lundi 12 juillet 2021

Histoires de filles en sac à dos de Nadia Lakhdari King, Marie-Julie Gagnon et Mélanie Leblanc

 



Publié chez les éditions Goélette le 29 octobre 2018

279 pages

4e de couverture

Je ne sais pas comment tu fais, par Nadia Lakhdari King.

Professionnelle ambitieuse, maman impliquée et épouse attentionnée, Esther est une véritable superwoman... au bout du rouleau ! Quand sa grande amie Jeanne lui propose que leurs familles se rejoignent à l'autre bout du monde, elle accepte sans hésiter. Mais Esther se rend vite compte que si l'herbe semble parfois plus verte chez le voisin, la réalité est souvent tout autre. Et si le bonheur c'était d'avoir la vie qui nous ressemble ?

 Comme tout le monde, par Marie-Julie Gagnon

Maude-Emmanuelle, vingt-sept ans, s'apprête à réaliser l'un de ses plus grands rêves :devenir propriétaire d'une maison en banlieue avec Charles-Étienne, son amoureux des sept dernières années. Elle a tout prévu... sauf se faire larguer, le jour de leur rendez-vous à la banque, parce qu'elle est trop prévisible. Piquée au vif, elle part en Thaïlande pour prouver à Charles et à la planète entière qu'elle peut, elle aussi, être wild comme tout le monde.

On est où ? par Mélanie Leblanc Floralie est une influenceuse. Grâce à ses réseaux sociaux et à ses nombreux fans aussi inconnus que cosmopolites, elle profite d'articles promotionnels, parcourt la planète et se voit inviter aux soirées les plus glam. La vie rêvée, quoi ! Pourtant, une seule question posée lors d'un séjour inoubliable au Mexique bouscule ses certitudes :« Tu vas faire quoi quand tu vas être grande ? » Incapable de répondre, Floralie s’embarque alors dans le voyage le plus inspirant, cocasse et enrichissant de sa vie.

Mon avis

Je lis rarement des nouvelles, mais le thème m’interpellait alors j’ai décidé de lui donner une chance. Je ne regrette pas mon choix, je l’ai dévoré en quelques heures. Les trois histoires sont rythmées et les personnages se retrouvent dans de drôles de situation.

Je ne sais pas comment tu fais arrive en deuxième position. J’ai aimé voir le point de vue d’une mère super occupée qui désire apporter un peu de calme dans sa vie et j’ai pu me reconnaître dans son désire d’obtenir une vie plus paisible. J’aime son sens d’humour et j’apprécie le fait qu’elle apporte deux points de vue différents. Je suis d’accord avec la fin, mais je vous laisse la lire pour la découvrir. Cela m’a fait du bien aussi de découvrir la Nouvelle-Zélande. J’ai eu des souvenirs des films du seigneur des anneaux. Les paysages sont à couper le souffle et je comprends pourquoi Esther a choisi cette destination.

Extrait :

Ma journée se passe dans un étrange brouillard. En surface, je travaille, je fais le taxi pour les enfants, je discute avec mes collègues, bref, je vis ma vie normale de femme de carrière du 21e siècle. Mais, à l’intérieur, j’ai l’impression de ne pas y être. Mon cœur et mon esprit se sont envolés vers des contrées lointaines (p.23)

Comme tout le monde est ma nouvelle favorite, car c’est avec Maude-Emmanuelle que j’ai le plus connecter. Je suis à un point dans ma vie où je me pose énormément de questions et je sais que je dois changer pour être heureuse. Maude-Emmanuelle a toujours pensé que de rentrer dans le moule la rendrait heureuse et sa rupture lui a ouvert les yeux. Elle se demande si sa vie tranquille la représentait et elle réalisait qu’elle devait peut-être ajouter du piquant. Je connais peu la Thaïlande et comme Maude-Emmanuelle, le pays ne fait pas partie de ma liste de souhaits, mais j'ai pu observer comment la vie se déroule dans ce pays. La protagoniste m’a fait rire avec ses mésaventures puisque j’en ai déjà vécu sauf que c’est fois-ci, c’est poussé de sorte à ajouter du piment à l’histoire.

Extrait

La vie n’a pas à être coulée dans le même moule pour tout le monde. Les trente-cinq heures par semaine, ça n’a jamais été mon truc. Encore moins dans un bureau à cloison déprimant ! (p.149)

On est où ?

En général, j’ai bien aimé les aventures de Floralie qui désire prendre un recule des réseaux sociaux. C’est un de mes objectifs. Malgré son jeune âge, je me suis reconnue dans cette partie de l’histoire. Si j’avais eu 25 ans comme quand la chick-lit est arrivée dans ma vie, j’aurais encore plus apprécié l’écriture et les adultes dans la vingtaine se reconnaîtront davantage en Floralie. Mon moment favori est le retour d’un personnage d’un des deux autres romans de l’auteure. Je ne veux pas le divulgâcher, mais cette rencontre m'a rappelé de bons souvenirs.

Si vous apprécié les histoires humoristiques et de découverte de soi, je vous le recommande. Vous pouvez encore le trouver en format numérique. Si vous l’avez lu, j’aimerais savoir avec laquelle des trois filles vous partirez en voyage. C’est une bonne lecture pour l'été ou à lire si vous vivez une période de changement comme moi.


dimanche 11 juillet 2021

Sin on the run by Lucy Farago

 


Published on April 26, 2016

282 pages

Back Cover

There are some secrets even Las Vegas's 24/7 glitter can't hide. Lucy Farago's dazzling new series ups the ante as a fiery stripper fights to protect an elite detective from danger--and both their killer pasts…
Living in the red-hot now is how Rhonda Deagan survives. Onstage, this sexy Goth stripper always stays on top, no matter how much her real-life dreams shatter. So why not risk a scorching fling with a gorgeous groomsman after her best friend's wedding? Too bad Blake Cameron is in someone's lethal sights. And saving this cool-headed investigator's life just put Rhonda on the run with him--and on his personal, oh-so-seductive hit list…

For Blake, figuring out who doesn't want him dead is easier than keeping his new raven-haired friend safe. The only way he can buy time to out-think their pursuers is to hide them both in the aristocratic world he thought he'd escaped. But there's no escaping the incendiary attraction between him and Rhonda. Walking the knife-edge between desire, lies, and naked truth may be their best chance to live--if it doesn't cut too deep to survive…

My review

Just like Bitten, it took me 5 days to read the entire novel, but it was not because I did not like it. There is a lot of actions just like in book 1 and you need to focus to understand the story.

This book is different from the first, but I found similarities. I recommend to read Sin on the Strip before to understand the background of the characters. Some of them are back even though they are not the main protagonist.

Rhonda is an interesting character. Some people might thing she is selfish at the beginning, but we discover why she protect herself that much and why she was dancing in Maggie’s club. She has a heart of gold just like her employer and I started to like her more while I was reading. She might be cold and not afraid to kick asses, but she also can be sweet.

Blake is the type of male character I love to read in romance. He is a mixt of James Bond and James Fraser. He has flaws just like everyone is real life and I think this is why I like him that much. He has a good sense of humour and he can deal with Rhonda ‘sarcastic side. She does not always have a filter and it is funny when they are arguing.

If you like thriller, this is the novel for you. This author has the talent to write breathtaking stories and her writing is a good mixt of romance, action and erotica. I even like Blake’s family. They bring another point of view and the reader learn to understand his mom. You have to be patient before you meet them, but it totally worth it.

I wish this novel was a movie, so I could see some Scotland landscape. I saw some of it in Outlander, but it’s something I am never tire to see and I want to see Blake’s place.

After reading 2 of her books, Lucy Farago is on my list of favorite authors and I can’t wait to read the rest of her bibliography.

Excerpts

"It’s not the same thing, " she insisted.

" How is it different? "

Because, Rhonda thought, Maggie didn’t resent her giving nature. " Maggie can’t help herself. I had no choice. Now, " (p.68)

"….His section of women’s fiction is a little light. Do you read? "

" When I have time. "

" What do you like? "

" Anything I wasn’t forced to read in school. " (p.77)

" It’s not easy doing something you hate when you feel you have no choice. Even knowing it’s your only choice doesn’t make it better. " (p.87)

"You’ve spent so much time creating and hiding that persona, that you forget it’s not you. But you want people to think it is. You count on people judging on your looks. But some of us aren’t like that. And I don’t appreciate you doing it to me. " (p.113)


My review of Sin on the Strip 

Lili-la-Lune Tome 3 Des papillons dans le ventre d’Amélie Bibeau


Publié le 22 février 2021 chez Victor et 
Anaïs

186 pages

4e de couverture

Coralie, alias Lili-la-Lune, commence tranquillement à se remettre de l’agression qu’elle a subie. Malgré l’aide qu’elle reçoit, son mal-être persiste et les rapprochements demeurent difficiles avec son chum. Leur relation s’effrite. L’amour entre eux suffira-t-il à panser les blessures de Lili ?

De plus, le secret qu’elle partage avec Guillaume lui occasionne bien des maux de tête. Lorsque ce dernier passe aux aveux, Lili découvre que son ami cache autre chose, mais a-t-elle envie de le découvrir ?

Mon avis

J’éprouve de la difficulté à croire que j’ai déjà terminé ma lecture de l’avant-dernier tome. Je viens à peine de le commencer que j’arrive à la dernière page, j’en aurais pris pour 200 autres. D’ailleurs, si vous ne connaissez pas la série et que vous hésitez à l'acheter, je vous suggère d’attendre la sortie du dernier tome et vous la procurer au complet. J’ai le cœur gros à savoir que je dois attendre presque deux mois pour connaître la finale.

Dans ce tome-ci, l’auteure aborde encore des sujets sérieux comme la dénonciation et l’homophobie, mais je trouve que c’est le moins lourd des trois bouquins. Je sens que Coralie redevient peu à peu elle-même et je garde espoir que cela va bien se terminer pour elle. J’aime son évolution. Au commencement, elle doutait d’elle et grâce à ses amis et à de l’aide psychologique, elle reprend confiance en elle.

Je n’ai pas eu de larmes aux yeux comme au début, mais l’écriture demeure touchante et je ne croyais pas le dire, je me suis attachée à Guillaume même s’il m’a fait un peu penser à mon fatiguant de grand frère avec ses drôles de commentaires. Il m’a quand même fait rire.

Pour ce qui est de P-A, je suis mitigée à son égard. Je comprends ses réactions, mais je me pose des questions à son sujet. Je sens que je vais les obtenir dans le 4e tome.

On rencontre enfin Brittany, la copine américaine de Guillaume qui m’exaspère au plus haut point. Je vous laisse découvrir pourquoi. Toutefois, je crois que c’était le but de l’auteure à ce qu’elle apporte du piquant à l’histoire.

La série est recommandée aux 13 ans et plus et vu les sujets abordés, je suis d’accord. Je le recommande aussi aux parents pour qu’ils puissent en discuter avec leurs jeunes. On voit les réactions des parents de Coralie qui ne sont pas toujours évidentes. J’essaie de me mettre dans la tête de sa mère et je me pose encore des questions quant à la suite des événements.  

Extraits

-          C’est violent, hein? C’est cette violence que tu t’infliges toi-même, quand tu acceptes de croire ce que ce garçon t’a dit (p.42)

-          Qu’est-ce que tu fais? Me demande-t-il sans quitter l’écran des yeux

Sans réfléchir je réponds :

-          Je m’en vais me pitcher devant un train. (p 144)

-          T’es tellement juste un charmeur de merde!

Il lève son doigt dans les airs, comme un enseignant le ferait pour reprendre.

-          Tut! Tut! Tut! On dit « prince charmant».. (p.176)

Mes chroniques 

Celle du tome 1 

Celle du tome 2

Interview with Freya Barker

 



Biography

USA Today bestselling author Freya Barker loves writing about ordinary people with extraordinary stories.

Driven to make her books about 'real' people; she creates characters who are perhaps less than perfect, each struggling to find their own slice of happy, but just as deserving of romance, thrills and chills in their lives.

Recipient of the ReadFREE.ly 2019 Best Book We've Read All Year Award for "Covering Ollie, the 2015 RomCon “Reader’s Choice” Award for Best First Book, “Slim To None”, Finalist for the 2017 Kindle Book Award with “From Dust”, and Finalist for the 2020 Kindle Book Award with “When Hope Ends”, Freya continues to add to her rapidly growing collection of published novels as she spins story after story with an endless supply of bruised and dented characters, vying for attention!

Credit : About | Author Freya Barker

Questions

Which of your novels do you recommend to a new reader and why?

There are a few books I could suggest. ‘Slim To None,’ the first book in my Cedar Tree series would appeal to those who enjoy romantic suspense. It also happens to be permanently free. For those who prefer more contemporary romance might enjoy one of my Northern Lights stories, those books don’t have to be read in any specific order and are available in French. The first two translated novels have already been released.

My Rock Point series is being translated into French as well. It’s romantic suspense and focuses on an FBI team working out of Durango, Colorado.

 

What are your inspirations?

Life is my biggest inspiration. I have my ears and eyes open all the time. Something as simple as a snippet of a conversation while waiting in line at the grocery store can stimulate my imagination and become the root of a story  plot.

Art imitates life, and one series I’ve written—Portland ME—is the best example of that. The first novel in that series is ‘From Dust’ and it is rooted in a news story from several years ago. I couldn’t stop thinking about it, wondering how the event described would impact the people actually living it. For two years it played through my head until I finally put it to paper in the book.

There are four books in that series and all four stories are rooted in real life events.

Do you read other genres than romance?

I do. I will read straight suspense, thrillers, women’s lit, and on very rare occasions fantasy.

What advice would you give to a new author?

Focus on the story you’re writing. Don’t worry about what everyone else is doing, Don’t get ahead of yourself and don’t expect miracles. The only way to become a better and more successful writer is to simply write more. Make sure you tell a great story, take the time to have it go through proper editing, be open to constructive criticism, and—I’ve already mentioned this, but it bears repeating—keep your expectations low.

Not everyone is going to be successful. In fact, the number of authors actually able to make a living is much smaller than you’d think. However, if you love telling your story, if you love the act of writing, then you success is not defined by sales, but by the satisfaction you are doing something you love.  

Do you do some research before you start a new writing project?

I do massive amounts of research, both before and definitely during the writing of a book. I pride myself on writing about ‘real’ characters and their  ‘realistic’ stories which means certain things have to be tested to reality. As an example, when I talk about a geographical location in my story, I’m either familiar with it from personal experience, or will have a map up on my computer. Writing about law enforcement and first responders, I have to make sure to be up to date on police procedure and local law.

If you want to be believed, you have to be believable.

What are your next projects?

I’m currently working on two novelettes which will be part of two separate Christmas anthologies., and then I have another story to write in my Arrow’s Edge MC series. After that I’m excited to start the plotting for a brand new series I’m hoping to launch in 2022, set in beautiful Montana. Keep your eyes open for the High Meadow series!

My reviews

Une lectrice compulsive: A change in tide by Freya Barker

Une lectrice compulsive: Burning for Autumn – On Call series by Freya Barker

 


Entrevue avec Geneviève Cloutier

 

Biographie

Geneviève Cloutier est un Mini-Wheat. Son côté blé entier a été pleinement exploité ses quinze dernières années avec son emploi en informatique. Bien que son côté givré réussisse à faire surface sporadiquement, autant d’années
d’oppression ont mené à une révolte sucrée : l’écriture de romans ! Exit le rationnel, place à la créativité, à l’imagination et à l’humour !

Crédit : Cloutier, Geneviève | L’Association des auteures et auteurs de l’Estrie (aaaestrie.ca)

Questions

D’où t’es venue l’inspiration pour ta trilogie un week-end sur 2 ?

Depuis maintenant plus de vingt ans, je pars un week-end par année à la plage, dans le Maine, avec un groupe d’amies.  Nous avons cette tradition depuis l’université.  Il y a environ 8 ans, comme chaque année j’avais apporté de la lecture, un chick-lit.  J’étais célibataire, début trentaine et j’avais deux jeunes enfants.  Je ne me suis pas reconnu dans ma lecture.  C’est là que j’ai eu l’idée d’écrire un roman avec une mère de famille en personnage principal.  J’avais le goût d’une histoire drôle et légère, mais plus proche de la réalité.  Ce week-end là, j’ai pondu mes personnages et leur personnalité.  Après j’ai commencé à écrire l’histoire, en ne sachant pas du tout comment ça finirait.  Puis pour plein de raisons, dont le manque de temps, j’ai arrêté. Trois ans plus tard, j’ai retrouvé mon texte dans mon ordi.  Je me suis relu et j’ai ri.  Alors, je l’ai fait lire à une collègue pour voir s’il y avait du vrai potentiel, elle m’a confirmé que c’était le cas et m’a demandé ce qu’il y allait se passer pour la suite de l’histoire…je n’en avais aucune idée.  Je me suis donc mis au travail, à la hauteur d’un week-end sur deux et j’ai terminé juste à temps pour mon week-end de filles.  J’ai pris les commentaires de tout le monde, j’ai retravaillé mon texte et à la fin de l’été, j’ai fait mes envois dans les maisons d’édition.  J’ai été publié, un an et demi plus tard.  Pendant ce temps, la maison d’édition à accepté que je travaille sur une suite, j’ai donc écrit le tome 2 et à la sortie du premier, le tome 3.

Selon toi, est-ce plus difficile d’écrire d’un point de vue d’un personnage dans la vingtaine comme Julia, la trentaine comme Caroline ou à l’approche de la quarantaine comme Mélanie ?

Julia a été un peu plus difficile, j’ai dû ajuster dès le départ le ton pour aller chercher l’énergie et le côté « tout est possible de la vingtaine ». Mais une fois le ton trouvé et la personnalité du personnage bien définie, c’était facile d’écrire pour elle.  J’avais parfois des questionnements sur les goûts musicaux par exemple, mais c’est tout.  Le personnage de Caroline a été écrit alors que j’étais moi-même dans la trentaine et j’ai vieilli en même temps qu’eux, j’ai donc écrit Mélanie dans la quarantaine.

Pourquoi avoir choisi la pandémie comme toile de fond de ton dernier roman ?

Pour plusieurs raisons.

Premièrement, parce que j’avais de la difficulté à imaginer l’après-pandémie. Qu’elle va être notre nouvelle réalité, les masques, la distanciation …  Une grande partie de mon humour se passe dans les petites choses du quotidien et très ancré dans la réalité, donc je trouve plus facile d’écrire sur ce qui se passe maintenant.  En plus, le couple de Mélanie va mal dans la trilogie, je trouvais que le confinement était idéal pour traiter de ce sujet.  Elle a fui ses problèmes pendant des années, la pandémie l’oblige à les affronter.  Je trouvais le sujet très actuel, on connaît tous des couples qui n’ont pas survécu à la pandémie.

Quels défis as-tu rencontrés en écrivant une trilogie ?

Pour le premier ç’a été un apprentissage.  Je ne connaissais rien au processus d’édition, donc à chaque étape, tout était nouveau.  Ensuite, pour les autres ç’a été plus la gestion du stress, la peur de décevoir les gens qui avaient aimé les autres.  Avec Julia, je me disais que le public d’un week-end sur 2 n’embarquerait peut-être pas avec un personnage plus jeune.  Mais au final, j’ai décidé de continuer de faire les projets qui me tentent et m’inspirent.  Comme l’écriture n’est pas mon revenu principal, ça m’enlève la pression de vendre à tout prix, ça me permet de travailler sur ce dont j’ai envie.

Quels conseils donnerais-tu à un nouvel auteur ?

J’adore la philosophie de Nike : Just do it.  Il faut juste se lancer.

Aussi, il faut écrire ce que vous avez envie de lire.

Ensuite, entouré vous de gens honnêtes qui vont vous lire et vous donner un vrai avis.  Avant même d’envoyer un manuscrit à ma maison d’édition, au moins 3 personnes l’ont lu et commenté.

Es-tu une fan des Backstreet Boys comme tes personnages ? Si oui, lequel est ton favori ?

Ah, ah, oui.  Mes fils pourraient témoigner, je leur ai fait honte à quelques occasions dans l’auto à chanter à tue-tête.  Mon préféré, ça a changé avec les années, dans le temps c’était Kevin, mais aujourd’hui je dirais que Brian a mieux vieilli 😉.  Ma toune préférée, I want it that way, qui me rappelle la route Montréal-Sherbrooke avec ma coloc de l’université, Sophie.    

