vendredi 27 mars 2026

L’égoïsme qui fait du bien d’Isabelle Soucy


 

Publié chez les éditions de l’homme le 11 mars 2026

312 pages

Lu en format papier

4e de couverture

Nous avons appris à faire passer les besoins des autres avant les nôtres, parfois même à nous oublier au détriment de notre propre bonheur. À force de vouloir bien faire, nous avons développé une culpabilité insidieuse et persistante, nous éloignant de notre propre boussole intérieure. Dans ce livre, Isabelle Soucy nous aide avec lucidité et bienveillance à démêler les fils tissés par notre histoire personnelle, notre genre et nos repères socioculturels.

Elle nous ouvre ensuite une voie profondément libératrice : celle d’un égoïsme sain, où prendre soin de soi devient un acte de courage, de responsabilité et même… d’altruisme. Grâce à son analyse nuancée, à des témoignages touchants et à plusieurs exercices, elle nous apprend à reconnaître les pièges du don de soi excessif et à nous en délivrer doucement. Ce livre est une invitation à bâtir, pas à pas, les fondations d’une vie plus alignée, libre et sereine.

Mon avis

L’idée de ce livre est de se souvenir qu’il faut se mettre le masque à oxygène avant de pouvoir le faire aux autres. Dans le sens que si on ne prend pas soin de soi, comment peut-on le faire pour son entourage? Depuis les dernières décennies, on met souvent l’accent sur la performance et le temps pour prendre soin de soi est limité.

Cela m’a pris un moment avant d’éprouver moins de culpabilité et je trouve que les astuces partagées par l’auteure aident à faire une disparité entre l’égoïsme et l’importance de l’écouter. La plume est accessible à tous, vous n’avez pas à étudier la psychologie à l’Université pour comprendre. D’ailleurs, j’ai adoré découvrir les différentes anecdotes, je me suis sentie moins seule dans ma situation et cela rend la problématique plus concrète.

Extraits

L’hyperculpabilité prend racine dans notre tendance à nous surresponsabiliser au sujet du bonheur et du malheur des autres. Nous surévaluons les impacts de nos actions. Nous croyons que nous sommes responsables des états émotionnels des autres et que nos décisions ont le pouvoir d’agir sur leur bien-être ou leur mal-être. (p.30)

Ces expressions, entendues dès notre plus jeune âge, nous inculquent l’idée que la vie est une lutte constante, qu’il est noble de se démener au travail, et que le bonheur et la réussite se méritent par le sacrifice et l’abnégation. (p.52)

Une hypervigilance et une crainte de jugement restent présentes même plusieurs années plus tard et continuent de les freiner, par exemple, dans leur désir d’approcher de nouvelles personnes, de parler en public, ou de se démarquer d’une façon ou d’une autre. (p.78)

Le rôle d’aîné dans une fratrie peut s’accompagner d’attentes implicites qui ne touchent pas les cadets dans la famille. Ce n’est pas toujours un problème d’être l’enfant le plus âgé, mais j’ai entendu de nombreux témoignages d’aînés qui se voyaient confier des responsabilités trop importantes pour leur âge, ce qui finissait par façonner leur identité. (p.80)

Je vous encourage toutes et tous à réfléchir `propos de notre propre utilisation des réseaux sociaux. Passons-nous trop de temps à consommer des contenus qui minent notre estime personnelle? Sommes-nous en attente de mentions J’aime et de pouces levés? Cela nous fait-il croire que nous sommes une personne intéressante ou valable? (p.105)

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