mercredi 11 mars 2026

À la vie, à la mort de Bianka Lemelin

 

Publié le 11 juillet 2025 par les éditions Frissons

246 pages

Lu en format papier

4e de couverture

Marguerite découvre un adolescent gravement blessé dans la forêt derrière sa maison. En réalité, elle seule peut voir le spectre de Tim. La jeune femme ignore les circonstances de son décès. Sa complicité au-delà du réel avec lui la laisse frémissante d’amour. Cette relation surnaturelle semble aussi attirer une entité vengeresse et meurtrière. Mais l’amour, c’est à la vie, à la mort…

Mon avis

Si vous avez grandi dans les années 1990,vous avez sûrement connu la collection américaine de Frissons. À l’époque, j’avais eu un coup de cœur pour les quatre tomes de La gardienne avant de les relire 15 ans plus tard. Dans ce cas du roman de Bianka Lemelin, je n’ai pas été déçue. Notre entrevue m’a donné envie de replonger dans cet univers et cela faisait longtemps que je n’avais pas lu un roman d’horreur.

Vous allez y trouver une touche de romance. Au commencement, je m’attendais un peu à une histoire du type Casper, mais c’est loin de se terminer avec une danse à la fin. Même en tant qu’adulte, certains passages sont éprouvants à parcourir. Heureusement, l’auteure ne met pas trop de détails pour que cela soit gore. Toutefois, je ne le recommanderais pas à un public plus jeune que 14 ans.

J’ai pu me reconnaître en Marguerite parce que j’ai aussi été intimidé au secondaire et j’ai perdu contact avec ma meilleure amie de l’époque à un âge identique que la protagoniste. Je crois que, même si l’histoire se déroule dans le surnaturel, on ajoute une partie réaliste à certains personnages, comme Marguerite et sa mère, c’est peut-être la raison du pourquoi j’ai ressenti des frissons en explorant les pages.

Extraits

J’imagine mes grands-parents qui se prélassent sur un gros nuage douillet. Cette idée me fait sourire. Ils méritent un repos paisible. Ils ont beaucoup souffert de leur vivant : un cancer de la rate pour mon grand-père et une leucémie pour ma grand-mère. (p.4)

À mon ancienne école, je parlais à quelques personnes, mais je n’avais aucun véritable ami. Mes sujets de conversation n’intéressaient pas mes camarades de classe. Les leurs m’ennuyaient aussi. Mon déménagement n’a certainement peiné personne. La ville va me manquer, mais pas les gens que je côtoyais. (p.13)

J’ai osé parler de lui de nouveau à Myane, au début de la troisième année du secondaire. Mes confidences ont alors brisé notre amitié. Penser à mon ancienne amie m’attriste et me rappelle la solitude dont je souffre. Néanmoins, je préfère la solitude aux animaux de la jungle qui fréquentent mon école. (p.28)

Je ne voulais pas que mon problème avec Myane affecte leur relation. Nos mères n’avaient pas à subir les contrecoups de nos hostilités. J’ajoute que je préférais faire face à la situation seule. (p.123)

Depuis quatre ans, ma vie tourne autour de Tim. Je lui ai consacré presque tous mes temps libres. Je n’ai développé aucun intérêt en dehors de sa « personne ». En côtoyant un mort, j’ai oublié de vivre.


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