Publié chez Libre Expression le 1er avril 2026
312 pages
Lu en format papier
4e de couverture
Issu d’un milieu dur, Max a un lourd passé et un franc
parler. Désormais, il ne veut que la paix. Et cette nouvelle vie, il la
construira dans les Laurentides, à rénover le vieux chalet de sa tante Hélène,
dont il achète la terre au bord de l’eau.
Jeune mère monoparentale, Rosalie accepte l’offre d’Hélène
de passer l’été dans sa propriété saisonnière et s’y installe avec la petite
Billie. Quand Max fait irruption dans le chalet, prêt à les chasser pour mener
à bien son projet, rien ne va plus.
Malgré une entente de cohabitation polie, la tension entre
eux est tangible. Leur attirance ne fait que grandir, les barrières menacent de
céder. Et quand Max demande à Rosalie de lui donner juillet, c’est qu’il est
déterminé à lui démontrer qui il est vraiment...
Mon avis
Si vous me suivez depuis un moment, vous devriez vous douter
que je n’allais pas passer à côté d’un nouveau roman adulte de Marie Potvin.
J’essaie de ne pas en manquer un depuis que j’ai lu sa première trilogie.
Comme d’habitude, on rencontre des personnages complexes et
attachants à la fois. Dès le commencement, on remarque que Rosalie ne fait pas
confiance facilement, surtout en ce qui concerne sa fille. On en apprend les
raisons plus tard dans le livre et, pour avoir subi la même chose, j’ai pu me
reconnaître dans cette situation.
Je donne mon étoile du match à Rosalie, mais Max arrive en
deuxième. Je vous rassure, il n’est pas le type de méchant garçon que l’on
retrouve trop souvent en roman, mais il montre une énergie qui dit de ne pas
trop s’approcher de lui. D’ailleurs, dès leur rencontre, il tente de convaincre
à Rosalie et Bille de partir sans savoir le véritable motif du pourquoi elles
s’installent au chalet.
Billie est un personnage secondaire, mais c’est elle qui
apporte de la lumière dans l’histoire et qui m’a fait le plus sourire. C’est
difficile de lui résister à cause de sa passion pour les licornes et son franc-parler.
Si vous ne connaissez pas encore la plume, c’est le meilleur
moment. Non seulement le récit se déroule pendant l’été, mais il permet aussi
de rêver un peu.
Extraits
Tu pourras pus décider si tu finis dans le Saint-Laurent
avec des bottes en ciment. T’es trop clean pour eux, Max. T’essaies de jouer
fair-play dans un monde qui connaît pas ça, les règles. (p.7)
Par chance, Billie s’endort facilement après nos balades
dans la coulée et nos chasses aux têtards sur la plage sablonneuse du lac. Elle
n’est pas trop motivée à se baigner ; le fond vaseux et parsemé d’algues ne
l’attire pas. (p.31)
Mais sérieux, Ro, c’est dur de trouver quelqu’un qui n’.est
pas dans le trip fast-food des réseaux. En plus, ils ont tous un problème ou un
autre. Et ça, c’est quand il me ghostent pas après deux rencontres. (p.87)
Quand j’ai eu Billie, ma mère m’a tout de suite imposé ses
limites ; elle la gâterait, mais elle s’était déjà sacrifiée pour ses enfants,
elle ne servirait pas de gardienne. Ç’a été difficile à entendre, mais elle est
comme ça dans tout. À moins d’une urgence extrême, je ne lui demande rien.
(p.94)
T’a jamais le cœur à la mauvaise place. T’as pas tort,
j’aurais trouvé l’été long sans toi ou même les Tremblay. N’empêche…j’ai
toujours besoin d’imposer une distance pour me protéger. (p.124)
Il me tue de l’intérieur, je mets toujours des jours à m’en
remettre, à ruminer quelle réplique je n’ai pas eu la rapidité d’esprit de lui
lancer. (p.180)

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