Publié chez Hurlantes Éditrices le 27 octobre 2025
80 pages
Lu en format papier
4e de couverture
À l’âge de 35 ans, Ariane apprend qu’elle est dotée non pas
d’un trouble anxieux et de tendances dépressives comme elle le croyait depuis
une dizaine d’années, mais de neurodivergence : une douance qu’elle soupçonnait
et un TDAH dont elle ignorait l’existence.
C’est la lumière au bout d’un sinueux tunnel, mais aussi le
début d’une quête d’acceptation de soi saupoudrée de deuils, de révélations, et
surtout du constat que de nombreuses femmes autour d’elles se découvraient, sur
le tard elles aussi, un spicy brain.
Mon avis
Je lis rarement de la poésie, mais le sujet m’interpelait.
Comme je l’ai déjà mentionné, je suis née avec le syndrome de Turner, alors je
connais le sentiment de se sentir anormale. Pour ces raisons, je me suis
reconnue dans plusieurs textes.
J’avoue que j’ai un peu décroché à cause du franglais, mais
j’avais aussi l’impression qu’une amie me parlait, je crois que plusieurs
lectrices affectionneraient.
Les poèmes sont courts et touchants à la fois. Pour certains
textes, j’en aurais pris plus, surtout s’ils ne contenaient que quelques
lignes.
J’ai apprécié les liens avec la musique, que cela soit S
Club 7, Spice Girls ou Destiny’s Child.
Extraits
J’voulais être bonne
J’voulais être belle
J’voulais être populaire
J’voulais être cool
J’voulais être book ET street smart (p.12)
Des décennies de masque au visage
Je parle pas de fond de tient, de
cache-cernes, du blush
Je parle de moi mais pas moi
Mon visage mes expressions
L’air qui sort de mes narines
Les mots qui s’échappent de ma bouche (p.18)
C’est pas comme si ma peau était
pas constamment en éruption
C’est pas comme si mes rides
ressemblaient à des canyons
C’est pas comme si le sommeil
refusait de m’apaiser
C’est pas comme si chaque
commentaire devenait une tuerie
C’est pas comme si je pensais que
tout le monde me déteste (p.26)
Ce que je veux dire là dans le
fond c’est ce je m’hais mais je m’aime quand même
Que ce cerveau-là qui spinne à
fond la caisse mais avance au ralenti
Me prend tout mon jus
Que je sais pas comment être (p.29)
Depressed comme si c’était un
sport olympique
Toujours prête à croquer ma
médaille d’or (p.52)
Qu’on m’enfile un tracksuit juicy
Qu’on me fasse faire du body
surfing sur les beats envoûtants de S Club 7 (p.61)

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