dimanche 11 juillet 2021

Interview with Freya Barker

 



Biography

USA Today bestselling author Freya Barker loves writing about ordinary people with extraordinary stories.

Driven to make her books about 'real' people; she creates characters who are perhaps less than perfect, each struggling to find their own slice of happy, but just as deserving of romance, thrills and chills in their lives.

Recipient of the ReadFREE.ly 2019 Best Book We've Read All Year Award for "Covering Ollie, the 2015 RomCon “Reader’s Choice” Award for Best First Book, “Slim To None”, Finalist for the 2017 Kindle Book Award with “From Dust”, and Finalist for the 2020 Kindle Book Award with “When Hope Ends”, Freya continues to add to her rapidly growing collection of published novels as she spins story after story with an endless supply of bruised and dented characters, vying for attention!

Credit : About | Author Freya Barker

Questions

Which of your novels do you recommend to a new reader and why?

There are a few books I could suggest. ‘Slim To None,’ the first book in my Cedar Tree series would appeal to those who enjoy romantic suspense. It also happens to be permanently free. For those who prefer more contemporary romance might enjoy one of my Northern Lights stories, those books don’t have to be read in any specific order and are available in French. The first two translated novels have already been released.

My Rock Point series is being translated into French as well. It’s romantic suspense and focuses on an FBI team working out of Durango, Colorado.

 

What are your inspirations?

Life is my biggest inspiration. I have my ears and eyes open all the time. Something as simple as a snippet of a conversation while waiting in line at the grocery store can stimulate my imagination and become the root of a story  plot.

Art imitates life, and one series I’ve written—Portland ME—is the best example of that. The first novel in that series is ‘From Dust’ and it is rooted in a news story from several years ago. I couldn’t stop thinking about it, wondering how the event described would impact the people actually living it. For two years it played through my head until I finally put it to paper in the book.

There are four books in that series and all four stories are rooted in real life events.

Do you read other genres than romance?

I do. I will read straight suspense, thrillers, women’s lit, and on very rare occasions fantasy.

What advice would you give to a new author?

Focus on the story you’re writing. Don’t worry about what everyone else is doing, Don’t get ahead of yourself and don’t expect miracles. The only way to become a better and more successful writer is to simply write more. Make sure you tell a great story, take the time to have it go through proper editing, be open to constructive criticism, and—I’ve already mentioned this, but it bears repeating—keep your expectations low.

Not everyone is going to be successful. In fact, the number of authors actually able to make a living is much smaller than you’d think. However, if you love telling your story, if you love the act of writing, then you success is not defined by sales, but by the satisfaction you are doing something you love.  

Do you do some research before you start a new writing project?

I do massive amounts of research, both before and definitely during the writing of a book. I pride myself on writing about ‘real’ characters and their  ‘realistic’ stories which means certain things have to be tested to reality. As an example, when I talk about a geographical location in my story, I’m either familiar with it from personal experience, or will have a map up on my computer. Writing about law enforcement and first responders, I have to make sure to be up to date on police procedure and local law.

If you want to be believed, you have to be believable.

What are your next projects?

I’m currently working on two novelettes which will be part of two separate Christmas anthologies., and then I have another story to write in my Arrow’s Edge MC series. After that I’m excited to start the plotting for a brand new series I’m hoping to launch in 2022, set in beautiful Montana. Keep your eyes open for the High Meadow series!

My reviews

Une lectrice compulsive: A change in tide by Freya Barker

Une lectrice compulsive: Burning for Autumn – On Call series by Freya Barker

 


Entrevue avec Geneviève Cloutier

 

Biographie

Geneviève Cloutier est un Mini-Wheat. Son côté blé entier a été pleinement exploité ses quinze dernières années avec son emploi en informatique. Bien que son côté givré réussisse à faire surface sporadiquement, autant d’années
d’oppression ont mené à une révolte sucrée : l’écriture de romans ! Exit le rationnel, place à la créativité, à l’imagination et à l’humour !

Crédit : Cloutier, Geneviève | L’Association des auteures et auteurs de l’Estrie (aaaestrie.ca)

Questions

D’où t’es venue l’inspiration pour ta trilogie un week-end sur 2 ?

Depuis maintenant plus de vingt ans, je pars un week-end par année à la plage, dans le Maine, avec un groupe d’amies.  Nous avons cette tradition depuis l’université.  Il y a environ 8 ans, comme chaque année j’avais apporté de la lecture, un chick-lit.  J’étais célibataire, début trentaine et j’avais deux jeunes enfants.  Je ne me suis pas reconnu dans ma lecture.  C’est là que j’ai eu l’idée d’écrire un roman avec une mère de famille en personnage principal.  J’avais le goût d’une histoire drôle et légère, mais plus proche de la réalité.  Ce week-end là, j’ai pondu mes personnages et leur personnalité.  Après j’ai commencé à écrire l’histoire, en ne sachant pas du tout comment ça finirait.  Puis pour plein de raisons, dont le manque de temps, j’ai arrêté. Trois ans plus tard, j’ai retrouvé mon texte dans mon ordi.  Je me suis relu et j’ai ri.  Alors, je l’ai fait lire à une collègue pour voir s’il y avait du vrai potentiel, elle m’a confirmé que c’était le cas et m’a demandé ce qu’il y allait se passer pour la suite de l’histoire…je n’en avais aucune idée.  Je me suis donc mis au travail, à la hauteur d’un week-end sur deux et j’ai terminé juste à temps pour mon week-end de filles.  J’ai pris les commentaires de tout le monde, j’ai retravaillé mon texte et à la fin de l’été, j’ai fait mes envois dans les maisons d’édition.  J’ai été publié, un an et demi plus tard.  Pendant ce temps, la maison d’édition à accepté que je travaille sur une suite, j’ai donc écrit le tome 2 et à la sortie du premier, le tome 3.

Selon toi, est-ce plus difficile d’écrire d’un point de vue d’un personnage dans la vingtaine comme Julia, la trentaine comme Caroline ou à l’approche de la quarantaine comme Mélanie ?

Julia a été un peu plus difficile, j’ai dû ajuster dès le départ le ton pour aller chercher l’énergie et le côté « tout est possible de la vingtaine ». Mais une fois le ton trouvé et la personnalité du personnage bien définie, c’était facile d’écrire pour elle.  J’avais parfois des questionnements sur les goûts musicaux par exemple, mais c’est tout.  Le personnage de Caroline a été écrit alors que j’étais moi-même dans la trentaine et j’ai vieilli en même temps qu’eux, j’ai donc écrit Mélanie dans la quarantaine.

Pourquoi avoir choisi la pandémie comme toile de fond de ton dernier roman ?

Pour plusieurs raisons.

Premièrement, parce que j’avais de la difficulté à imaginer l’après-pandémie. Qu’elle va être notre nouvelle réalité, les masques, la distanciation …  Une grande partie de mon humour se passe dans les petites choses du quotidien et très ancré dans la réalité, donc je trouve plus facile d’écrire sur ce qui se passe maintenant.  En plus, le couple de Mélanie va mal dans la trilogie, je trouvais que le confinement était idéal pour traiter de ce sujet.  Elle a fui ses problèmes pendant des années, la pandémie l’oblige à les affronter.  Je trouvais le sujet très actuel, on connaît tous des couples qui n’ont pas survécu à la pandémie.

Quels défis as-tu rencontrés en écrivant une trilogie ?

Pour le premier ç’a été un apprentissage.  Je ne connaissais rien au processus d’édition, donc à chaque étape, tout était nouveau.  Ensuite, pour les autres ç’a été plus la gestion du stress, la peur de décevoir les gens qui avaient aimé les autres.  Avec Julia, je me disais que le public d’un week-end sur 2 n’embarquerait peut-être pas avec un personnage plus jeune.  Mais au final, j’ai décidé de continuer de faire les projets qui me tentent et m’inspirent.  Comme l’écriture n’est pas mon revenu principal, ça m’enlève la pression de vendre à tout prix, ça me permet de travailler sur ce dont j’ai envie.

Quels conseils donnerais-tu à un nouvel auteur ?

J’adore la philosophie de Nike : Just do it.  Il faut juste se lancer.

Aussi, il faut écrire ce que vous avez envie de lire.

Ensuite, entouré vous de gens honnêtes qui vont vous lire et vous donner un vrai avis.  Avant même d’envoyer un manuscrit à ma maison d’édition, au moins 3 personnes l’ont lu et commenté.

Es-tu une fan des Backstreet Boys comme tes personnages ? Si oui, lequel est ton favori ?

