vendredi 14 août 2026

Millefeuilles – Épices d’automne de Joanie Boutin, Catherine Francoeur et Marianne Girard

 

Publié chez les éditions Michel Quintin le 30 juillet 2026

352 pages

Lu en format papier

4e de couverture

Le village de Sainte-Clémence bourdonne : c'est le festival d'automne!

Dans ce décor où la saison des feuilles mortes s'étire à l'infini, l'insomnie de Léa devient le point de départ d'une série de rencontres avec un inconnu plutôt mignon. La semaine de lecture de Chloé se transforme en escapade dans un chalet en compagnie d'étrangers, même si son anxiété sociale crie "non merci". Et des retrouvailles avec un ancien crush pourraient permettre à Bonnie de se retrouver, elle aussi.

À travers ce recueil à trois voix, les autrices tissent trois histoires qui s'entrelacent dans un lieu où le vent d'automne porte bien plus que le parfum des cafés épicés.

Mon avis

Si j’avais à placer en ordre de préférence des trois récits, je dirais : celle de Chloé, de Léa et en dernier Bonnie. Chacune des histoires m’a fait du bien, mais j’ai eu plus d’affinité avec certaines protagonistes et plumes que d’autres.

J’ai mis Chloé en premier, car je fais aussi de l’anxiété sociale. Mon cerveau commence à rouler à 100 km/h, dès que je dois sortir de ma zone de confort.. J’essaie de trouver une solution pour m’en sortir et, parfois, je dois m’asseoir et me demande : est-ce que c’est parce que ça ne me tente vraiment pas ou c’est parce que j’ai peur? C’est le même questionnement qu’elle a. J’ai déjà vécu un type de relation similaire qu’elle a avec ses amies du CÉGEP. C’est cette portion qui m’a presque fait pleurer.

J’ai apprécié les aventures de Léa, puisque plusieurs lecteurs risquent de se reconnaître avec ses problèmes de sommeil, ce qui lui a permis de s’attacher à un nouvel endroit et elle avoue qu’elle craint de créer des liens avec les autres. Je crois que c’est ce qui m’a touché. C’est aussi l’histoire qui m’a davantage appris sur les anecdotes du village.

La dernière, celle de Bonnie, est intéressante, mais j’ai moins connecté à la fille populaire qui revient. J’ai noté son lien avec son frère qui ressort et sa franchise, mais les anglicismes ont fait en sorte que j’ai moins aimé celle-ci que les deux autres. Les personnages sont jeunes pour la majorité, mais les dialogues étaient moins soutenus. Par contre, j’aime bien Bonnie pour avoir donné une chance au garçon le moins populaire du village qui semble le plus passionnant.

Si vous aimez les livres pour jeunes adultes, je vous le recommande. J’adore les ambiances d’automne, surtout pendant l’été. Cela aide à se rafraîchir les idées.

Extraits

Les jeunes ont besoin de stimulation cérébrale. Faut qu’ils sortent explorer le monde avant de s’établir pour de bon. (p.10)

J’ai déjà atteint mon quota d’amitiés qui se terminent à cause de la distance, me semble. (p.13)

Au début, on se textait beaucoup. Mas c’est pas pareil. Pis elle s’est fait une nouvelle vie, de nouveaux amis, pendant que moi, j’avais la même routine. Avec un gros trou où elle aurait dû être. C’était though. Ça me faisait plus mal de lui parler que de pas lui parler. J’avais toujours l’impression de la déranger. (p.74)

À l’appart, je mets Beetlejuice à la télé et étends des journaux sur le plancher. (p.91)

On a pas dix ans, Chloé. Un moment donné, il faudrait que tu sortes de ta zone de confort un peu. Tu vas pas mourir de parler à des gens que tu connais pas, lance Judith, les sourcils froncés. (p.154)

T’es pas née pour être une passenger princess, Bonn, t’es fuckin’ Dominic Torreto! (p.286)


Take the floor by Leigh Suznovich


 

