Publié chez Hugo Québec le 9 février 2026
288 pages
Lu en format papier
4e de couverture
Laura, artiste en devenir, mène la vie normale d’une
étudiante au sein d’une famille aimante et est entourée de fidèles amis. Son
quotidien bascule le jour où elle découvre qu’elle a été adoptée. Contre l’avis
de tous, elle part à la recherche de ses parents biologiques.
De découverte en porte lui claquant au nez, de course
poursuite en rencontre glaçante, de menace en révélation stupéfiante, la jeune
femme s’enfonce peu à peu dans le monde interlope de Montréal où elle croise
toutes les misères du monde… sans jamais imaginer qu’elle se trouve au cœur
d’une incroyable machination familiale…
Mon avis
Je commence cette chronique en mentionnant que ce livre m’a
sorti de mes lectures habituelles. Il contient un peu de romance, effectivement,
vous allez y trouver un triangle amoureux, mais c’est loin d’être le thème
principal. Si vous lisez attentivement la quatrième de couverture, vous
remarquez que c’est l’adoption de Laura qui est la trame du roman.
Je ne bavarde pas atant que Laura, j’ai apprécié ce côté de
sa personnalité. Elle n’a pas peur de foncer, même si cela la met dans le
trouble et son impulsivité apporte du piquant. Sa curiosité ajoute un plus à
l’histoire. C’est grâce à cela qu’elle décide de partir à la recherche de ses
parents biologiques. Comme je ne peux pas avoir d’enfants biologiques,
l’adoption est un thème qui me touche.
Je donne quand même mon étoile du match à Malo, le meilleur
ami de Laura. Même si elle lui ment quelquefois, il demeure à ses côtés tout au
long de l’aventure. Il vit aussi ses hauts et ses bas et c’est un des
personnages les plus authentiques.
C’est le premier livre de l’auteure et j’ai bien aimé la
plume. C’est certain que le récit est romancé et on sort parfois du cadre
réaliste, mais je cherche surtout à m’évader lorsque je parcours les pages d’un
bouquin.
Extraits
Dans le but de contrôler mon incontrôlable manie de parler
comme s’il n’t avait pas de lendemain, ma mère et mon père m’ont inscrite,
alors que je venais de fêter mes huit ans, dans une troupe de théâtre. J’en ai
vite été renvoyée au terme d’une répétition où j’avais transformé mes maigres répliques
en un himalayesque monologue. (p.7)
J’ai voulu représenter la dérive de la société actuelle. Nous
vivons dans un monde ultra-capitalisé, ultra-fixé sur l’apparence, alors qu’on
fait, à ce rythme-là, eh bien, on va tous crever. (p.42)
Je pense que certaines choses sont mieux d’être ignorées. Lorsqu’on
ignore quelque chose, ça n’existe plus. Comme ça, il n’y a plus de problème.
(p.57)
Les vrais artistes ne sont jamais réellement compris.
Souvent, on reconnaît leur génie plusieurs années après leur mort. (p.93)
J’avais l’impression qu’une guerre faisait rage en moi, menaçant
de me déchirer à tout instant. J’avais mal. Un camp voulait tout oublier. Un
camp en voulait à mes parents adoptifs. (p.239)

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