mardi 17 février 2026

Épicée d’Ariane Beaudry


 

Publié chez Hurlantes Éditrices le 27 octobre 2025

80 pages

Lu en format papier

4e de couverture

À l’âge de 35 ans, Ariane apprend qu’elle est dotée non pas d’un trouble anxieux et de tendances dépressives comme elle le croyait depuis une dizaine d’années, mais de neurodivergence : une douance qu’elle soupçonnait et un TDAH dont elle ignorait l’existence.

C’est la lumière au bout d’un sinueux tunnel, mais aussi le début d’une quête d’acceptation de soi saupoudrée de deuils, de révélations, et surtout du constat que de nombreuses femmes autour d’elles se découvraient, sur le tard elles aussi, un spicy brain.

Mon avis

Je lis rarement de la poésie, mais le sujet m’interpelait. Comme je l’ai déjà mentionné, je suis née avec le syndrome de Turner, alors je connais le sentiment de se sentir anormale. Pour ces raisons, je me suis reconnue dans plusieurs textes.

J’avoue que j’ai un peu décroché à cause du franglais, mais j’avais aussi l’impression qu’une amie me parlait, je crois que plusieurs lectrices affectionneraient.

Les poèmes sont courts et touchants à la fois. Pour certains textes, j’en aurais pris plus, surtout s’ils ne contenaient que quelques lignes.

J’ai apprécié les liens avec la musique, que cela soit S Club 7, Spice Girls ou Destiny’s Child.

Extraits

J’voulais être bonne

J’voulais être belle

J’voulais être populaire

J’voulais être cool

J’voulais être book ET street smart (p.12)


Des décennies de masque au visage

Je parle pas de fond de tient, de cache-cernes, du blush

Je parle de moi mais pas moi

Mon visage mes expressions

L’air qui sort de mes narines

Les mots qui s’échappent de ma bouche (p.18)


C’est pas comme si ma peau était pas constamment en éruption

C’est pas comme si mes rides ressemblaient à des canyons

C’est pas comme si le sommeil refusait de m’apaiser

C’est pas comme si chaque commentaire devenait une tuerie

C’est pas comme si je pensais que tout le monde me déteste (p.26)

 

Ce que je veux dire là dans le fond c’est ce je m’hais mais je m’aime quand même

Que ce cerveau-là qui spinne à fond la caisse mais avance au ralenti

Me prend tout mon jus

Que je sais pas comment être (p.29)

 

Depressed comme si c’était un sport olympique

Toujours prête à croquer ma médaille d’or (p.52)

 

Qu’on m’enfile un tracksuit juicy

Qu’on me fasse faire du body surfing sur les beats envoûtants de S Club 7  (p.61)

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