Publié chez les éditions Hurtubise le 29 janvier 2026
240 pages
Lu en format papier
4e de couverture
Entre deux poussées pour faire naître sa fille Gigi, Ella
apprend que son chum Will est parti. Pas parti au dépanneur ou acheter un
toutou pour leur bébé. Non: parti pour de bon. C’est donc seule dans son
appartement de Québec que, du haut de ses 19 ans, elle apprend à décoder les
pleurs de son enfant tout en essayant d’étouffer les siens.
Puis sa belle-famille l’invite à venir pour l’été dans leur
maison au Lac-Saint-Jean. Auprès d'elle, Ella découvre ce que signifie «
prendre soin » et se laisse inspirer par l’immensité et le mouvement du Lac
afin de se définir pour la première fois de sa vie. Mais alors qu’Ella commence
à bâtir un nid pour Gigi et elle-même, Will réapparaît brusquement…
Mon avis
C’est le genre de livre qui tombe au bon et mauvais moment
dans mon existence. J’essaie d’éviter tout ce qui est lié aux personnages
enceintes, mais je ressens le besoin de feuilleter des histoires qui parlent de
découverte en soi en vivant de nouvelles expériences.
En général, j’ai apprécié ma lecture. C’est le premier livre
pour adulte écrit par l’auteure et si je n’y avais pas porté attention, je
n’aurai pas remarqué la différence. Elle mentionne un sujet peu abordé dans les
romans, mais important pour plusieurs femmes.
Bien que Ella endure de nombreuses difficultés, elle garde
son sens de l’humour spécialement lorsqu’elle travaille ou sort avec son amie
Karine qui est devenue mon second personnage préféré. Les deux femmes m’ont
fait sourire à plus d’une reprise malgré quelques passages tristes.
Je sais qu’il a agit du mieux qu’il pouvait malgré son jeune
âge, mais je n’ai pas éprouvé de compassion pour Will. Il a beau faire des
pieds et des mains pour revenir dans le quotidien d’Ella et de Gigi, cela ne
change rien à ses agissements au commencement du bouquin. Je vous laisse
découvrir si Ella lui pardonne.
Si vous affectionnez les livres qui vous vivent des
émotions, je vous le recommande. Si vous avez aimé sa série jeunesse, vous
allez apprécier davantage cette œuvre.
Extraits
Je ravale mes larmes en même temps que la vérité. Elles sont
invitées seulement sous la douche, le soir, lorsque l’univers est fermé. (p.13)
Pendant longtemps, ma vie ne servait à rien. J’étais l’oreiller
de décoration qu’on retire, le soir, juste avant de déposer notre tête sur le
vrai. Un échantillon de crème pour cuticules offert comme cadeau du temps des
fêtes dans une revue fanée de personne âgée. Un coupe-banane ou pire, un
lecteur dvd. (p.15)
J’ai toujours eu l’impression que l’univers des arts n’avait
pas été crée pour une personne comme moi, toujours craint d’être la seule dans
la salle à ne pas comprendre ce qui se passe sur la scène. (p.96)
J’ai toujours été à l’aise avec moi-même pis je pense que ça
se reflète avec les gens que je rencontre. J’ai pas besoin de personne pour
avoir du fun, mais c’est vraiment le fun de le faire avec quelqu’un d’autre.
(p.110)
Même si je peux être sensible à une peur si féroce, je suis
refroidie par le Will que j’ai revu hier soir. Sa manière de me parler, de nous
faire face, à Gigi et à moi, avec à peine un trémolo dans la voix, m’a fait
sentir comme un trou boueux dans lequel on peut sauter, juste pour s’amuser.
(p.157)
Mais aujourd’hui, je n’en peux plus. Je n’ai pas le bras
assez musclé pour passer mon temps à tout lisser. J’ai besoin d’aller au bout
de la recette, de savourer enfin le gâteau. (p.171)
Malgré la vague d’amour que j’ai reçue cet été, je reste
méfiante. J’ai perdu confiance en certains papas. (p.206)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire