vendredi 25 septembre 2026

Le chasseur – Maîtresse du diable de Marie-Claude Charland


 

Publié le 25 août 2026 chez A éditeur

416 pages

Lu en format papier

4e de couverture

Certaines vérités ont le pouvoir de tout détruire. À peine remise de sa mésaventure avec Jesse, Felicity se heurte à une situation aussi inattendue que critique, qui écorche toutes ses certitudes. Elle croyait pourtant avoir élaboré une stratégie solide pour se libérer de l'emprise de Storm et venir en aide à son oncle.

En priorisant provisoire ment les besoins de Travis McIntyre, elle était convaincue d'avoir agi au mieux. Mais le destin, en maître joueur, a redistribué les cartes à sa guise. À présent, Felicity courtise l'horreur et le remords. Un choix déchirant, voire impossible, s'impose avec implacabilité. Quelle que soit sa décision, quelqu'un en souffrira.

Mon avis

C’est le dernier tome d’une triologie et je recommande fortement de débuter par le premier pour bien comprendre la complexité des personnages. Les vies de Felicity et de Strom sont loin d’être un long fleuve tranquille, vous risquerez de manquer des événements importants si vous commencez par celui-ci. Il est classé comme romance historique, mais vous y trouverez que peu d’histoire. Toutefois, c’est évident que l’univers ne se situe pas dans le contemporain. L’action se déroule dans un monde western, alors je le suggère si vous aimez ce style littéraire. Si on prend en compte certains chapitres du livre, je le répertorierais pour un public adulte.

Difficile de dire s’il est plus sombre que les autres, mais vous découvrirez des scènes un peu violentes et d'autres intimes qui pourraient ne pas convenir à tous. Felicity demeure mon personnage préféré. J’ai noté qu’elle a pris confiance en elle, elle s’est davantage ce qu’elle fait, même si cela la met dans le trouble. La famille reste importante pour elle, d’ailleurs, c’est cela qui l’a conduite dans cette mésaventure.

Je ne sais pas si je l’ai mentionné avant, Strom est un personnage intéressant pour un livre. Je ne souhaiterais pas rencontrer un homme comme lui dans un bar, mais j’ai adoré suivre son évolution et il ajoute beaucoup de piment à l’histoire. Il est un peu moins mauvais garçon dans ce tome-ci, mais vous ne serez pas déçu.

Extraits

Quand tu me tenais prisonnière, j’avais peur, j’ignorais ce que tu allais faire de moi et si tu croyais ou non mes explications. Alors que nous avons passé ce marché, j’ai jugé prudent de trouver un moyen de me protéger au cas où tu ne tiendrais pas parole. (p.32)

Une fois de plus, il s’étonnait du cran hors du commun dont faisait preuve la jeune femme, autant que de son insensée témérité. Elle avait ni plus ni moins risqué sa peau pour sauver Jesse! (p.47)

Si par mener une existence convenable tu entends vivre en étant privée de mon libre arbitre, dans un milieu dominé par l’hypocrisie et la pensée unique, alors non merci. (p.96)

Tu vois, je ne tue peut-être pas de femmes ni d’enfants, mais ça ne fait pas pour autant de moi quelqu’un de bien. (p.104)

Briser ce cycle exigeait de s’engager pleinement, de mettre le doigt dans les engrenages de son propre tiraillement. (p.115)

En vérité, ce n’était pas la Felicity du salon de jeu qui était déguisée, mais celle qui évoluait dans le quotidien morne et prévisible de son existence à Denver. C’était la jeune femme bien éduquée, soumise, taillée selon les attentes parentales et conforme aux normes sociales. La véritable Felicity se cachait sous la surface, attendant de plonger la tête la première dans les vagues de l’inconnu, prête à conquérir le monde sans se soucier des jugements ou des barrières imposées. (p.135)

 

mardi 15 septembre 2026

Les gens du pays viennent aussi d’ailleurs de Ruba Ghazal


 

Publié chez Lux le 5 novembre 2025

192 pages

Lu en format papier

4e de couverture

Immigrer et s’intégrer dans la société québécoise, qu’est-ce que ça veut vraiment dire? Dans ce livre, Ruba Ghazal raconte les soirées qu’elle a passées, enfant, à regarder Passe-Partout, les enseignants qui l’ont marquée, sa rencontre avec Françoise David, toutes les expériences qui lui ont appris que la culture, c’est bien plus qu’une langue. C’est un lieu qu’on habite, un pays qu’on aime, la possibilité de la liberté.

Elle rappelle ainsi que si une petite fille palestinienne comme elle, qui ne parlait pas un mot de français en arrivant au Québec, a pu devenir une militante souverainiste, c’est parce que dans le Québec où elle a grandi, l’école publique était encore une source de fierté collective, il existait un solide réseau d’organismes d’accueil des immigrants, et parce que ce Québec-là nourrissait encore des rêves généreux et optimistes auxquels elle reste farouchement attachée.

Des rêves qui se sont étiolés, ce dont elle s’indigne: « Quand la droite identitaire scande que c’est d’abord et avant tout l’immigration qui menace la survie du français, elle nous ment en pleine face. » Ce qui menace notre culture, c’est l’oubli de la solidarité. Mais il est toujours plus facile d’être fort contre les faibles, et d’être faible contre les forts. Ruba Ghazal est députée de Mercier à l’Assemblée nationale depuis 2018 et co-porte-parole de Québec solidaire depuis 2024. Les gens du pays viennent aussi d’ailleurs est son premier livre.

