Publié chez A
Éditeur le 22 juillet 2025
216 pages
Lu en format
papier
4e
de couverture
À quel prix s’oublie -t-on dans
le confort d’une relation qui nous échappe ? Alice Beaulieu, écrivaine
trentenaire au succès modeste, partage sa vie avec Xavier Demers, un avocat
ambitieux issu d’un carriériste cabinet familial. Si Xavier lui offre luxe et
sécurité, son absence constante et son ambition dévorante laissent Alice dans
un vide grandissant.
Elle assiste impuissante à des tensions
toxiques, notamment lorsqu’Anthony, le frère de Xavier, est dans les parages,
et elle se surprend à remettre en question les valeurs sur lesquelles elle a
bâti son couple. Soupçons, désillusions et rencontres troublantes : Alice
oscille entre fidélité et tentation.
Mon avis
Comme je vis une
période où je dois sortir de ma zone de confort, si je souhaite améliorer ma
vie, la 4e de couverture m’interpellait d'autant plus que j’avais
déjà lu un livre de cette auteure. En général, j’ai bien aimé ma lecture même
si j’avais souhaité découvrir une histoire plus profonde. Cela diffère quand
même des questionnements philosophiques, mais j’espérais un petit plus pour que
le récit soit mémorable. Toutefois, si vous souhaitez vous changer les idées et
vous détendre, je vous le recommande.
J’ai adoré suivre
le développement d’Alice qui peut être intense par moment, mais vu la façon
dont Xavier la traitait, je peux comprendre ce qu’elle ressentait. J’admire
qu’elle se soit reprise en main malgré les épreuves et son sens de l’humour.
Par contre, j’ai
aimé détester Xavier qui a ajouté du drame et rendu le roman plus intéressant.
C’est le personnage qui a permis à Alice d’évoluer et l'aider à se retrouver,
même s’il est en vérité une loque humaine. Je ne suis pas amatrice d’Anthony
non plus, mais il fut l’élément déclencheur.
Extraits
Je parle ensuite
de moi, tentant d’imprégner mes propos du même genre de fougue. Alice Beaulieu,
trente-cinq ans, auteure de six romans au succès modeste. J’ajoute que
j’aimerais bien écrire sur un sujet susceptible d’apporter de grandes
réflexions un jour. Le genre de roman coup de poing rédigé avec une plume à la
fois poétique et acérée. (p.11)
En fait, cet
esprit-là a été froidement remplacé par les réseaux sociaux qui nous font
scroller à l’infini et qui nous donnent un sentiment d’appartenance en recevant
vingt ou trente likes, spécifie ma sœur. (p.43)
Ouais, c’est ce
que l’on appelle le plot amor et je suis certain que je t’apprends pas ce que
c’est ! Mais tu peux choisir de surprendre ton lecteur aussi, babe. Tu
l’as déjà fait ! Surtout, dénature pas l’essence de tes textes pour plaire !
Je t’ai déjà parlé de ça. Et oublie pas autre chose que je t’ai déjà dit
aussi : écris surtout pour faire réfléchir ! (p.85)
Je me demande si
c’est approprié d’écrire : « Donne des
news !». Est-ce que ça me donne l’air d’une matante milléniale qui essaie
de se la jouer coll avec un jeune de la Gen Z ? (p.131)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire