Publié chez les éditions Leméac le 16 septembre 2026
200 pages
Lu en format papier
4e de couverture
La violence est-elle inévitable ? Quelle forme de révolution
permet d'éviter que se transmette son empreinte ?
En allant à la rencontre de divers personnages, on suit les
traces que laisse dans son sillage la brutalité sous toutes ses formes, même
les plus discrètes. Kim est condamnée à des travaux communautaires pour voies
de fait. Andréa est une cheffe de cabinet brusquement confrontée à ses limites
et à celles de son parti. Anil est en mal de la Turquie de son enfance dont il
n'a pas connu les coups d'État. Les explosions intimes de chacun deviendront
peut-être occasion de se reconstruire.
Mon avis
Il s’agit d’un roman choral comme ma dernière lecture, sauf
que cette fois-ci, je crois que j’aurai apprécié soit une centaine de pages de
plus pour faire le tour de tous les personnages ou je me serais concentré sur
l’histoire Andréa et de Kim, qui sont mes deux préférées du livre. J'approuve les
explications que l'on retrouve lors des retours dans le passé, par contre, il
manquait la mention qu’on quitte le moment présent. Je devais me concentrer
pour ne pas rater ce détail.
Je donne mon étoile du match à Andréa. Je vis la même chose
à chaque changement ministériel depuis que je travaille au provincial, alors je
pouvais compatir. Sa situation avec ses parents est complexe, comme la mienne,
mais je dirais que je prendrais sa place au lieu de celle de Kim.
C’est un roman féminisme qui décrit la force interne des
femmes, que l’on peut traverser n’importe quelle circonstance avec un peu de
soutien. Toutefois, je précise que les thèmes abordés risquent de ne pas
convenir à tous.
Si vous vous questionnez si l’auteure est l’ancienne
mairesse de Montréal, c’est effectivement la même personne. J’ai remarqué qu’il
y avait beaucoup de détails sur Montréal et qu’elle connaît son terrain. Pour
m’y être promenée à plusieurs reprises, je pouvais facilement m’imaginer en
train de marcher sur les traces des personnages. Un point intéressant, au lieu
de dialoguer en anglais, cette fois-ci, j’ai observé plusieurs mentions en
espagnol. J’ai apprécié ce petit point différent.
Extraits
« Ne perds pas ton temps à attendre qu’un homme te fasse
jouir. Trouve ton plaisir et tu lui montreras! » (p.13)
Après tant d’années à accompagner mes parents dans des
rassemblements militants. J’en avais assez des manifestations qui « ne changent
pas grand-chose », comme je l’ai déclaré un jour devant ma famille. « Si on avait attendu après les politiciens,
tu n’aurais sûrement pas le droit de te faire avorter ou d’aller voter, ma
fille! » (p.33)
« À ma fille, Andréa. Beauvoir a écrit : “Exister,
c’est oser se jeter dans le monde.” Tu le fais terriblement bien. Maman. »
(p.75)
La plus grande gloire n’est pas de ne jamais tomber, mais de
se relever chaque fois. (p.82)
Je n’arrive pas à me débarrasser du goût amer laissé par
l’épisode du changement ministériel. Je m’étais dit que la pause provoquée par
mon burn-out ferait son œuvre. Que j’allais passer par-dessus cet irritant. Ce
n’est pas le cas. (p.125)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire