Publié chez Hurlantes Éditrices le 11 mai 2026
78 pages
Lu en format papier
4e de couverture
Notre-Laurier,
c’est une histoire de swipe à droite. Une poésie qui prend vie en sol
laurentien et qui s’enracine jusqu’en Abitibi. À mi-chemin, Mont-Laurier
accueille la rencontre entre deux artistes écorchés. Ils auront trois jours
pour s’inventer une histoire d’une rare intensité.
Quelque chose est venu prendre racine
Entre les braises abitibiennes et les montagnes laurentiennes
Les profils se posent en arrêt
Les sonneries se font entendre
Aimeras-tu ma voix ?
Mon avis
C’est la première fois que je lis un recueil de cette auteure. J’apprécie qu’on parle de régions québécoises que l’on mentionne peu dans les livres, je pense que l’idée rafraichissante. Tout au long de ma lecture, j’avais l’impression de suivre l’évolution d’une relation amoureuse qui débutait à distance pour finalement s’enflammer. Même si certains textes sont plus courts, l’écrivaine trouve le mot pour faire vibrer le lecteur. Souvent, j’en aurai pris plus que deux lignes, mais je recommande si vous aimez la poésie.
Extraits
Une écorce émiettée
en vide lourd
Je veux crever
l’abcès au chalumeau
Sortir le
trop-plein
En eau de vide
Réduire à néant
Me rouler en
crêpe et m’en arroser
Ça se vend où du
vide en canne
Y a-tu un
marché pour le vide à rabais (p.7)
Le café fait sa
job de café
Mon corps fait
sa job de corps
Le soleil revêt
les tempêtes
En couverture froide de nostalgiques bonheurs (p.13)
Les sphères
numériques sont susceptibles
Je suis déjà tannée (p.21)
On a pleuré de
rire
Qui peut
voir des pleurs dans la pluie, anyway
Je t’aime déjà
plus que Mario Pelchat (p.49)

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