Publié chez Hugo
Roman le 6 mai 2021
316 pages
4e
de couverture
Appelé sur les
lieux d’un violent incendie, le pompier Dexter Johnson tente désespérément de
sauver une jeune famille des flammes. En vain. Deux ans plus tard, par un matin
pluvieux d’automne, Dexter enfourche sa moto sous le coup de la colère. Il
roule vite, jusqu’à perdre le contrôle à l’approche d’une voiture. Celle de
Béatrice. Or, les deux drames ont peut-être plus de liens entre eux que ce que
les apparences laissent croire… Bouleversée, Béatrice se rend chaque jour à
l’hôpital pour veiller sur le blessé. Lorsque celui-ci ouvre enfin les yeux, le
soulagement de la jeune femme fait place à la crainte de s’attacher à cet homme
dont elle ne sait rien. Malgré l’attirance qu’elle ressent pour lui, elle est
prisonnière de sa peur d’aimer et s’enfuit. Dexter, reconnu pour ne jamais
s’engager dans une relation à long terme, n’a plus qu’une idée en tête, la
retrouver. C’est alors que le hasard s’en mêle, faisant croiser leurs chemins à
nouveau.
Dexter et Béatrice avancent l’un vers l’autre, se rejoignent, puis reculent.
Autour d’eux, des ombres planent. L’une d’elles se manifeste sous la forme de
roses blanches envoyées de façon anonyme. Ils semblent voués à vivre ainsi,
tourmentés, aussi longtemps qu’ils n’auront pas affronté les fantômes du passé.
Mon avis
J’ai été
incroyablement surprise par la qualité de ce roman pour un premier. L’auteure a
travaillé fort avant de le publier et cela paraît dans l’écriture. C’est un
mélange de romance, d’amitié et d’intrigue qui vous tiendra en haleine jusqu’à
la fin.
L’histoire est un
peu lente à commencer, mais c’est le temps nécessaire à l’univers de bien
s’installer. On apprend qui est Béatrice et Dexter pour qu’on puisse bien
s’attacher à eux. Béatrice a peur de s’ouvrir aux autres après un événement et c’est compréhensible. J’aime qu’elle aille de l’avant malgré ses
réticences. Elle sait au fond d’elle-même qu’elle ne pourra pas rester enfermer
pour le reste de sa vie. J’ai pu connecter avec ce personnage ainsi que pour ce
qu’elle ressentait face à son emploi d’adjointe administrative. Je la trouve
courageuse d’avoir fait le bon choix.
Quant à Dexter,
il est très protecteur, mais ce n’est rien comparé au frère de Becca. J’aime le
fait qu’il ne renonce pas à Béatrice (sans être trop insistant) qu’elle bien garde
ses distances. S’ouvrir aux autres n’est pas une étape facile et il est
compréhensif à ce sujet lui-même ne se dévoile pas tout d’un coup et il faut terminer
le bouquin pour bien le connaître. Même si je lis régulièrement de la romance,
c’est la première dont le personnage principal est un pompier. J'ai trouvé cela
intéressant même si son emploi n’est pas le point central.
La relation entre
les deux personnages est bien ficelée. J’apprécie quand les sentiments prennent
du temps à se développer et c’est le cas cette fois-ci. Cela ajoute du réalisme
à l’histoire. Vers la fin, l’intrigue prend le dessus et c’est un plus pour garder
le lecteur captivé. Je vous assure que rendue à cette partie, je n’ai pas pu
déposer le livre.
Au début, je me
l’étais procuré pour encourager une collègue blogueuse, mais j’étais loin de
m’imaginer qu’elle était aussi talentueuse. C’est un roman marquant des 6
derniers mois et je vous le recommande.
Extraits
- Je ne sors pas souvent. J’apprécie mon petit confort et ma routine. De cette manière, j’ai l’impression de mieux contrôler ma vie (p.73)
C’est un lundi
matin de fin d’hiver qui s’annonce clément et ensoleillé. Mais je déteste les
lundis matin. Ils me rappellent qu’il me reste encore cinq jours de travail
avant d’avoir deux jours de répit. Cet emploi ne me convient pas. J’y travaille
depuis près d’un an et demi maintenant, et je ne me suis toujours pas adaptée à
mes nouvelles fonctions. Je n’ai probablement pas l’âme d’une adjointe
administrative. Néanmoins, chaque main, je m’habille d’une tenue que je déteste
parce qu’elle est inconfortable, tout en chaussant des escarpins dont j’ai
hotteur, pour aller faire les quatre volontés de deux architectes abjects.
(p.134)
Tu m’appelles « mademoiselle Miller », toi ! Je suis ta
supérieure, petite adjointe administrative. Albert ne peut pas toujours être là
pour te couver, alors prépare-toi, je ne te ménagerai pas. (p.152)
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