Mon avis

Comme les élections provinciales approchent à grands pas, je souhaitais lire ce livre pour connaître l’auteure. Toutefois, je tiens à mentionner que seul le crayon que j’utilise à l’isoloir saura mon choix. J’admire les femmes qui décident de se lancer en politique, peu importe le parti, j’ai conscience que ce n’est pas un métier de tout repos.

Je dirais que c’est un mélange d’un essai politique et d’une biographie, puisqu’elle explique son arrivée au Québec et des détails de sa vie qui l’ont poussée à choisir la politique pour mieux comprendre le contexte. Je la trouvais déjà sympathique et le livre n’a que confirmé mon opinion sur elle.

La plume est professionnelle et accessible, même les lecteurs qui ne lisent pas beaucoup d’essais pourront comprendre les événements décrits. Je le recommande si, comme moi, vous aimez la politique ou si vous souhaitez en apprendre davantage sur une femme forte.

Extraits

C’était avant l’imposition du dogme néolibéral dans nos administrations publiques, avant les coupes massives en santé et en éducation, avant l’austérité libérale et caquiste. C’était avant l’arrivée massive d’internet, des réseaux sociaux, de Netflix, d’Instagram et de TikTok dans nos vies, avant que la majorité des contenus culturels que nous consommons quotidiennement (en anglais, s’il vous plaît) ne nous fragmentent en solitudes enfermées dans nos algorithmes. (p.15)

Depuis, les ressources en francisation et en intégration sont éparpillées entre les centres de services scolaires, les cégeps, les universités, les centres communautaires et les instituts privés. L’offre de services s’est lentement détériorée, au gré des cures d’austérité et de l’indifférence politique. (p.46)

« Dans la vie, ce n’est pas parce que tu as raison que tu as raison de le dire. » (p.91)

Si la jeune Ruba vivait aujourd’hui, et lisait aussi avidement les journaux que je le faisais en 1995, elle y trouverait certainement encore beaucoup de mains tendues, mais elle recevrait plus que sa part de claques au visage. (p.96)

Il y a une expression arabe qui dit qu’il faut : « marcher près du mur » : ne pas se faire remarquer ni déranger. Mes parents l’appliquent dans leur vie. Je réalise la signification littérale que cette expression peut avoir pour des Palestiniens qu’on a isolés derrière un mur, justement. (p.122)

Ça peut paraître curieux, mais mon deuil de la maternité s’est amorcé quand j’ai entrepris les démarches de procréation assistée avec mon mari. (p.146)

C’est un processus très évasif, qui exige du temps de la patience, une organisation béton et beaucoup de détermination. (p.146)

Pendant longtemps, lorsque es amies, mes sœurs m’annonçaient une grossesse, je sautais de joie, je me réjouissais pour elles, et c’était sincère, mais le soir, dans mon intimité, une boule de tristesse envahissait ma gorge. Je pleurais, parfois. Au fil du temps, j’ai apprivoisé cette tristesse. (p.151)

vendredi 4 septembre 2026

Guards by Faye Knighly

 

Published on September 4th, 2026

424 pages

I read the e-book

Back Cover

An interconnected standalone set in the post apocalyptic Breeders universe, Guards takes you deeper into the twisted dynamics of Pack Singer.

The Packless

They call me packless, but I’ve always had a family. Or I did, until a group of scavengers caught us unawares and killed everyone I’ve ever loved. I’ve come to Pack Singer injured, weak, but when a soft-hearted guard nurses me back to health, I see my chance. I beg him to help me join Pack Singer’s prestigious breeding program. If I’m pregnant with one of their own, there’s no way they’ll refuse me. I need to keep it cool, fake my way in, and conceive before I’m discovered.

All I want is to have a home, and I refuse to settle for anything less than one of the Big 10.

Jace

Demoted and dejected, I settle into the role of grunt when I used to lead. All, for what, refusing to acknowledge what my brother was planning to do?

Truly alone for the first time in my life, I find one of the packless bleeding and unconscious in the woods. She needs me, and the more I stare into her brilliant green eyes, the more I think I need her. When she comes up with a plan to find sanctuary at Pack Singer by becoming a pack mother, I go along with it.

But she won’t go alone.

The Hawk mask I once wore with pride feels constrictive, but I’ll wear it for her. She doesn’t know I’m one of her Breeders, but it’s the only way to keep her close. One day, I’ll take off the mask and show her my real face.

My review

 I would like to mention that it’s the first book I read from this author, but it’s the third novel of her series Breeders. The good thing is I wasn’t lost when I read it because it’s almost about Kaiya and Jace. You also encounter characters that probably were in the other books, so I would recommend starting with book 1.

I don’t read many novels about werewolves, but since I met the author, I wanted to give a chance at her universe. I admit that the fact that females are mostly used to breeding and raising kids, it wasn’t easy for me to read that part. Fortunately. The connection between the protagonists gets deeper in time, and it might not be what is waiting for Kaiya. At the beginning, she is a newbie. She wasn’t supposed to be part of that pack, but some circumstances put Jace and her together.

Jace is still mysterious in most of the book, but I guess it was that brought some interest to the plot. I found this character more fascinating than Kaiya even though I could relate more to the MFC. He was cold with her first, but many events brought them closer.

The world building is really well represented, but fantasy and dystopic are not my cup of tea. In some chapters, I had trouble concentrating, but I wonder if it’s related to my busy life lately because it’s not the first book that I forgot some parts.

My interview with the author


Le chasseur – Maîtresse du diable de Marie-Claude Charland

  Publié le 25 août 2026 chez A éditeur 416 pages Lu en format papier 4 e de couverture Certaines vérités ont le pouvoir de tout dé...