mercredi 11 mars 2026

La culture du poivron de Sylvie Payette

 

Publié chez les éditeurs réunis le 17 septembre 2025

336 pages

Lu en format papier

4e de couverture

Lorsque Violetta décroche un poste en communication chez Cité-Park, elle croit vivre un rêve. Mais elle déchante rapidement lorsqu’elle est confrontée à Noah D’Orléans, un grand patron de la boîte, surnommé « le poivron ». Bien que séduisant en apparence, il se révèle froid et fermé, en plus de plomber l’ambiance du bureau.

Bientôt, Violetta doit accompagner ses collègues à Singapour pour un important contrat. C’est alors que le véritable visage de Noah commence à se dévoiler. Au retour, un imprévu les oblige à atterrir à Athènes. S’inspirant de L’Odyssée d’Homère, Violetta entraîne Noah dans un périple intime, où l’éveil des sens les mènera également à la découverte d’eux-mêmes.

Mon avis

C’est une belle histoire qui permet de s’évader de son quotidien. Le lien avec l’Odyssée d’Homère apparait vers le milieu du roman et je vous promets que ce n’est pas aussi intense que l’œuvre originale. D’ailleurs, vous n’avez pas besoin de l’avoir lu pour comprendre les scènes. Violetta fait un très bon travail pour le reproduire.

Je donne mon étoile du match à Noah, car je sais ce que c’est de se sentir différent et de devoir trouver des astuces pour se fondre dans la masse. Bien que j’apprécie aussi Violetta, j’ai pu davantage me reconnaître en Noah. Les gens le décrivaient comme vide, mais c’était avant qu’il se confie à la protagoniste. D’ailleurs, il m’a surprise à plus d’une reprise.

J’ai aimé pouvoir voyager à peu de frais. L’auteure choisit les bons mots pour que le lecteur imagine les divers endroits et je trouvais cela rafraichissant de pouvoir visiter Athènes.

Extraits

Naturellement, pas besoin d’affronter une véritable tempête pour avancer. Il suffisait de se lancer vers la réalisation de nos rêves. Tout en sachant que ce ne serait pas toujours facile. Cependant, rester sur le quai ne servait à rien, et craindre les intempéries non plus. (p.11)

C’est embarrassant de voir une personne insister alors que l’autre ne démontre aucun intérêt. Quoique s’il avait répondu à ses avances, Nicolas et moi aurions été mal à l’aise. (p.69)

Ma mère m’a toujours dit que les hommes sont comme du sable : si on garde la main serrée, le sable va s’échapper entre nos doigts, mais si on la laisse ouverte, il va rester dans notre paume. (p.122)

Il y a des bonheurs qui ne s’expliquent pas, il faut seulement les vivre et en profiter pleinement. (p.162)


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