avant l’imposition du dogme néolibéral dans nos administrations publiques, avant les coupes massives en santé et en éducation, avant l’austérité libérale et caquiste. C’était avant l’arrivée massive d’internet, des réseaux sociaux, de Netflix, d’Instagram et de TikTok dans nos vies, avant que la majorité des contenus culturels que nous consommons quotidiennement (en anglais, s’il vous plaît) ne nous fragmentent en solitudes enfermées dans nos algorithmes. (p.15)

Depuis, les ressources en francisation et en intégration sont éparpillées entre les centres de services scolaires, les cégeps, les universités, les centres communautaires et les instituts privés. L’offre de services s’est lentement détériorée, au gré des cures d’austérité et de l’indifférence politique. (p.46)

« Dans la vie, ce n’est pas parce que tu as raison que tu as raison de le dire. » (p.91)

Si la jeune Ruba vivait aujourd’hui, et lisait aussi avidement les journaux que je le faisais en 1995, elle y trouverait certainement encore beaucoup de mains tendues, mais elle recevrait plus que sa part de claques au visage. (p.96)

Il y a une expression arabe qui dit qu’il faut : « marcher près du mur » : ne pas se faire remarquer ni déranger. Mes parents l’appliquent dans leur vie. Je réalise la signification littérale que cette expression peut avoir pour des Palestiniens qu’on a isolés derrière un mur, justement. (p.122)

Ça peut paraître curieux, mais mon deuil de la maternité s’est amorcé quand j’ai entrepris les démarches de procréation assistée avec mon mari. (p.146)

C’est un processus très évasif, qui exige du temps de la patience, une organisation béton et beaucoup de détermination. (p.146)

Pendant longtemps, lorsque es amies, mes sœurs m’annonçaient une grossesse, je sautais de joie, je me réjouissais pour elles, et c’était sincère, mais le soir, dans mon intimité, une boule de tristesse envahissait ma gorge. Je pleurais, parfois. Au fil du temps, j’ai apprivoisé cette tristesse. (p.151)

The flame game by Clover Callahan

  Published on October 22th, 2026 349 pages I read the digital version Back Cover Reluctant boss Gareth Glengarry can manage a clums...