samedi 25 juillet 2026

28 jours ou l’éternité d’Anouk Filippini


 

Publié le 21 mai 2026 chez Auzou

340 pages

Lu en format papier

4e de couverture

Vivre à n'en plus finir June arrive à Rome avec un secret enveloppé dans une boule de coton. Elle est là pour explorer la Ville éternelle, mais pas seulement : June veut écrire 28 lettres, une pour chaque année de sa vie. Ensuite, elle partira.

Mais Rome a une façon bien à elle de la ramener à la vie. Une ado qui a perdu son chat. Une vieille dame inarrêtable. Une logeuse au sourire communicatif. Et puis Angelo. Qui drague comme il respire, mais qui donne un nouveau sens au mot « désir »...Et si cette vie-là, elle pouvait la vivre ?

Mon avis

Je commence cette chronique en vous faisant une confession, j’ai parcouru le roman en deux jours. J’ai tenté l’expérience avec un En feuilletant la 4e de couverture,autre bouquin de l’auteure et je préfère lire un roman d’un seul coup. J’avais hâte d’obtenir des réponses à mes questionnements en feuilletant la quatrième de couverture.

C’est un ouvrage qui se lit bien, chaque chapitre est assez court et comporte une lettre qui en dévoile davantage sur le passé de June, qui n’est pas aussi brillant que l’on pourrait croire. Sachant qu’elle voulait mettre fin à ses jours, je me doutais que plusieurs éléments l’ont poussée à prendre cette décision. J’avais l’impression de lire une version italienne de 13 reasons why, un autre livre qui m’a fait vraiment réfléchir. Toutefois, cette fois-ci, la protagoniste est vivante tout au long de son périple.

Bien que June soit le personnage que je souhaitais, suivre son dénouement, j’ai une légère préférence pour Angelo qui apporte un baume dans le quotidien de June et il l’aide pendant son périple. D’ailleurs, il y a un motif derrière son voyage et ce n’est pas seulement pour mettre fin à son existence.

Même si je m’attendais à un roman un peu sombre, il contient de la luminosité qui m’a fait douter du choix de la protagoniste jusqu’au dernier chapitre.

Extraits

Apparemment, quand on va mourir dans 28 jours-27 maintenant- on ne dort pas beaucoup. (p.18)

Elle voudrait pouvoir trouver une couleur à cette première matinée. Mais toutes les couleurs sont saturées, alors que le sentiment est fondu, estompé. (p.18)

À un moment, elle se demande qui va gagner : elle et son envie de courir en hurlant sur Modern Love de Bowie, ou lui et son numéro de latin lover bien roder. (p.42)

Le lendemain des Nuits Rien à Foutre, elle a remarqué que les gueules de bois ne sont pas si terribles. (p.103)

Elle est piquée au vif.

C’est vrai qu’elle ne voit qu’elle.

Mais elle a une bonne excuse. Déjà, tous les autres l’ont abandonnée. (p.163)

 

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