Publié chez les éditons De Mortagne le 12 mai 2026
256 pages
Lu en format papier
4e de couverture
Quitter une carrière en enseignement pour ouvrir un café
avec une amie ? Un rêve devenu réalité pour Viviane, qui bichonne depuis peu
les clients du Crema Et Cetera. Si les douceurs et les boissons chaudes
charment les habitants du quartier, elles attirent aussi l’attention d’un
groupe criminalisé, prêt à la menacer pour s’octroyer une part des profits.
Face aux embûches, Viviane est partagée entre son désir
d’épargner ses précieuses amies et un besoin criant d’être protégée dans toutes
les sphères de sa vie. Elle pourra compter sur un appui inattendu, lorsqu’elle
fera la rencontre d’un homme au tempérament bourru. Entre elle et lui, il y a
des flammèches. Sous sa rudesse se cache peut-être l’allié dont elle a besoin.
C’est parfois dans l’adversité que naissent les plus belles histoires….
Mon avis
Un des rares romans de l’auteure que je n’avais pas encore
lus, donc j’étais contente d’avoir la chance de le feuilleter lorsqu’une
nouvelle édition fut publiée. Il n’est pas resté dans ma pile puisqu'il s'agit
d'une de mes écrivaines québécoises préférées. (Quoiqu’il ne faut pas non plus
se fier à la durée, j’y vais surtout avec mes envies.)
Comme j’aime le café en général, j’avais hâte de découvrir
l’ambiance de l’établissement et cela dépasse mon imagination. Quelques
éléments m’ont découragé d’en ouvrir un. Heureusement qu’un homme bourru ajoute
de la lumière dans les mauvais moments.
Je le recommande si vous appréciez la romance, mais je
dirais que l’amitié est le point central de l’histoire. Au commencement, je
croyais que le changement d’emploi de Viviane allait prendre de l'importance,
mais ce n’est pas nécessairement le cas.
Je donne mon étoile du match à Viviane parce c'est le
personnage qui m’a davantage surprise dans l’ensemble et elle fait preuve d’une
résilience et d’un entêtement hors du commun. Elle m’a fait rouler des yeux à
quelques reprises. Disons que je comprenais la réaction de M. Bourru, mais on
s’attache à elle.
Extraits
Pour l’amour commun du fromage et les trop nombreux
souvenirs qui pourraient servir à nous faire chanter les unes les autres. Une
amitié forcée, en somme. Des otages. (p.7)
Bien sûr que je suis en colère, les filles! Il m’a trompée
avec elle pendant deux mois! Et nous n’avons pas vécu comme des moines tous les
deux pendant toutes ces semaines! Je suis dans une rage folle! J’ai reçu en moi
un pénis qui avait trempé dans une autre moule poulette que la mienne,
peut-être la même journée! (p.12)
Les gens qui écrivent sans fautes et qui ne s’en foutent
pas, ça court de moins en moins les rues. Ouvre l’esprit et vois au-delà.
(p.32)
Je pense que le fait d’avoir été trompée fait plus mal que
de l’avoir perdu, lui. L’impression d’avoir été une cruche qui s’est fait
remplir allègrement de mensonges, tu comprends? C’est cette blessure-là qui
fait le plus mal. (p.70)
Je savoure cet instant magique, l’impression que tout est à
sa place et que je pourrai soulever des montagnes autant de fois qu’il le
faudra pour conserver le sentiment que Cormac et moi sommes ensemble jusqu’au
bout. Un très, très loin jusqu’au bout. (p.250)

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