vendredi 27 janvier 2023

Tricheurs d’élite – Tome 3 Genèse de Louise Gauthier

 

Publié chez Goélette le 8 novembre 2022

539 pages

4e de couverture

Une guerre sournoise s’est amorcée. D’un côté, les titans qui dirigent la destinée planétaire selon les volontés d’Ozie Lehmann, la redoutable présidente de L’Intelligentsia. De l’autre, une poignée d’ingénieux utopistes prêts à donner leur vie pour que la population de la Terre voie naître une ère nouvelle d’égalité sociale. Malgré leur détermination, ces dissidents parviendront-ils à exposer à temps toutes les atrocités de l’arnaque mondiale ? Car chaque minute compte. Le génocide des sans-caste est déjà commencé.

Au risque de commettre des erreurs et de condamner des milliers d’innocents à un sort tragique, l’inspecteur Marcus Lehmann et ses complices n’ont d’autre choix que de déployer leur plan. Infiltrés dans les coulisses du pouvoir, les conspirateurs sont prêts à tirer les ficelles nécessaires pour éveiller les consciences et libérer les humains de la fraude génétique dont ils sont victimes. Ils doivent seulement frapper vite, avant d’être démasqués et mis hors d’état de nuire...

Mon avis

Pour commencer, je tiens à préciser que j’ai reçu ce livre en service presse, mais que je n’ai pas eu la chance de lire les tomes précédents, alors c’est possible que mon avis diffère des lecteurs qui connaissaient déjà l’univers. J’ai quand même embarqué dans l’histoire bien que je me sois perdue un peu avec les nombreux personnages. Si vous aimez les univers complexes, je vous recommande cette trilogie.

En général, j’ai apprécié le roman. J’ai remarqué quelques points en commun avec la série Esthética de Marie-Chantal Plante surtout avec la classification des humains en castre selon la beauté et leur utilité dans la société. Toutefois, le monde de Tricheurs d’élite est plus sombre. Je le suggérais davantage aux adultes, alors que Esthética pourrait convenir aux adolescents.

La rébellion de certains personnages contre l’Élite ne se déroule pas sans conséquence et certains passages portent à réflexion surtout avec la désinformation qui court depuis les dernières années. Il s’agit d’un univers fictif, mais certains détails semblent réels et je crois que cela est important de se questionner. Que cela soit la Présidente ou la première ministre, je ne souhaiterais pas les rencontrer dans la vraie vie. Leur façon de penser m’a donné froid dans le dos.

Pour cette raison, je donne mon étoile au groupe Les Vipères qui ont fait leur possible pour aider les sans castes et je vous avoue que j’aime bien retrouver des rebelles dans les romans. À l’exception des Élites, ce sont les personnages qui m’ont le plus marqué et que j’ai le plus admirés. Ils m’ont fait vivre de nombreuses émotions. J’ai eu la larme à l’œil en parcourant certains passages.

Le livre contient plus de 500 pages, mais les chapitres sont courts et rythmés. On doit faire preuve de patience, mais j’ai réussi à le terminer en 5 jours. J’avais envie de connaître la suite et l’auteure a fait un excellent travail pour garder le lecteur captivé. J’ai bien aimé comment elle a dépeint la façon dont la technologie affecte (ou pourrait affecté) nos vies. Je trouve que c’est une autre bonne piste de réflexion.

Extraits

«….La Société Mondiale a décidé d’utiliser la technologie pour nous affaiblir et nous enchaîner à elle. Il faut que ça change, que nos découvertes scientifiques favorisent l’épanouissement et le mieux-être des générations futures. » (p.32)

Je serais la première à me réjouir si on m’apprenait que la nature se régénère. Malheureusement, les chances sont grandes qu’au bout du compte, on nous confirme l’aggravation de la toxicité. (p.78)

On n’arrête pas de nous casser les oreilles avec les sondages de satisfaction, disait l’un d’eux. C’est pourtant évident que les résultats ne reflètent pas la réalité. À cause de MOS, personne ne prend le risque de critiquer le gouvernement, les institutions ou les services. On nous traite comme des idiots, mais surtout, on nous muselle en nous surveillant sans arrêt. Au moindre faux pas, on est fichus. Les gens de caste ont oublié qu’à une certaine époque le respect de la vie privée faisait partie des droits fondamentaux de tous les êtres humains. (p.272)

La non-souffrance est une utopie bien pire que la quête de justice. L’individualisme, la médiocrité intellectuelle génétiquement imposée, l’infantilisation des adultes, tout ça va conduire la race humaine à sa perte. (p.421)

Ma chronique du premier tome d'Esthética 

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