Quels sont tes prochains projets ?

J’ai un projet dont je ne peux pas vraiment parler présentement parce qu’on est encore loin du concret, mais disons que c’est un défi d’écriture pas mal stimulant.  Si ce projet fonctionne, je vais me concentrer là-dessus.  Sinon, Marie-Millie Dessurault, Annie Lambert et moi, nous regardons pour une autre collaboration dans le même style que Veuve de Chasse.  Il y a aussi le personnage de Béatrice qui aimerait bien avoir son histoire…  Donc plein d’idées, mais un petit break juste avant pour prendre de vraies vacances.


mardi 6 juillet 2021

Entrevue avec Kerbie Viens-Messier

 

Biographie

Designer de carrière, Kerbie V. Messier est aussi la blogueuse bien connue derrière MamanChicklit, un lieu d'échanges à l'intention des femmes submergées qui s'adonnent à une passion commune : la lecture. Elle y rédige entre autres de nombreuses critiques de livres. Avec Inévitable, Kerbie signe son premier roman.

Crédit : Inévitable - Hugo & Cie (hugoetcie.fr)

Questions

Quels défis as-tu rencontrés avec l’écriture de ton premier roman?

D’être constante et surtout organisée. J’ai écrit Inévitable au début de la pandémie. J’étais donc à temps plein avec mes cocos le jour et le soir, j’écrivais entre 20 et 22heures. Donc mon plus gros défi a été d’être rigoureuse et structurée. Mais le plus gros défi reste celui de l’édition. Par chance, j’ai eu une éditrice en or! On a travaillé fort et ma famille fut très compréhensive puisque j’ai fait les révisions finales durant le temps des fêtes. Donc chaque soir, je passais entre deux et trois heures à manier les mots de mon manuscrit!

Quelle auteure de chicklit recommanderais-tu à une personne qui vient de découvrir ce genre littéraire?

Très bonne question! Il y a tellement de talent au Québec! J’aime énormément la plume de Geneviève Cloutier (Un week-end sur deux), sinon on peut y aller avec Carl Rocheleau avec L’amour est dans le champ ou bien la série Danger! de Catherine Bourgault. J’ai un penchant pour les romans de Sylvie G. aussi! Je lui parlerais aussi du roman Hiii Haaa! de Caroline Langevin qui m’a bien fait rire! Sinon on a les classiques indémodables avec les romans de Nathalie Roy (sa série de Charlotte et celle de Juliette en particulier). Honnêtement, il y en a trop!

Selon toi, quels éléments une chicklit doit-elle posséder pour faire partie de tes coups de cœur?

Je suis très difficile en termes de chicklit. C’est pourquoi que lorsque j’ai écrit Inévitable j’ai été plus dans le New Romance. Parce que pour moi, une chicklit qui n’est que drôle avec des personnages sans personnalité ne vaut pas la peine d’être lue. Lorsque je lis un roman, j’aime être ébranlé, ressentir des émotions, qu’on m’amène ailleurs. Donc une bonne chicklit ce doit être un mélange parfait entre l’humour (et oublions les aventures avec les animaux et les insectes, on a fait le tour!), d’émotions vraies et touchantes et de romance! S’il y a une petite touche d’intrigue, c’est encore mieux! J’adore les dialogues et les courtes descriptions aussi !

Aimerais-tu écrire dans un autre genre littéraire?

Je ne sais pas trop! J’ai écrit Inévitable parce que l’histoire m’habitait depuis quelques années déjà. Donc, je ne sais pas si j’arriverai à écrire autre chose. Je laisse aller mes doigts sur mon clavier et on verra. J’ai toujours rêvé d’écrire un roman dans la Collection Tabou, mais je ne sais pas où le vent me portera. Je ne veux pas me mettre de pression. Mais reste que plusieurs histoires me trottent dans la tête!

As-tu un auteur préféré qui n’écrit pas de chicklit?

