Publié chez Aurea Édition le 2 mars 2026
264 pages
Lu en format papier
4e de couverture
Dans cette suite du roman Le poids des non-dits, on retrouve
Delphine, marquée par une relation douloureuse et en quête d’un nouveau départ.
Elle décide de quitter son quotidien pour passer l’été en France, chez sa
cousine et son conjoint, propriétaires d’une auberge.
Loin de ses repères, Delphine apprendra à se redécouvrir en
tant que femme, à retrouver confiance et à s’ouvrir de nouveau à l’amour. Un
roman lumineux sur la résilience, les rencontres et la force de se réinventer.
Mon avis
C’est un des livres dont j’attendais la sortie avec
impatience depuis que j’ai terminé la lecture le poids des non-dits. C’est
quand même étrange considérant notre écart d’âge, mais j’ai l’impression
d’évoluer avec Delphine. Heureusement, je n’ai pas vécu une relation aussi
houleuse qu’elle dans le premier tome, mais les sentiments ressentis se
ressemblaient. Même chose dans cette suite, puisqu'elle tente de se retrouver. Je
ne refuserais pas de m’exiler en France pendant plusieurs mois pour éviter de
retomber dans les pièges de la routine.
Je donne mon étoile du match à Delphine, qui m’a fait
réaliser plusieurs choses, que cela soit au niveau de la communication ou
d’apprendre à écouter davantage sa voix intérieure.
J’avoue avoir vécu un coup de cœur pour Gabriel, je trouve
qu’on manque d’homme comme lui dans la réalité. Il semble très distant au
commencement, mais on dirait que c’est ce qui m’attire chez les bookboyfriends
en ce moment. J’ai aussi été très touchée par son histoire.
Je ne sais pas si c'est seulement une duologie, mais je me
suis attachée à la protagoniste et je crois que cela fait longtemps qu’un
personnage fictif ne m’a pas fait questionner à propos de ma vie.
Extraits
Au contraire. C’est parler qui va t’aider, pas enfouir tes
sentiments et tes pensées négatives en attendant que ça passe comme par magie.
T’as besoin t’aide. On est rendues là, ma belle. (p.9)
Je sais que tu le détestes. Et moi aussi, je l’avoue, la
plupart du temps. Mais j’ai mes torts dans tout ça. C’est à ça que je
réfléchis. J’ai accepté la relation sans rien dire. J’ai volontairement évité
de communiquer dans des moments clés qui auraient pu faire la différence. J’ai
aussi choisi d’éviter la confrontation; les non-dits ont fait le reste. Et on
en est là. Je m’en veux à moi, surtout. (p.11)
Incapables de se gérer, on chante Taste de nos voix
nasillardes, en nous disant que l’ex de Louis devra me goûter aussi quand il
l’embrassera. (p.21)
Si je pouvais lui chanter ce que je pense, je choisirais la
chanson Bliss de Billy Raffoul. Comme l’interprète l’artiste, je dirais à
Gabriel que j’ai été seule pendant un bon moment, que j’aurais vraiment besoin
d’une main bienveillante et que j’aimerais juste une autre chanson d’amour
parce que j’en ai assez de me réveiller avec des chansons tristes qui me
tournent dans la tête. (p.78)
J’ai découvert l’écriture depuis un certain temps. Ça me
permet de mettre sur papier ce qui m’habite. C’est en quelque sorte une thérapie
pour moi, un moyen de me confier au quotidien. (p.88)
Ce que je me retiens de lui dire, c’est qu’au cours des
derniers mois, j’ai juste fait jouer la même playlist en boucle, celle que
j’avais crée avec Louis. Ces mêmes chansons qui ne font que me ramener en
arrière, qui sont maintenant teintées d’une couche de gris, comme les jours
pluvieux et sombres du mois de novembre. (p.133)
Disons que j’étais à fond dans la musique. Tout ce que je
faisais était lié à une chanson, à un groupe, à un style. Tout le temps. (p.123)
Sérieux? Tu me fais penser à Meredith et Cristina quand
elles dansent dans leur salon. (p.141)
J’ai laissé ma curiosité prendre le dessus, j’ai fait le
choix de prendre un détour au lieu d’affronter la situation, de discuter et de
communiquer, comme je m’étais promis de le faire en quittant le Québec. (p.151)
J’aimerais tellement lui dire que je comprends ce qu’il vit et
par où il est passé. Ça me fait penser à More Than Love de Trevor Hall, qui
chante que l’amour est une bataille et qu’il faut avancer malgré tout. (p.165)
Ça me fait réaliser que j’étais à l’opposé de ce
sentiment-là dans mon ancienne relation. Je gardais tout pour moi, je
n’existais plus. C’est ce qui m’a fait déraper. (p.181)
J’entends une femme qui cherche à plaire, à se justifier, à
rationaliser…mais pourquoi? Pourquoi t’écoutes juste pas tes envies, ton
feeling, ta petite voix? (p.225)