Published on August 18, 2026

253 pages

I read the digital version

Back Cover

Sophie Allard is one of the most passionate, accomplished ballroom dancers in the game, but she has yet to win the US Championship. Right on the cusp of getting her chance with her partner, disaster strikes. She’s now partnerless and adrift, but still dreams of claiming that title. Her haughty persona and wealthy upbringing hide a host of insecurities, and a soft heart that yearns to be properly loved. Never did she think she might find it in the arrogant Russian who has been a thorn in her side for years…

Leonid Antonov is the picture of smug arrogance after getting out of Russia and overcoming poverty. Ballroom dance is his outlet and refuge, and he is one of the best in the sport. When his longtime partner makes the difficult decision to retire, Sophie’s coach pitches him the idea of partnering with his longtime rival. They have been dogging each other on the competition circuit and trading barbs since they were teenagers. The idea of dancing with the pampered French princess who makes his blood race is not his favorite, but he doesn’t see any other way to keep competing.

With their eyes fixed on winning, they strive to put their animosity aside and make the partnership work. The constant proximity and close dancing start to bring both of their sky high walls down, ignite a fire between them, and help them find a beautiful partnership off of the floor as well as on it. Will they be able to both win the championship and each other’s hearts?

My review

It’s the first novel I read by this author and since we have lots if common, I looked forward to reading it. I have followed Zumba classes since the last decade, but it’s nothing like working hard to get the competition level. I even understand why Sophie says that, at 28 years old, her retirement is close. I just found the subject interesting and I didn’t read many books about professional dancers.

If I have to choose a favorite character, I will go with Sophie not only because she speaks French like me. I love the nickname she has for Leo. I think it fit very well with him. She’s stubborn, and it makes me laugh a few times. She’s convincing that she has to dislike Leo and tries to believe that she’s not a nice person.

About Leo, I wasn’t sure that I would appreciate him first because of his Russian background, however, we discover that his family is important to him. I’m surprised he didn’t lose patience with Sophie, but he decided to give her a chance, just the way she did with him.

I like the background story of each character and it was funny to see a guy named Gilles, who is still young. In my head, he was around 60 years old, but how refused to accept that he was too old to dance professionally.

dimanche 9 août 2026

Rose Ondine – Dans la tempête de Véronique Le Comte

 

Publié chez Luzerne Rousse le 5 mars 2024

400 pages

Lu en version papier

4e de couverture

Notre escapade en Irlande nous a tous chamboulés. Particulièrement moi…. Elle a fait ressortir mon côté sauvage d’Ondine, que j’ai décidé d’embrasser pour mieux incarner mon rôle de Chèlème. Mais cette nouvelle version de moi ne plaît pas à tout le monde, encore moins à Padzi….

Bien que les jeux ancestraux de mon peuple me tiennent loin du monde des humains, ce dernier paraît bien décidé à revenir de force : certains humains s’improvisent tout puissants, mettant en danger des millénaires de cohabitation. Et c’est sans compter l’appel à l’aide d’Étann, qui doit dissimuler le volcan qui gronde en lui.. Cette nouvelle menace qui pèse sur Stonewoods pourrait bien surgir de l’intérieur, et être reliée à la source même de notre existence sur Terre..

Mon avis

C’est le dernier bouquin d’une série de quatre tomes que j’ai bien apprécié. J’avoue que le fantastique n’est pas trop ma tasse de thé, mais j’aime donner une chance à différent genre pour me changer les idées et c’est le cas avec cette série. L’eau est mon élément, alors j’adore tout ce qui est lié aux sirènes, nager et tout ce qui se passe dans les océans.

Rose a évolué à un rythme effarant depuis le premier tome, elle n’est plus la petite fille qui a perdu son père. Comme la 4e de couverture le mentionne, elle embrasse son rôle de chèlème à 100 % et elle a peut-être décidé qui son cœur désire vraiment. Je vous laisse le découvrir.

Le roman est classé pour les 16 ans et plus et compte tendu des scènes de batailles, des thèmes abordés, je trouve que c’est le parfait groupe d’âge. Je recommande aussi de commencer par le premier tome pour bien comprendre la complexité des personnages. Je conseille de prendre le temps de livre pour ne rien manquer, car il m’arrivait de lire certains paragraphes et j’avais oublié qu’un tel événement s’est déroulé.

Du côté des personnages masculins, j’avais souvent hésité entre Étann et Padzi dans les livres précédents, ce n’est pas le cas dans celui-ci. Je vous confirme que Étann remporte mon vote. Je trouvais sa personnalité plus intéressante et il n’a jamais quitté Rose lorsqu’elle avait besoin de son aide.

 Extraits

Bon sang! Mercredi Addams! Ne me dites pas qu’aucune d’entre vous ne connaît la famille Addams? (p.41)

Je n’ai pas besoin de ta permission pour quoi que ce soit, et encore moins pour rendre visite à ma tante. Et arrête de toujours reprocher mes décisions. Je ne suis pas faible, je suis fatiguée. Fatiguée de toujours être en joute verbale avec toi.. (p.48)

Je savais que si tu avais eu besoin de mon aide, tu me l’aurais dit et je serais venue te soutenir. Je suis peut-être plus jeune que toi, mais je suis certaine qu’en amour, l’autre ne doit pas être un fardeau, mais plutôt savoir que quoi qu’il arrive, il sera là pour marcher à ses côtés. Pas marcher devant lui..(p.70)

Quand tu as sauté du rocher, j’ai senti ton besoin de liberté et je me suis reconnu en toi. Et lorsque j’ai appris à mieux te connaître, ce sont nos différences qui m’ont fait réaliser à quel point je serais chanceux de t’avoir à mes côtés. (p.183)

 Ma chronique du premier tome

Mon entrevue avec l'auteure 

jeudi 6 août 2026

Signing off for the Summer by Alyssa Delle Palme

 

Published by Evernight Publishing on June 6, 2025

281 pages

I read the paperback version

Back Cover

Signing Off for the Summer is a new adult romance novel about an overwhelmed radio journalist who withdraws from her toxic workplace, a bad relationship, and city life and escapes to her family’s cottage for the summer where she rediscovers her own voice and the magic of falling in love.

When Maggie Taylor, an up-and-coming journalist, suddenly quits a prestigious radio internship at 880 News in Toronto, she infuriates her close-knit family. Unbeknownst to her overbearing parents and controlling boyfriend, Maggie suffered a traumatic abuse of power when her boss propositioned her, and she is too ashamed to talk about it. She escapes to her grandmother’s cottage on Cedar Lake for the summer. There she finds solace and healing and begins to develop a close friendship with her cottage neighbour, Thomas. Everything takes a turn for the worse when Maggie’s aunt shows up with surprising news. More trouble follows when her former boss makes an unexpected return to her life, threatening everything Maggie has built with Thomas. In order to move forward, Maggie must face her past and learn to use her voice.

My review

I’m not a huge fan of cottages, however I realized that I needed to read it. I’m living period when I’m asking myself many questions about my professional and personal life. I could connect to Maggie such much at this point. My family is way more silent than her, but her up and down with hers remind me that I’m not the only one in a crazy situation.

The relationship between Maggie and Thomas was electric. She finally discovers the sparks to find her voice. He didn’t tell her what to do, but I think the fact she met Thomas at the cottage helped her with her questioning. The story is about Maggie. We don’t know much about the male character, and it’s perfect like that. We see how he is interacting with his friends. He’s a good listened and he said a few things about his family. He’s still a mystery at the end..

For Maggie, I have to inform you that I prefer her aunt Katie to her mom. Katie also has a powerful narrative. I can’t tell you much about it, but it’s worth reading the story.

Hopefully, I had a different experience working at a radio station than Maggie, but I understand why the author turned it that way. It can be hard to make your voice heard. I’m living it in the book world, and some people can exploit that. At the same time, it makes the character realistic. I even felt her frustration at first and her pain when she told the story to Thomas.

You don’t have to read that book during the summer, but I thought it will help me to feel the ambiance. Just like I prefer to read fall books during fall or Christmas in November.