Ah, ah, oui.  Mes fils pourraient témoigner, je leur ai fait honte à quelques occasions dans l’auto à chanter à tue-tête.  Mon préféré, ça a changé avec les années, dans le temps c’était Kevin, mais aujourd’hui je dirais que Brian a mieux vieilli 😉.  Ma toune préférée, I want it that way, qui me rappelle la route Montréal-Sherbrooke avec ma coloc de l’université, Sophie.    

Quels sont tes prochains projets ?

J’ai un projet dont je ne peux pas vraiment parler présentement parce qu’on est encore loin du concret, mais disons que c’est un défi d’écriture pas mal stimulant.  Si ce projet fonctionne, je vais me concentrer là-dessus.  Sinon, Marie-Millie Dessurault, Annie Lambert et moi, nous regardons pour une autre collaboration dans le même style que Veuve de Chasse.  Il y a aussi le personnage de Béatrice qui aimerait bien avoir son histoire…  Donc plein d’idées, mais un petit break juste avant pour prendre de vraies vacances.


mardi 6 juillet 2021

Entrevue avec Kerbie Viens-Messier

 

Biographie

Designer de carrière, Kerbie V. Messier est aussi la blogueuse bien connue derrière MamanChicklit, un lieu d'échanges à l'intention des femmes submergées qui s'adonnent à une passion commune : la lecture. Elle y rédige entre autres de nombreuses critiques de livres. Avec Inévitable, Kerbie signe son premier roman.

Crédit : Inévitable - Hugo & Cie (hugoetcie.fr)

Questions

Quels défis as-tu rencontrés avec l’écriture de ton premier roman?

D’être constante et surtout organisée. J’ai écrit Inévitable au début de la pandémie. J’étais donc à temps plein avec mes cocos le jour et le soir, j’écrivais entre 20 et 22heures. Donc mon plus gros défi a été d’être rigoureuse et structurée. Mais le plus gros défi reste celui de l’édition. Par chance, j’ai eu une éditrice en or! On a travaillé fort et ma famille fut très compréhensive puisque j’ai fait les révisions finales durant le temps des fêtes. Donc chaque soir, je passais entre deux et trois heures à manier les mots de mon manuscrit!

Quelle auteure de chicklit recommanderais-tu à une personne qui vient de découvrir ce genre littéraire?

Très bonne question! Il y a tellement de talent au Québec! J’aime énormément la plume de Geneviève Cloutier (Un week-end sur deux), sinon on peut y aller avec Carl Rocheleau avec L’amour est dans le champ ou bien la série Danger! de Catherine Bourgault. J’ai un penchant pour les romans de Sylvie G. aussi! Je lui parlerais aussi du roman Hiii Haaa! de Caroline Langevin qui m’a bien fait rire! Sinon on a les classiques indémodables avec les romans de Nathalie Roy (sa série de Charlotte et celle de Juliette en particulier). Honnêtement, il y en a trop!

Selon toi, quels éléments une chicklit doit-elle posséder pour faire partie de tes coups de cœur?

Je suis très difficile en termes de chicklit. C’est pourquoi que lorsque j’ai écrit Inévitable j’ai été plus dans le New Romance. Parce que pour moi, une chicklit qui n’est que drôle avec des personnages sans personnalité ne vaut pas la peine d’être lue. Lorsque je lis un roman, j’aime être ébranlé, ressentir des émotions, qu’on m’amène ailleurs. Donc une bonne chicklit ce doit être un mélange parfait entre l’humour (et oublions les aventures avec les animaux et les insectes, on a fait le tour!), d’émotions vraies et touchantes et de romance! S’il y a une petite touche d’intrigue, c’est encore mieux! J’adore les dialogues et les courtes descriptions aussi !

Aimerais-tu écrire dans un autre genre littéraire?

Je ne sais pas trop! J’ai écrit Inévitable parce que l’histoire m’habitait depuis quelques années déjà. Donc, je ne sais pas si j’arriverai à écrire autre chose. Je laisse aller mes doigts sur mon clavier et on verra. J’ai toujours rêvé d’écrire un roman dans la Collection Tabou, mais je ne sais pas où le vent me portera. Je ne veux pas me mettre de pression. Mais reste que plusieurs histoires me trottent dans la tête!

As-tu un auteur préféré qui n’écrit pas de chicklit?

Judith Bannon n’écrit pas de chicklit mais son style, je l’adore. Il est unique. Côté plus international, Colleen Hoover me fascine. Ses idées sont toujours surprenantes, sa plume addictive. Elle écrit toute sorte d’histoires et c’est un bonheur chaque fois de la lire. Pour un autre genre complètement, Daniel Touchette m’a complètement charmé avec ses romans Léa et Ulla, une enquête policière que j’ai dévorée en un rien de temps! Sinon, Maxime Landry a une plume douce et portante. Légère tout en étant poignante. Mais bon, je m’arrête ici, tu m’as demandé un auteur et je suis en train de te faire une liste d’épicerie!

Quels sont tes prochains projets?

Écrire. Lire. Profiter de l’été et surtout, laisser les personnages s’infiltrer dans ma tête. Les laisser me parler de leur vie au travers mes doigts. J’espère qu’il y aura d’autres projets comme celui de Inévitable car il a été un rêve à produire. Sinon, j’aimerais peut-être améliorer mon concept de Mon bonheur 7 sur 7. On verra! Je me laisse porter!

Merci pour tout Une lectrice compulsive!

Ma chronique de son roman Inévitable 

dimanche 4 juillet 2021

Death Note Tome 1 de Tsugami Ohba et Takeshi Obata

 


Publié chez les éditions Kana en avril 2007

210 pages

4e de couverture

Light, un brillant lycéen, découvre le carnet d’un dieu de la Mort. Tous ceux dont le nom y est inscrit sont condamnés à mourir! Un duel sans merci s’engage entre Light, le justicier, et L, un mystérieux enquêteur.

Mon avis

Avant de débuter cette chronique, je précise que je conseille ce manga aux gens de 16 ans et plus à cause de son contenu. Je suis rarement tombé sur un manga qui fait autant réfléchir que celui-ci. Je l’ai découvert lorsque j’ai commencé à lire ce genre de livre et j’ai immédiatement adhéré à l’univers de Light, Ryûk, Misa et L. Je crois qu’on s’est déjà tous posé la question si certains criminels devaient demeurer en prison ou mériter la peine de mort. Light n’a pas hésité longtemps pour répondre à cette question et c’est pour cela que L part à sa poursuivre sans nécessairement savoir sa véritable identité.

Les deux protagonistes sont hors de l’ordinaire. Light semble un gentil garçon, mais il tombe rapidement dans le côté obscur face aux injustices causées par les êtres humains. L, est un enquêteur associable qui préfère les pâtisseries aux gens, mais il fait tout en son pouvoir pour résoudre l’affaire Kira. Je préfère L même s’il est loin d’être parfait. Je trouve Light intéressant, car même s’il est machiavélique, on finit par comprendre son raisonnement au fil de la série.

Elle compte 12 tomes et elle est assez rythmée avec un temps mort vers le milieu. J’ai parcouru le premier en seulement une heure, car il introduit un monde obscur et intrigant. Je n’ai rien de négatif à écrire sur le commencement. Je le suggère si vous aimez les univers sombres qui portent à réfléchir. Ce n’est pas un manga à lire pour se changer les idées. Il aborde des thèmes importants malgré qui contient une bonne dose d’humour. Ryûk me donne froid dans le dos, mais c’est le personnage qui m’a le fait plus rire. L a son propre sens de l’humour, il est beaucoup plus ironique.

On voit peu de personnage féminin à l’exception de la mère et de la sœur de Light dans ce tome-ci. Heureusement, cela change au fil de la série. Les dessins sont magnifiques et plairont à ceux qui apprécient le style gothique. J’avais oublié les passages qui se déroulent dans le royaume des dieux de la Mort et ils sont extraordinaires. L’illustrateur a dû prendre un temps fou pour créer ce livre.

Ce que j’aime du début est que chacun des protagonistes tente de découvrir qui est l’autre. Je vous laisse vous le procurer pour savoir s’ils obtiennent des réponses à leurs questions. Les deux sont très intelligents et selon Google, L l’est davantage. Si vous avez vu la série, je souhaite connaître votre avis, car je suis encore indécise à ce sujet. J’aimerais être en accord, mais j’ai des réserves. J’ai toujours eu un faible pour les hommes plus intelligents que la moyenne, c’est peut-être pour cela que j’ai une préférence pour l’enquêteur.


Couple en thérapie de Geneviève Cloutier

 

Publié chez De Mortagne le 30 juin 2021

376 pages

4e de couverture


Pour toutes celles qui, comme moi, se sont déjà plaintes que la vie allait trop vite et que ce serait donc le fun de s'arrêter…

Un mot : PANDEMIE.

La prochaine fois, gang, soyons plus précises dans nos demandes à l'Univers?!

A l'époque précovid, quand mes trois enfants avaient trente-quatre activités parascolaires par semaine, mon couple était loin dans ma liste de priorités. Mon cerveau s'était même convaincu que remplacer le sexe par Netflix était tout à fait normal.

Maintenant, grâce à ce merveilleux temps de qualité en famille imposé, je ne peux plus juste longer les murs pour fuir nos problèmes conjugaux. Et que dire de l'arrivée dans notre bulle de Lucie-Fer, ma belle-mère...

Ça va bien aller ! (S'il y a un dessin d'arc-en-ciel décoloré qui l'affirme, dans ma fenêtre, ça doit être vrai?!?) En cas de doute, rappelons-nous que la SAQ est un service essentiel et qu'un verre entre amies, même à distance, ça fait toujours un bien fou?!


Mon avis

Je sais que je risque de répéter la même chose que les autres blogueuses, mais j’adore l’écriture de Geneviève Cloutier. Un week-end sur 2 est tombé dans ma vie juste avant la pandémie et cela m’a aidé à conserver ma santé mentale. Julia demeure en 2e position dans la série Veuve de chasse.

C’est la première fois que je chronique un de ses livres, mais j’ai lu toute sa bibliographie et Geneviève Cloutier fait partie de ma liste de mes auteurs favoris. Ce n'est pas à cause des mentions de mon groupe préféré dans presque chacun de ses bouquins, mais bien pour ses personnages attachants, elle a un excellent sens de l’humour et on note une bonne évolution de l’histoire du premier chapitre jusqu’au dernier.

Je ne vous cacherais pas que j’étais un peu frileuse à parcourir un roman qui se passe pendant la pandémie, j’essaie de l’oublier lorsque je tente de m’évader. Cependant, l’auteure l’utilise seulement comme contexte pour décrire la vie de couple aux ralentie de Mélanie de Greg. Je n’ai pas du tout pensé à ce que l’on voit aux nouvelles et il y a même certains moments cocasses qui auraient pu se dérouler dans la vie réelle.

Je conseille de lire la trilogie Un week-end sur 2 avant d’entamer celui-ci, car on y retrouve certaines allusions sans divulgâcheurs. Je le suggère seulement pour pouvoir apprécier l’histoire davantage.

On en découvre plus sur Mélanie, une des meilleures amies de Caroline. Elle m’avait bien fait rire dans la trilogie. Cette fois-ci, on en apprend plus son côté un peu plus sérieux lorsque vient le temps de régler des problèmes familiaux. Ne vous inquiètez pas, elle garde son humour. J’ai bien aimé que Greg apporte un point de vue masculin face à certaines situations. Même si le roman est surtout à propos de Mélanie, son conjoint prend une place importante.

Quant à l’antagoniste Lucie-Fer, j’ai aimé la détester. Je n’ai pas encore de belle-mère, mais je ne souhaite pas qu'elle soit comme elle. J’ai quand même commencé à l'apprécier au fil de ma lecture, car elle dévoile pourquoi elle agit de la sorte et ses commentaires sont très drôles. J’ai adoré les flèches qu’elle lance à Mélanie.

Le bouquin contient un peu de romance puisqu'on parle beaucoup de la relation entre Mélanie et Greg qui n’est pas toujours rose et en plus, ils doivent être ensemble presque tout le temps à cause du confinement, ce qui fait que les problèmes conjugaux ressortent plus. La famille vient en second lieux puisque la belle-mère aménage et leurs enfants ne prennent pas mal de place. Sans trop se creuser la tête, on voit que les protagonistes tentent de différencier la ligne entre être un couple et être un parent. Caro et Béatrice sont aussi présentes et j’aime le fait que Mélanie peut compter sur ses amies malgré la séparation due à la pandémie. D’ailleurs, je souhaite que le prochain roman de l’auteure aille Béatrice comme protagoniste.