Judith Bannon n’écrit pas de chicklit mais son style, je l’adore. Il est unique. Côté plus international, Colleen Hoover me fascine. Ses idées sont toujours surprenantes, sa plume addictive. Elle écrit toute sorte d’histoires et c’est un bonheur chaque fois de la lire. Pour un autre genre complètement, Daniel Touchette m’a complètement charmé avec ses romans Léa et Ulla, une enquête policière que j’ai dévorée en un rien de temps! Sinon, Maxime Landry a une plume douce et portante. Légère tout en étant poignante. Mais bon, je m’arrête ici, tu m’as demandé un auteur et je suis en train de te faire une liste d’épicerie!

Quels sont tes prochains projets?

Écrire. Lire. Profiter de l’été et surtout, laisser les personnages s’infiltrer dans ma tête. Les laisser me parler de leur vie au travers mes doigts. J’espère qu’il y aura d’autres projets comme celui de Inévitable car il a été un rêve à produire. Sinon, j’aimerais peut-être améliorer mon concept de Mon bonheur 7 sur 7. On verra! Je me laisse porter!

Merci pour tout Une lectrice compulsive!

Ma chronique de son roman Inévitable 

dimanche 4 juillet 2021

Death Note Tome 1 de Tsugami Ohba et Takeshi Obata

 


Publié chez les éditions Kana en avril 2007

210 pages

4e de couverture

Light, un brillant lycéen, découvre le carnet d’un dieu de la Mort. Tous ceux dont le nom y est inscrit sont condamnés à mourir! Un duel sans merci s’engage entre Light, le justicier, et L, un mystérieux enquêteur.

Mon avis

Avant de débuter cette chronique, je précise que je conseille ce manga aux gens de 16 ans et plus à cause de son contenu. Je suis rarement tombé sur un manga qui fait autant réfléchir que celui-ci. Je l’ai découvert lorsque j’ai commencé à lire ce genre de livre et j’ai immédiatement adhéré à l’univers de Light, Ryûk, Misa et L. Je crois qu’on s’est déjà tous posé la question si certains criminels devaient demeurer en prison ou mériter la peine de mort. Light n’a pas hésité longtemps pour répondre à cette question et c’est pour cela que L part à sa poursuivre sans nécessairement savoir sa véritable identité.

Les deux protagonistes sont hors de l’ordinaire. Light semble un gentil garçon, mais il tombe rapidement dans le côté obscur face aux injustices causées par les êtres humains. L, est un enquêteur associable qui préfère les pâtisseries aux gens, mais il fait tout en son pouvoir pour résoudre l’affaire Kira. Je préfère L même s’il est loin d’être parfait. Je trouve Light intéressant, car même s’il est machiavélique, on finit par comprendre son raisonnement au fil de la série.

Elle compte 12 tomes et elle est assez rythmée avec un temps mort vers le milieu. J’ai parcouru le premier en seulement une heure, car il introduit un monde obscur et intrigant. Je n’ai rien de négatif à écrire sur le commencement. Je le suggère si vous aimez les univers sombres qui portent à réfléchir. Ce n’est pas un manga à lire pour se changer les idées. Il aborde des thèmes importants malgré qui contient une bonne dose d’humour. Ryûk me donne froid dans le dos, mais c’est le personnage qui m’a le fait plus rire. L a son propre sens de l’humour, il est beaucoup plus ironique.

On voit peu de personnage féminin à l’exception de la mère et de la sœur de Light dans ce tome-ci. Heureusement, cela change au fil de la série. Les dessins sont magnifiques et plairont à ceux qui apprécient le style gothique. J’avais oublié les passages qui se déroulent dans le royaume des dieux de la Mort et ils sont extraordinaires. L’illustrateur a dû prendre un temps fou pour créer ce livre.

Ce que j’aime du début est que chacun des protagonistes tente de découvrir qui est l’autre. Je vous laisse vous le procurer pour savoir s’ils obtiennent des réponses à leurs questions. Les deux sont très intelligents et selon Google, L l’est davantage. Si vous avez vu la série, je souhaite connaître votre avis, car je suis encore indécise à ce sujet. J’aimerais être en accord, mais j’ai des réserves. J’ai toujours eu un faible pour les hommes plus intelligents que la moyenne, c’est peut-être pour cela que j’ai une préférence pour l’enquêteur.


Guards by Faye Knighly

  Published on September 4th, 2026 424 pages I read the e-book Back Cover An interconnected standalone set in the post apocalyptic  ...