Publié chez les éditions Cardinal le 7 août 2026
192 pages
Lu en format papier
4e de couverture
Dans un monde marqué par la polarisation, la colère et le
désenchan- tement, Léa Clermont-Dion a eu envie de partir en quête d'amour.
Elle a donc donné carte blanche à douze auteur·rices pour explorer ce thème
aussi universel qu'insaisissable. Parlez-moi d'amour réunit ainsi une pluralité
de voix puissantes abordant le désir, la tendresse, la perte et l'attachement.
Leurs réflexions tantôt intimes, tantôt légères, et parfois troublantes,
prennent une multitude de formes, du poème à l'essai, en passant par la
nouvelle et le récit.
Auteurs
Charlotte Aubin, Catherine Cormie, Rébecca Déraspe, Catherine
Ethier, Marylène Gendron, Amélie Lemieux, Kim Lévesque-Lizotte, Virginie Ranger
Beauregard, Chloé Savoie-Bernard, Maika Sondarjee, Phara Thibault et Alex Viens
Mon avis
Je lis peu de nouvelles et de poésie, même si c’est
principalement le genre que j’écris, mais, en voyant le titre et connaissant
déjà la plume de Catherine Ethier et Virginie Ranger-Beauregard, j’avais hâte
de découvrir cette œuvre.
J’ai apprécié l’expérience, puisque cela a permis de
parcourir des textes parlant de mon thème préféré qui ne mentionne pas
seulement les relations amoureuses, mais aussi familiales. On relate des hauts
et des bas que l’on vit au quotidien et j’ai adoré la variété des récits. Je
n’ai pas trouvé de moment mort pendant ma lecture et c’est parfait si vous
n’avez qu’un petit peu de temps pour lire et vous pouvez le fermer entre chaque
auteur sans perdre le fil.
La quatrième de couverture explique exactement le
livre. Certains écrits sont légers, d’autres sont drôles, et parfois plus
profonds. C’est la beauté de choisir un sujet aussi diversifié.
Extraits
Parce que j’ai de la misère `pas te suivre aux toilettes
pour qu’on puisse continuer la conversion. (p.17)
Parce que maintenant je sais que les amitiés
Parfois
Meurent avant la fin
Même si on a une toune pis une chorégraphie (p.23)
Les derniers messages échangés maintenant plusieurs semaines
sont très factuels. Pas exactement froids mais efficaces, disons, Je ne
reconnais pas cette façon de nous adresser l’un à l’autre. (p.36)
Peu importe où tu es, à cet instant précis, je t’aime.
Différemment d’avant, mais sincèrement. (p.41)
Baby I can
be the Beauty and the Beast (p.58)
L’amour ne rend pas fou, il apaise, il permet de souffler.
Le désamour rend peut-être fou. Et il faut répondre à la folie pour ne pas
chuter pour de bon. (p.66)
Sa question demeure, et la réponse se contredit elle-même :
je n’ai jamais manqué d’amour, mais j’ai toujours manqué d’amour. (p.127)
La littérature m’est apparue comme le lieu qui saurait
contenir ma très grande faim, mon très grand désir d’amour. Là je mettais ce
qui ne trouvait nulle part ailleurs sa place : la littérature savait tout
accueillir et ses bras ouverts m’offraient le soulagement dont j’avais besoin.
(p.132)

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