samedi 11 avril 2026

Le souffle d’un moment de Laurence Côté


 

Publié chez Aurea Édition le 2 mars 2026

264 pages

Lu en format papier

4e de couverture

Dans cette suite du roman Le poids des non-dits, on retrouve Delphine, marquée par une relation douloureuse et en quête d’un nouveau départ. Elle décide de quitter son quotidien pour passer l’été en France, chez sa cousine et son conjoint, propriétaires d’une auberge.

Loin de ses repères, Delphine apprendra à se redécouvrir en tant que femme, à retrouver confiance et à s’ouvrir de nouveau à l’amour. Un roman lumineux sur la résilience, les rencontres et la force de se réinventer.

Mon avis

C’est un des livres dont j’attendais la sortie avec impatience depuis que j’ai terminé la lecture le poids des non-dits. C’est quand même étrange considérant notre écart d’âge, mais j’ai l’impression d’évoluer avec Delphine. Heureusement, je n’ai pas vécu une relation aussi houleuse qu’elle dans le premier tome, mais les sentiments ressentis se ressemblaient. Même chose dans cette suite, puisqu'elle tente de se retrouver. Je ne refuserais pas de m’exiler en France pendant plusieurs mois pour éviter de retomber dans les pièges de la routine.

Je donne mon étoile du match à Delphine, qui m’a fait réaliser plusieurs choses, que cela soit au niveau de la communication ou d’apprendre à écouter davantage sa voix intérieure.

J’avoue avoir vécu un coup de cœur pour Gabriel, je trouve qu’on manque d’homme comme lui dans la réalité. Il semble très distant au commencement, mais on dirait que c’est ce qui m’attire chez les bookboyfriends en ce moment. J’ai aussi été très touchée par son histoire.

Je ne sais pas si c'est seulement une duologie, mais je me suis attachée à la protagoniste et je crois que cela fait longtemps qu’un personnage fictif ne m’a pas fait questionner à propos de ma vie.

Extraits

Au contraire. C’est parler qui va t’aider, pas enfouir tes sentiments et tes pensées négatives en attendant que ça passe comme par magie. T’as besoin t’aide. On est rendues là, ma belle. (p.9)

Je sais que tu le détestes. Et moi aussi, je l’avoue, la plupart du temps. Mais j’ai mes torts dans tout ça. C’est à ça que je réfléchis. J’ai accepté la relation sans rien dire. J’ai volontairement évité de communiquer dans des moments clés qui auraient pu faire la différence. J’ai aussi choisi d’éviter la confrontation; les non-dits ont fait le reste. Et on en est là. Je m’en veux à moi, surtout. (p.11)

Incapables de se gérer, on chante Taste de nos voix nasillardes, en nous disant que l’ex de Louis devra me goûter aussi quand il l’embrassera. (p.21)

Si je pouvais lui chanter ce que je pense, je choisirais la chanson Bliss de Billy Raffoul. Comme l’interprète l’artiste, je dirais à Gabriel que j’ai été seule pendant un bon moment, que j’aurais vraiment besoin d’une main bienveillante et que j’aimerais juste une autre chanson d’amour parce que j’en ai assez de me réveiller avec des chansons tristes qui me tournent dans la tête. (p.78)

J’ai découvert l’écriture depuis un certain temps. Ça me permet de mettre sur papier ce qui m’habite. C’est en quelque sorte une thérapie pour moi, un moyen de me confier au quotidien. (p.88)

Ce que je me retiens de lui dire, c’est qu’au cours des derniers mois, j’ai juste fait jouer la même playlist en boucle, celle que j’avais crée avec Louis. Ces mêmes chansons qui ne font que me ramener en arrière, qui sont maintenant teintées d’une couche de gris, comme les jours pluvieux et sombres du mois de novembre. (p.133)

Disons que j’étais à fond dans la musique. Tout ce que je faisais était lié à une chanson, à un groupe, à un style. Tout le temps. (p.123)

Sérieux? Tu me fais penser à Meredith et Cristina quand elles dansent dans leur salon. (p.141)

J’ai laissé ma curiosité prendre le dessus, j’ai fait le choix de prendre un détour au lieu d’affronter la situation, de discuter et de communiquer, comme je m’étais promis de le faire en quittant le Québec. (p.151)

J’aimerais tellement lui dire que je comprends ce qu’il vit et par où il est passé. Ça me fait penser à More Than Love de Trevor Hall, qui chante que l’amour est une bataille et qu’il faut avancer malgré tout. (p.165)

Ça me fait réaliser que j’étais à l’opposé de ce sentiment-là dans mon ancienne relation. Je gardais tout pour moi, je n’existais plus. C’est ce qui m’a fait déraper. (p.181)

J’entends une femme qui cherche à plaire, à se justifier, à rationaliser…mais pourquoi? Pourquoi t’écoutes juste pas tes envies, ton feeling, ta petite voix? (p.225)

Ma chronique de Le poids des non-dits

Mon entrevue avec l'auteure

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