dimanche 3 mai 2026

Une belle brochette de menteuses de Kelsey Cox


Publié chez Saint Jean le 11 mars 2026

325 pages

Lu en format papier

4e de couverture

Une fête. Une chute. Un cri. Deux questions: qui est mort... et comment?. Sophie Matthews fête ses seize ans dans la grande demeure de son père, qui n’a pas lésiné sur les moyens pour faire de cette soirée l’événement de l’année. Mais alors que Sophie vient à peine de souffler ses bougies, quelqu’un tombe du balcon et s’écrase sur la piste de danse. De qui s’agit-il? Et surtout, qui, parmi les invités, est le meurtrier?

La liste des suspects est longue… à commencer par Dani, la belle-mère de Sophie, en proie à une dépression post-partum depuis la naissance de sa fille; Orlaith, la nounou irlandaise, endeuillée, qui reporte son amour maternel sur la fille de Dani; Kim, la mère de Sophie, pleine de rancœur envers Dani et Mikayla, la meilleure amie de Sophie. Toutes ont été invitées à la fête. Toutes n'en sortiront pas vivantes…. Un thriller palpitant qui dissèque les relations mère-fille, les rivalités féminines et les secrets de famille.

Mon avis

Je crois que je ne suis pas la seule qui a pensé à la série Les menteuses (ou Pretty Little Liars) en lisant le résumé et en apercevant le titre. Je dirais que c’est un peu dans une lignée identique, mais sans professeur attirant. On voit de la compétition entre les différents personnages, que cela soit entre l’ex et l’actuelle épouse d’Éthan, les deux adolescentes qui sont amoureuses du même garçon, cela ajoute de la complexité à trouver le coupable.

Vous y découvrirez une légère touche de romance, mais c’est vraiment plus un thriller sans la présence constante de policiers. La majorité du bouquin, on apprend davantage sur les invités de la fête et les raisons du pourquoi, ils pourraient être liés au meurtre.

C’est un livre qui prend du temps à lire et qui demande de la concentration, puisqu’il s’agit d’une histoire chorale et qu’il contient de nombreux personnages. Au commencement, je ressentais de la sympathie pour Kim, la mère de Sophie, mais plus j’en ai appris à son sujet, plus vite je l’ai mis dans ma liste des personnages que je n'aime plus.  j’irais avec Mikayla, la meilleure amie de la fêtée. C’est en elle que je me suis davantage reconnue.

La plume de l’auteure est excellente pour garder en haleine jusqu’à la dernière ligne. Elle a réussi à me captiver pendant plus de 300 pages.

Extraits

Je suis en train de terminer un rang de pétales rose vif en crème au beurre. Le gâteau est une explosion de couleurs fluo – pour une raison ou pour une autre, les années 1990 sont revenues à la mode. Mais en réalité, j’ai besoin de plus d’une seconde. J’ai besoin de plusieurs heures sans aucune interruption. (p.12)

Maintenant, le simple fait de la regarder est douloureux. Il y a des choses qui ne peuvent tout simplement pas être communiquées, dites, des mots qui sont à taire à jamais, parce que je sais, au plus profond de moi, que ça serait notre fin. La fin de tout. (p.28)

On regarde les uns après les autres des films romantiques qu’on a déjà vus une centaine de fois – comme le classique Roméo + Juliette avec Leonardo Di Caprio, à l’époque où il ressemblait à un garçon craquant qui aurait pu être au collège avec nous, et non à un père sexy. (p.43)

Pourquoi est-ce que je me comporte comme une sale garce? Je ne veux pas de cette vie, de cette maison, d’Ethan. Je suis heureuse d’en être libérée. Je déteste seulement le voir heureux. L’injustice de la chose me brûle pratiquement la peau. (p.83)

Quoi qu’il en soit, la déclaration de Kim me blesse plus profondément qu’un commentaire sur la taille de ma poitrine. Même le mot influenceuse me rend malade. (p.89)

Sophie adorait jouer à Mario Kart. « Maman, fais la course avec moi. Maman, je veux être la princesse. Maman, tu aimes l’homme champignon? » (p.105)

Je pense à Betty Broderick et jusqu’à quel point, exactement, on peut pousser quelqu’un. (p.210)

Une belle brochette de menteuses de Kelsey Cox

Publié chez Saint Jean le 11 mars 2026 325 pages Lu en format papier 4 e de couverture Une fête. Une chute. Un cri. Deux questions:...