Certaines chick-lit me déçoivent parfois, mais pas cette fois-ci. L’écrivaine dose bien les différents aspects de l’histoire et l’évolution des personnages fait en sorte qu’on veut poursuivre notre lecture jusqu’à la fin. Elle a le don de s’inspirer des événements de la vie de tous les jours en y ajoutant une pointe d’humour sans exagérer et que cela ressemble aux clichés qu’on retrouve dans ce genre littéraire. 

Extraits

-        - C’est la faute de Disney aussi, on s’est fait dire depuis qu’on est petites que ça prenait absolument un prince pour arriver à « Ils vécurent heureux », m’appuie Caroline

-         -Fuck Disney! Vous vous rendez compte que la seule princesse à pas avoir trouvé son prince, c’est comme par hasard la reine des frigides? Subtil comme sous-texte! (p.167)

 

-         -Ce n’est pas un nom!

-        - Venant de la plus grande fan des Backstreet Boys, je suis un peu déçu! (p.302)

 


samedi 3 juillet 2021

Entrevue avec Cindy Roy


Biographie

Fée conteuse, auteure jeunesse, consultante pédagogique et enseignante au primaire, Cindy Roy se dévoue à la petite enfance depuis près de 15 ans. Interpelée par la fragilité du français en milieu linguistique minoritaire, elle agit comme passeur culturel pour le rendre essentiel et déterminant. À travers la lecture, l’écriture, les arts et la culture, elle cherche à transmettre la magie et la force de ses passions aux jeunes enfants et aux parents. Récipiendaire du Prix d’excellence en enseignement 2010-2011, Cindy Roy vit à Dieppe, au Nouveau- Brunswick, où elle continue de s’inspirer et d’inspirer les tout-petits.

Crédit : Cindy Roy – Boomerang Éditeur Jeunesse (boomerangjeunesse.com)

Questions

Qu’est-ce qui t’a motivée à écrire pour la jeunesse ?

J’adore lire des albums. En fait, j’adore raconter des albums. Depuis toujours ! Aux enfants et mêmes aux adultes ! Avec mes élèves, on inventait des histoires...on s’était même «créé» une maison d’édition. Un jour j’me suis dit : pourquoi pas ? Pourquoi ne pas écrire un livre qui pourrait être lu par plus que mes élèves ! Voilà ce qui m’a poussé à écrire. Et, un p’tit secret : pour la série Féeli Tout j’écris des livres que MOI j’aurais aimé avoir en salle de classe.

D’où t’es venu l’idée de créer Féeli tout et Oscargot ?

Féeli Tout est née en « vrai » avant de naitre sur papier. Je suis devenue une fée conteuse. Avec mes bottes rouges et ma jupe de papier, je me promenais d’école en école, de bibliothèque en bibliothèque, pour raconter des histoires aux enfants. Lorsque j’ai écrit mon premier texte en vue de publication, c’était l’histoire d’une fée. Mais pas Féeli Tout (même si elle existait déjà) C’est mon éditrice qui m’a proposé de changer la fée dans cette première histoire pour Féeli Tout. Je suis contente d’avoir écouté ses conseils !  Et le charmant Oscargot ? C’est Richard Petit qui a eu l’idée de l’ajouté. Quel cadeau !

Selon toi, quelles sont les différences entre écrire pour les enfants et les adultes ?

N’ayant jamais écrit pour adultes (encore) je trouve difficile de répondre à cette question. Par contre, pour moi, c’est très clair : je suis à l’aise à écrire pour les enfants. C’est mon monde. Je suis bien dans cet univers !

Quels conseils donnerais-tu à un nouvel auteur qui désire se lancer dans la littérature jeunesse ?

Je dis toujours aux gens qui me posent cette question : tu as quelque chose à raconter ? Écris ! Écris l’histoire ! C’est comme ça qu’on se lance !

Est-ce que tu fais de la recherche avant d’écrire un nouveau livre ?

Je fais des recherches, oui. Lorsque la thématique est plus précise. Mais la plupart du temps, je me laisse juste guider par l’amoureuse des histoires en moi.

Quels sont tes prochains projets ?

Je mijote présentement la thématique du prochain album de Féeli Tout : à suivre ! Je suis également en plein écriture du tome 4 de la série Clochat veut ses 9 vies ! Et je ne me peux plus d’attendre janvier 2022 : la série télé de Féeli Tout sera diffusée sur TFO. J’ai eu tellement de plaisir à écrire cette première saison !!