Excerpts

“The media world is a small on, Maggie. If you quit now, you won’t just burning a bridge. You’ll be blowing it into the stratosphere.” (p.8)

“No! Young Leonardo DiCaprio is hot! What are you renting?” (p.30)

Maggie and June had met on the stage when they were preteens performing in Johnny’s musical theater company’s production Anne of Green Gables.  (p.43)

“The city life wasn’t for me, I guess.” (p.51)

I wasn’t going to make any promises I wasn’t sure I could keep. I’ve been hurt by broken promises in the past, and I swore a long time ago I’d never reject anybody like that. (p.68)

“The country looks good on you, Maggie,” said Katie. “You have such a nice tan. The sun added highlights to your hair, and you don’ have a pimple on your face. I’m hoping a bit of time up here will help me look as refreshed as you.” (p.87)

It was immature, embarrassing even, for Maggie to be this affected. (p.108)

“The problem is that I’m not sure I want to go back to the city! I love the peaceful life of cottage country-the fresh air, the sunsets and the freedom to go for a paddle when the workday is done. Isn’t what life is supposed to be about?” (p.188)

 


dimanche 2 août 2026

La veuve de Sara Agnès L.

 

Publié chez A Éditeur le 16 juin 2026

352 pages

Lu en format papier

4e de couverture

L'interdit est la plus exquise de toutes les drogues. LONDRES, 1845 Thomas Richard Clifford, duc de Devonshire, est libertin à ses heures. Les femmes mariées adorent passer à sa librairie pour découvrir des textes interdits ou pour batifoler avec son propriétaire.

Comment refuser de désennuyer toutes ces épouses que leurs maris ne savent pas combler? Quand Emma Lewis, une magnifique veuve, s'arrête pour observer les ouvrages qu'il vend, Thomas n'a qu'une idée en tête : en faire sa prochaine maîtresse...

Mon avis

 Vous devez vous en douter en lisant la 4e de couverture, que c'est un roman qui contient plusieurs scènes épicées qui pourraient ne pas convenir à tous. Il en comporte juste assez pour garder l’histoire intéressante. J’apprécie que cela n’arrive pas dès le début et cela prend un moment pour qu’Emma lui fasse assez confiance pour le laisser aller dans ses bras.

J’avoue que je l’avais vu venir dès le commencement que Thomas souhaiterait en faire sa maîtresse, mais qu’il finirait par en tomber amoureux. Est-ce qu’il atteint son but? Vous devez le lire pour le découvrir. Le seul indice que je peux vous donner est qu’il fait davantage preuve de patience avec Emma que ses autres maîtresses et que je lui ai accordé une chance à cause de son amour pour la littérature. J’adore l’idée des livres interdits, j’espère que nous ne reviendrons jamais à ce point.

Bien qu’il puisse sembler froid, mon personnage préféré est Thomas. Il ajoute de l’humour et j’ai adoré assez de comprendre sa façon de penser. J’ai bien aimé Emma, mais il fallait qu’elle rencontre le Duc afin qu’elle trouve le courage de tenir tête à sa famille. C'est une leçon à retenir de ce roman. Je n’ai pas apprécié sa belle-sœur une seule seconde, quoiqu’elle soit la première à découvrir le secret de la veuve.

J’ai passé un bon moment de lecture. C’est parfait pour se changer les idées et revivre dans une période de l’histoire que je ne lis pas régulièrement.

Extraits

Ça, je n’en ai aucun doute, car je fais toujours très attention aux livres que je prête aux nouvelles clientes. Si, en plus, elles sont issues de la noblesse, elles craignent pour leur réputation, alors elles n’oseraient jamais voler quelque chose sous peine de la voir entachée. Pour autant, même si cette comtesse revient, je ne suis pas sûr que je pourrai la dévergonder comme j’en ai envie. (p.18)

Ce qui m’énervait, c’était de ne rien pouvoir décider. Je pensais que les femmes mariées avaient plus de liberté, mais j’avais tout faux. Je ne pouvais ni sortir ni changer quoi que ce soit dans la maison sans l’accord préalable de mon époux. La seule chose que je pouvais gérer, c’est le menu. (p.42)

Malgré tout, j’envie cette héroïne d’avoir le courage de partir loin de sa famille. C’est la beauté des romans : ils nous permettent de vivre des vies à l’opposé de celle qui nous incombe dans la réalité. C’est peut-être la raison pour laquelle je passe mon temps à lire. (p.70)

Laissez-moi faire, Emma. Et prenez des notes. Je serais curieux de voir ce que vous pourriez écrire sur le sujet. (p.121)

L’idée de publier les textes d’Emma m’inspire. Tout comme lui donner des tas de sujets à aborder dans ses prochains écrits. (p.128)

Je me tais en me remémorant cette femme blessée, dans la librairie. Jamais je ne viendrais quémander des miettes de cette homme. Je m’en fais le serment! (p.240)


samedi 25 juillet 2026

28 jours ou l’éternité d’Anouk Filippini


 

Publié le 21 mai 2026 chez Auzou

340 pages

Lu en format papier

4e de couverture

Vivre à n'en plus finir June arrive à Rome avec un secret enveloppé dans une boule de coton. Elle est là pour explorer la Ville éternelle, mais pas seulement : June veut écrire 28 lettres, une pour chaque année de sa vie. Ensuite, elle partira.

Mais Rome a une façon bien à elle de la ramener à la vie. Une ado qui a perdu son chat. Une vieille dame inarrêtable. Une logeuse au sourire communicatif. Et puis Angelo. Qui drague comme il respire, mais qui donne un nouveau sens au mot « désir »...Et si cette vie-là, elle pouvait la vivre ?

Mon avis

Je commence cette chronique en vous faisant une confession, j’ai parcouru le roman en deux jours. J’ai tenté l’expérience avec un En feuilletant la 4e de couverture,autre bouquin de l’auteure et je préfère lire un roman d’un seul coup. J’avais hâte d’obtenir des réponses à mes questionnements en feuilletant la quatrième de couverture.

C’est un ouvrage qui se lit bien, chaque chapitre est assez court et comporte une lettre qui en dévoile davantage sur le passé de June, qui n’est pas aussi brillant que l’on pourrait croire. Sachant qu’elle voulait mettre fin à ses jours, je me doutais que plusieurs éléments l’ont poussée à prendre cette décision. J’avais l’impression de lire une version italienne de 13 reasons why, un autre livre qui m’a fait vraiment réfléchir. Toutefois, cette fois-ci, la protagoniste est vivante tout au long de son périple.

Bien que June soit le personnage que je souhaitais, suivre son dénouement, j’ai une légère préférence pour Angelo qui apporte un baume dans le quotidien de June et il l’aide pendant son périple. D’ailleurs, il y a un motif derrière son voyage et ce n’est pas seulement pour mettre fin à son existence.

Même si je m’attendais à un roman un peu sombre, il contient de la luminosité qui m’a fait douter du choix de la protagoniste jusqu’au dernier chapitre.

Extraits

Apparemment, quand on va mourir dans 28 jours-27 maintenant- on ne dort pas beaucoup. (p.18)

Elle voudrait pouvoir trouver une couleur à cette première matinée. Mais toutes les couleurs sont saturées, alors que le sentiment est fondu, estompé. (p.18)

À un moment, elle se demande qui va gagner : elle et son envie de courir en hurlant sur Modern Love de Bowie, ou lui et son numéro de latin lover bien roder. (p.42)

Le lendemain des Nuits Rien à Foutre, elle a remarqué que les gueules de bois ne sont pas si terribles. (p.103)

Elle est piquée au vif.

C’est vrai qu’elle ne voit qu’elle.

Mais elle a une bonne excuse. Déjà, tous les autres l’ont abandonnée. (p.163)

 

vendredi 24 juillet 2026

Val-des-cœurs – Le Geek et la bibliothécaire de Crystel Jobin Gagnon


Publié chez A Éditeur le 14 juillet 2026

304 pages

Lu en format papier

4e de couverture

Ça prend tout un village pour réunir deux cœurs... surtout quand ça nous sort de notre zone de confort ! Béatrice Champagne aime les livres, les situations prévisibles et sa vie routinière à Val-des-Cœurs. Quand Laurent Meloche, un geek brillant au charme tranquille, revient au village après des années d'absence, il n'avait certainement pas prévu être complètement déstabilisé par la bibliothécaire la plus discrète de la place...

