Publié chez Hugo Roman le 1er décembre 2025
429 pages
Lu en format papier
4e de couverture
Après avoir été témoin d'un meurtre en corrélation avec la
mafia de New York, Lele, de son vrai nom Lijuan, se voit contrainte d'intégrer
le programme de protection des témoins et de fuir la ville, direction
l'université de Miami et sa fraternité des Losers. Sa mission est simple :
faire profil bas jusqu'à l'ouverture du procès, avant de retourner à sa
véritable identité. Un défi plus compliqué que prévu pour elle, qui adore se
retrouver sous le feu des projecteurs.
Mais avec un passé aussi compliqué que le sien, Lele s'est
taillé un coeur de battante... et elle est bien décidée à survivre à cette
nouvelle épreuve! Et puis, même si elle le déteste, elle sait qu'elle peut
compter sur Seven, le policier chargé de l'enquête qui semble déterminé à tout
faire pour la protéger... Véritable homme de glace dépourvu d'humour ou de ne
serait-ce qu'un brin d'excentricité, il doit se faire passer pour son
mari. Au milieu de ce chaos, qui de l'ange ou du démon aura le dernier
mot ?
Mon avis
C’est le premier bouquin de Jenn Guerrieri et le deuxième
d’Océane Ghanem que je lis et je vous rassure que l’on ne remarque pas qu’il
est écrit à quatre mains. C’est très possible que vous allez apprécier
découvrir les perceptions de Lijuan et celui de Seven, je trouve que c'est un
point fort de l'histoire. Au fil de mes lectures, j’ai appris à apprécier
autant les romans à un point de vue qu’à deux.
Comme il y a plusieurs personnages qui sont liés à la
fraternité, je remercie les auteures d’avoir mis une liste avant de commencer
la lecture. C'est le deuxième tome, mais elle peut se consulter séparément du
premier sans être mélangée. Par contre, je recommande de prendre son temps pour
ne rien manquer. J’avoue que je l’ai parcouru en une seule journée, mais en
plusieurs heures.
Bien que j’ai envie de partager la première position, je
donne mon étoile du match à Lijuan qui m’a bien fait rire avec son entêtement. J'ai
souvent pensé qu'elle s’est encore mis les pieds dans les plats et se moque des
réactions de Seven. De plus, sa relation avec sa grand-mère et j’aime sa façon de
réfléchir même si je ne suis pas toujours d’accord avec elle.
Seven se trouve pas très loin derrière. On pourrait se
croire dans le garde du corps, mais avec une possibilité d’une fin plus
heureuse. Vous allez sûrement le trouver froid au commencement, mon avis a
changé au fur et à mesure que j’ai appris à le connaître.
Je précise que le roman est écrit dans un français
international, bien que le titre puisse porter à confusion. Pour cette raison, les Québécois et les Européens pourront
l’apprécier sans se questionner sur les expressions.
Extraits
Avec un soupir à fendre l’âme, je branche mes écouteurs à
mon téléphone, lance ma playlist préférée, qui contient essentiellement des
titres des One Direction, et mets le cap vers la chambre que je partage avec
mamie. (p.16)
Ça s’appelle « gérer son stress ». Tu devrais essayer, au
lieu d’accumuler la merde comme une vieille éponge oubliée au fond de l’évier.
(p.30)
Quant à vous, sachez que si vous me voyez comme un simple
accessoire, je ne vous serai d’aucune utilité. En revanche, si vous me traitez en
véritable partenaire, à qui vous accordez une confiance totale, je serai la
seule barrière entre vous et…une balle en pleine tête. (p.55)
J’aimerais dire que j’étais aussi évoluée que ce grand sage
made in Brooklyn, mais la vérité, c’est qu’au lycée, j’attachais beaucoup d’importance
à mon image. Je voulais qu’on m’aime, être acceptée et admirée. (p.73)
Je n’ai jamais voulu être comme eux. Moi, je construis des
repères. Je contrôle ce que je peux, car j’ai compris très jeune que le monde,
lui, ne se laissera jamais vraiment apprivoiser. (p.107)
On ne se tape pas son garde du corps! On n’est pas Whitney Houston dans Bodyguard,
là! Même si Seven est dix fois plus canon que Kevin Costner. (p.174)
C’est devenu une vraie passion. Ça me transporte, me vide la
tête. Quand je couds, il n’y a plus de bruit, plus de problèmes. C’est juste
moi, les couleurs et la matière. Et puis, ça me rend créative. (p.187)
Seven l’a remarqué avant même que je ne puisse dire : «
Oui , je suis volontaire, je m’offre comme tribut! » - on s’est refait la
trilogie Hunger Games dimanche dernier. (p.258)
Je ne peux m’en prendre qu’à moi-même de ne pas l’avoir
écouté et d’être tombée amoureuse d’un homme dont j’ai toujours su qu’il
n’était pas fait pour moi.
Depuis le début, je ne représente rien de plus à ses yeux
qu’une mission dans laquelle il s’est engagé à reculons. (p.360)