 

Le site web de l’auteure : Consultante pédagogique, auteure et Féeli Tout - Cindy Roy (feeli.ca)

jeudi 1 juillet 2021

Le journal d’Emma de Catherine Bourgault

 



Publié chez les éditeurs Réunis le 23 février 2021

260 pages

4e de couverture

Comme chaque fois qu’on déménage, ma mère m’offre un carnet pour écrire mes émotions. Elle est du genre à regarder trop d’émissions sur Canal Vie. Si les psys disent que l’écriture aide à la gestion du stress, c’est certain qu’elle y croit…

La fenêtre de ma chambre donne sur la maison d’en face. Beau hasard ! J’ai une vue parfaite sur le gars assis dans les marches de son perron avec sa guitare. Il gratte les cordes comme s’il était seul au monde… Je pourrais aller lui demander si je peux utiliser son réseau ? Un petit cinq minutes, le temps d’envoyer un message aux filles.

Oui, je vais faire ça !

Découvre les véritables secrets d’Emma Nantel ! Plonge vite au cœur de ce hors-série exclusif révélant les dessous de l’arrivée de la pétillante amie d’Iris et de Charlotte sur la rue des Coteaux. Et pas besoin d’avoir lu les autres livres d’OMG ! pour apprécier ce journal !

Catherine Bourgault met en scène tout un éventail de personnages attachants, qu’il fait bon suivre de série en série. Elle braque ici les projecteurs sur Emma, en partageant avec nous le contenu de son journal… plus qu’intime !

Mon avis

Catherine Bourgault a le don d’écrire des livres jeunesse qui plaît autant aux adolescentes qu’aux adultes. Je ne suis pas le public cible pour ce livre, mais je l’ai dévoré en quelques heures. Tout comme sa série Charlotte Cantin, je me suis attachée à Emma.

J’avais déjà lu les 4 romans de sa série Le club des Girls et je trouvais cela intéressant de renouer avec l’une des membres. Certaines pourraient penser qu'Emma un peu intense, mais souvenez-vous lorsque vous aviez 14 ans?  Dans mon cas, je réagissais comme elle et cela m’a fait plus rire que m’énerver. Je la comprends de douter d’elle-même et se poser des questions lorsque son copain lui consacre peu de temps.

D’ailleurs, l’histoire tourne surtout autour d’Emma, le bouquin contient un peu de romance, mais ce n’est pas le thème principal. Je dirais que c’est son évolution en tant qu’adolescente et nouvelle étudiante dans une école secondaire. On rencontre plusieurs personnages secondaires, mais pas trop pour qu’on y perdre le fil et chacun apporte un plus au livre incluant l’antagoniste que j’ai aimé détester.

Emma ne ressort pas du lot comme Charlotte, mais plusieurs adolescentes vont pouvoir se reconnaître en elle et je crois que cela fait la beauté du roman. L’écriture est fluide et rythmée. Je n’ai pas vu de temps mort et chaque nouvelle entrée au journal donne envie de découvrir la prochaine. J’apprécie le sens de l’humour du protagoniste et j’ai passé un merveilleux moment avec elle, même si j’avais aimé que cela dure plus longtemps.

La bonne nouvelle est que vous n’avez pas à lire OMG ou le club des girls pour pouvoir suivre ce hors-série. J’ai seulement lu les deux premiers tomes d'OGM et j’ai pu facilement comprendre l’histoire sans trop me creuser la tête. Je mentionne que c’est le livre parfait, si vous êtes comme moi dans une phase où vous manquez de concentration.

Je termine cette chronique en vous mentionnant que le bouquin contient des tests qu’on retrouve dans les magazines. Je trouvais cela rafraîchissant, c’est la première fois (sauf dans quelques tomes d’Aurélie Laflamme) que j’en vois et je me suis même amusée à les faire. Toutefois, je garde les résultats secrets.

Extrait 

Je ne la croyais pas sérieuse. Après tout, elle m’a lancé ça pendant qu’elle en avait plein les bras à servir mes trois petits frères. Les morceaux de brocoli volaient dans tous les sens Elle dit que l’heure des repas est un moment sacré où on passe du temps de qualité en famille. (p.38)

 


 

Guards by Faye Knighly

  Published on September 4th, 2026 424 pages I read the e-book Back Cover An interconnected standalone set in the post apocalyptic  ...