Publié chez Libre Expression le 18 février 2026
232 pages
Lu en format papier
4e de couverture
— T’es auteur, toi aussi ?
— Non, je suis clown humanitaire.
Entre ça pis aller me jeter dans le fleuve, je ne sais pas
ce qui me refroidirait le plus. Ark ! Un clown ! Restons ouverte, curieuse,
mais, aussi beau soit-il, je pense que son chien en balloune est mort.
Relationniste de presse, Béatrice jongle avec les aléas du
quotidien grâce à une bonne dose de cynisme et de déni. Côté coeur ? Le dating
à l’ère des applications ne lui inspire que lassitude et désenchantement. Côté
finances ? Ce n’est guère mieux, d’autant plus qu’elle vient d’apprendre que sa
job est en jeu – in this economy ?! Tout bascule quand l’une des poètes qu’elle
représente est propulsée du jour au lendemain sous les projecteurs. Entre mille
et un incendies à éteindre et la rencontre du bel Étienne, un clown humanitaire
aussi insupportable que sexy, Béatrice est emportée dans un tourbillon
vertigineux. Au bout du chaos, saura-t-elle enfin trouver un peu d’équilibre
et… d’amour ?
Mon avis
Je commence ma chronique en mentionnant deux choses :
déjà le résumé me dit que je vais passer du bon temps. Je n’ai jamais rencontré
de clown humanitaire, que cela soit dans les romans ou dans la vraie vie. La
deuxième : Enfin, une femme de 45 ans dans un livre. Je suis un peu plus
jeune, mais depuis quelques années, j’ai décroché des histoires des filles dans
la vingtaine sur le party! Je me suis davantage reconnue en Béatrice que dans
plusieurs autres personnages.
J’ai bien aimé Béatrice, qui mérite mon étoile du match.
J’adore son humour et son cynisme. Elle semble avoir un immense cœur et elle
est toujours présente pour aider son entourage, même les poètes. Je vous laisse
découvrir ce qui se produit en parcourant les pages du bouquin. Tout ça pour
mentionner que quand je vais être grande, je voudrais être-elle.
Je dois aussi donner une étoile à Hélène. Je ne lis pas
beaucoup de poésie, mais je me demande si elle n’a pas été inspirée par une
poète de ma région. J’adore son côté excentrique et calme à la fois.
Si vous souhaitez lire un roman différent, je vous le
recommande. Ce n’est pas exactement de la romance quoiqu’il y a une chimie
entre Béatrice et le frère d’Hélène, et l’amitié entre la protagoniste et la
poète est palpable, mais je n’irais pas jusqu’à le qualifier de chicklit.
Extraits
Pourquoi tant de poissons? Serait-ce une métaphore qui
m’échappe? (p.10)
Au moins, c’est le Salon du livre de Montréal et, puisque ma
présence n’y est pas requise pour les journées scolaires, je reste en
télétravail. Je suis ravie de ne pas avoir à trimballer ma honte dans les
couloirs de Quédition en ce lendemain de cancellation d’Anne Dupont. (p.45)
Au début, je pensais tout le temps que j’allais tomber
malade. J’avais peur. Mais non, parce que quand t’es occupé à faire rire le
monde, t’oublies ta peur, le reste suit. (p.98)
C’est certain qu’il faut que je change des affaires dans ma
vie. Je suis plein de contradictions, pis ça me pèse de plus en plus. Il faut
que je trouve une manière d’être davantage présente pour mes proches. (p.124)
Hélène prend le temps. Hélène prend toujours le temps. Elle
regarde la lectrice dans les yeux. Elle écoute son histoire. Elle sourit. Elle
écrit une longue dédicace, personnelle, sincère, vulnérable. (p.154)
Que certaines personnes, comme moi,, sont façonnées de
travers, répond Hélène après un court silence. Par la peur. Par la honte. Par
les pertes. Et qu’à force de chercher l’amour, on finit par ne plus être
capable de le reconnaître quand il est là. Ou par croire qu’on le mérite pas.
(p.169)

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