Entre un club de lecture étonnamment spicy, un promoteur immobilier qui sème la zizanie et une attirance impossible à ignorer, Béatrice découvre que sortir de sa zone de confort peut être beaucoup plus grisant, et confrontant, qu'elle ne l'aurait cru.

Mon avis

C’est le premier ouvrage que j’ai lu de cette auteure et j’ai bien aimé en général. J’avoue que Béatrice m’a énervée par son manque de confiance et ses réflexions, mais c’est probablement parce qu’on se ressemble beaucoup dans ce point et que je souhaiterais obtenir un emploi comme elle, je lance cela dans l’univers. Je la comprends que cela demande du courage d’animer une conférence sur un livre érotique encore plus avec Colette qui se trouve dans le groupe. D’ailleurs, j’adore ce personnage. J’aimerais avoir une Colette dans ma vie.

Laurent est le personnage qui m’a le plus étonnée, quand j’ai vu le titre, je pensais que les deux personnages étaient introvertis et je me questionnais comment l’histoire pourrait-elle être intéressante? C’est effectivement, un homme qui travaille dans l’informatique, mais il a plus confiance en lui que je l’imaginais. J’ai été surprise de sa patience avec Béatrice et il respectait son rythme. Elle a quand même pris les commandes parfois grâce au psychologue qui l’aide à analyser les événements de sa vie.

Pour les personnages que je n’ai pas aimés, je dirais les parents de Béatrice qui me font penser un peu aux miens avec la pression qu’ils lui mettent sur les épaules. Je ne suis pas surprise qu’elle se soit éloignée. Son ancien amoureux est à la même position qu’eux, mais pour des raisons différentes.

Je le recommande si vous cherchez une magnifique romance qui se déroule dans un village ; c’est exactement le livre que j’avais besoin de lire en ce moment.

Extraits

À 34 ans, je n’en peux plus de rester dans ma coquille. J’angoisse sans cesse à propos de ce qui pourrait arriver ou de ce dont je pourrais avoir l’air. J’en ai marre de ne pas établir des liens significatifs facilement. (p.28)

C’est pour toi que tu le fais. Ce n’est pas plus gênant pour toi que pour les autres personnes dans cette salle. (p.28)

J’aurais probablement dû commencer une thérapie bien avant, mais quand tu passes toute ton enfance à courir après l’attention sans jamais l’attraper, tu finis par croire que c’est ça, la vie. Ne pas déranger, c’est quand même mieux qu’être ignorée. (p.44)

Être introvertie, ce n’est pas juste aimer lire en paix avec un thé et des chaussettes moelleuses. C’est vivre dans un monde où chaque interaction demande de l’énergie, où même les moments agréables laissent une fatigue douce, comme une gueule de bois sociale. (p.49)

Et s’il s’agissait pas d’être capable ou pas capable? Si c’était juste quelque chose à explorer, sans mettre une pression énorme? Comme ton club de lecture : tu essaies et tu vois. (p.51)

On ne juge personne ici. Sauf peut-être ceux qui disent que c’était « trop long avant que l’histoire embarque », blague Colette, grande lectrice de slow burn. (p.220)

Elle a guéri, s’est reconstruite, a redressé les épaules, mais il y a des soirs où les fantômes ne se tiennent pas seulement dans l’ombre. (p.244)

Mais j’ai jugé qu’il ne méritait pas que je me justifie, alors que la faute de jugement, elle vient de lui. C’est `lui de ramper, pas à moi de m’expliquer. (p.264)

Je ne vais pas courir après Laurent. Comme je l’ai fait si souvent avec Antoine ou mes parents. Je ne vais pas m’excuser d’un crime que je n’ai pas commis. Il a choisi de fuir. Il a choisi de croire ses peurs au lieu de simplement me demander. (p.271)

Millefeuilles – Épices d’automne de Joanie Boutin, Catherine Francoeur et Marianne Girard

  Publié chez les éditions Michel Quintin le 30 juillet 2026 352 pages Lu en format papier 4 e de couverture Le village de Sainte-C...