dimanche 31 mai 2026

Café corsé de Marie Paquet

 

Publié chez les éditons De Mortagne le 12 mai 2026

256 pages

Lu en format papier

4e de couverture

Quitter une carrière en enseignement pour ouvrir un café avec une amie ? Un rêve devenu réalité pour Viviane, qui bichonne depuis peu les clients du Crema Et Cetera. Si les douceurs et les boissons chaudes charment les habitants du quartier, elles attirent aussi l’attention d’un groupe criminalisé, prêt à la menacer pour s’octroyer une part des profits.

Face aux embûches, Viviane est partagée entre son désir d’épargner ses précieuses amies et un besoin criant d’être protégée dans toutes les sphères de sa vie. Elle pourra compter sur un appui inattendu, lorsqu’elle fera la rencontre d’un homme au tempérament bourru. Entre elle et lui, il y a des flammèches. Sous sa rudesse se cache peut-être l’allié dont elle a besoin. C’est parfois dans l’adversité que naissent les plus belles histoires….

Mon avis

Un des rares romans de l’auteure que je n’avais pas encore lus, donc j’étais contente d’avoir la chance de le feuilleter lorsqu’une nouvelle édition fut publiée. Il n’est pas resté dans ma pile puisqu'il s'agit d'une de mes écrivaines québécoises préférées. (Quoiqu’il ne faut pas non plus se fier à la durée, j’y vais surtout avec mes envies.)

Comme j’aime le café en général, j’avais hâte de découvrir l’ambiance de l’établissement et cela dépasse mon imagination. Quelques éléments m’ont découragé d’en ouvrir un. Heureusement qu’un homme bourru ajoute de la lumière dans les mauvais moments.

Je le recommande si vous appréciez la romance, mais je dirais que l’amitié est le point central de l’histoire. Au commencement, je croyais que le changement d’emploi de Viviane allait prendre de l'importance, mais ce n’est pas nécessairement le cas.

Je donne mon étoile du match à Viviane parce c'est le personnage qui m’a davantage surprise dans l’ensemble et elle fait preuve d’une résilience et d’un entêtement hors du commun. Elle m’a fait rouler des yeux à quelques reprises. Disons que je comprenais la réaction de M. Bourru, mais on s’attache à elle.

Extraits

Pour l’amour commun du fromage et les trop nombreux souvenirs qui pourraient servir à nous faire chanter les unes les autres. Une amitié forcée, en somme. Des otages. (p.7)

Bien sûr que je suis en colère, les filles! Il m’a trompée avec elle pendant deux mois! Et nous n’avons pas vécu comme des moines tous les deux pendant toutes ces semaines! Je suis dans une rage folle! J’ai reçu en moi un pénis qui avait trempé dans une autre moule poulette que la mienne, peut-être la même journée! (p.12)

Les gens qui écrivent sans fautes et qui ne s’en foutent pas, ça court de moins en moins les rues. Ouvre l’esprit et vois au-delà. (p.32)

Je pense que le fait d’avoir été trompée fait plus mal que de l’avoir perdu, lui. L’impression d’avoir été une cruche qui s’est fait remplir allègrement de mensonges, tu comprends? C’est cette blessure-là qui fait le plus mal. (p.70)

Je savoure cet instant magique, l’impression que tout est à sa place et que je pourrai soulever des montagnes autant de fois qu’il le faudra pour conserver le sentiment que Cormac et moi sommes ensemble jusqu’au bout. Un très, très loin jusqu’au bout. (p.250)

Mon entrevue avec l'auteure 

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Café corsé de Marie Paquet

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