Publié chez les éditions de l’homme le 11 mars 2026
312 pages
Lu en format papier
4e de couverture
Nous avons appris à faire passer les besoins des autres
avant les nôtres, parfois même à nous oublier au détriment de notre propre
bonheur. À force de vouloir bien faire, nous avons développé une culpabilité
insidieuse et persistante, nous éloignant de notre propre boussole intérieure.
Dans ce livre, Isabelle Soucy nous aide avec lucidité et bienveillance à
démêler les fils tissés par notre histoire personnelle, notre genre et nos
repères socioculturels.
Elle nous ouvre ensuite une voie profondément libératrice :
celle d’un égoïsme sain, où prendre soin de soi devient un acte de courage, de
responsabilité et même… d’altruisme. Grâce à son analyse nuancée, à des
témoignages touchants et à plusieurs exercices, elle nous apprend à reconnaître
les pièges du don de soi excessif et à nous en délivrer doucement. Ce livre est
une invitation à bâtir, pas à pas, les fondations d’une vie plus alignée, libre
et sereine.
Mon avis
L’idée de ce livre est de se souvenir qu’il faut se mettre
le masque à oxygène avant de pouvoir le faire aux autres. Dans le sens que si
on ne prend pas soin de soi, comment peut-on le faire pour son entourage?
Depuis les dernières décennies, on met souvent l’accent sur la performance et
le temps pour prendre soin de soi est limité.
Cela m’a pris un moment avant d’éprouver moins de
culpabilité et je trouve que les astuces partagées par l’auteure aident à faire
une disparité entre l’égoïsme et l’importance de l’écouter. La plume est
accessible à tous, vous n’avez pas à étudier la psychologie à l’Université pour
comprendre. D’ailleurs, j’ai adoré découvrir les différentes anecdotes, je me
suis sentie moins seule dans ma situation et cela rend la problématique plus
concrète.
Extraits
L’hyperculpabilité prend racine dans notre tendance à nous
surresponsabiliser au sujet du bonheur et du malheur des autres. Nous
surévaluons les impacts de nos actions. Nous croyons que nous sommes
responsables des états émotionnels des autres et que nos décisions ont le
pouvoir d’agir sur leur bien-être ou leur mal-être. (p.30)
Ces expressions, entendues dès notre plus jeune âge, nous
inculquent l’idée que la vie est une lutte constante, qu’il est noble de se
démener au travail, et que le bonheur et la réussite se méritent par le
sacrifice et l’abnégation. (p.52)
Une hypervigilance et une crainte de jugement restent
présentes même plusieurs années plus tard et continuent de les freiner, par
exemple, dans leur désir d’approcher de nouvelles personnes, de parler en
public, ou de se démarquer d’une façon ou d’une autre. (p.78)
Le rôle d’aîné dans une fratrie peut s’accompagner
d’attentes implicites qui ne touchent pas les cadets dans la famille. Ce n’est
pas toujours un problème d’être l’enfant le plus âgé, mais j’ai entendu de
nombreux témoignages d’aînés qui se voyaient confier des responsabilités trop
importantes pour leur âge, ce qui finissait par façonner leur identité. (p.80)
Je vous encourage toutes et tous à réfléchir `propos de
notre propre utilisation des réseaux sociaux. Passons-nous trop de temps à
consommer des contenus qui minent notre estime personnelle? Sommes-nous en
attente de mentions J’aime et de pouces levés? Cela nous fait-il croire que
nous sommes une personne intéressante ou valable? (p.105)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire