dimanche 12 avril 2026

Campus Bar – Sous les projecteurs de Sandrine Pépin et Marie Potvin


Publié chez les éditions De Mortagne le 1er avril 2026

320 pages

Lu en format papier

4e de couverture

Lorsque Clara quitte les Sirènes du Saint-Laurent pour aller conquérir l’Europe, Jessica retrouve son ancien rôle, celui qu’elle n’a jamais vraiment maîtrisé : chanteuse principale du band. Bien que son aisance sur scène captive le public, sa voix, elle, trahit un manque flagrant de contrôle. De son côté, Nathan Crevier, tête d’affiche des Lucky Charms, est en crise existentielle.

Depuis qu’il est populaire, sa vie n’est qu’une succession de soirées folles et de spectacles qui l’enfoncent dans la consommation. Déterminé à s’en sortir, il choisit de poursuivre en solo. Si seulement il réussissait à déjouer le syndrome de la page blanche qui l’empêche de composer de nouveaux hits….

Quand Nathan découvre le talent caché de Jess pour l’écriture, il lui propose un marché : si elle accepte de l’aider, il deviendra son coach de chant. Bien vite, leur arrangement se transforme en un tourbillon d’émotions intenses. Qui sait, peut-être que reconnaître leurs sentiments l’un pour l’autre sera la réponse à tous leurs problèmes….

Mon avis

J’ai eu envie de me lancer dans cette série après avoir discuté avec Sandrine Pépin au Salon du livre de l’Outaouais. En me mentionnant que je pouvais lire le tome 2 avant le premier, j’ai pris une chance et j’ai été agréablement surprise. Ce n’est pas si étonnant en sachant que je me passionne aussi au milieu de la musique.

D’habitude, je ne m’intéresse pas tellement à l’histoire lorsque le protagoniste a une dépendance soit à la drogue ou à l’alcool, mais je trouve que les auteures ont bien tourné le récit de Nathan. Toutefois, je donne mon étoile du match à Jessica.

Je me suis reconnue davantage dans cette protagoniste, surtout quand elle s’est retrouvée dans une situation où elle n’a pas eu le choix de sortir de sa zone de confort. J’ai adoré ce personnage dès les premières pages, ce qui ne fut pas immédiatement le cas pour Nathan. Au commencement, il me décourageait, mais je me suis attaché à lui au fil de ma lecture.

J’ai apprécié le côté réaliste du côté de la musique, on voit que les personnages travaillent fort pour atteindre leur but, il y a aussi des moments de désespoir. Je crois que c’est une des raisons du pourquoi j’ai autant embarqué dans l’histoire.

C'est une trilogie et chaque tome porte sur un personnage en particulier. Ils peuvent être lus séparément, mais je recommanderais de débuter avec le premier pour bien comprendre l’ambiance.

Extraits

Avec l’alcool qui me désinhibait solidement et la popularité, tout devenait trop facile. Je menais la grosse vie de tournée, comme aime me le rappeler Jonas. Pourtant, une fois loin du spotlight et des applaudissements. Je me sentais vide par en dedans. (p.6)

Après seulement sept jours, je suis encore fragile. Mon envie de fumer ou de m’ouvrir une bière n’est jamais bien loin. Il m’aurait fallu quelques semaines de plus en exil, mais je tiens à voir ce que Jonas et Rémi ont pondu de leur côté. (p.13)

Tout ce que j’y trouve, c’est mon journal. Depuis le secondaire, mes pensées les plus intimes y sont étalées. Quand le cœur m’en dit, j’y écris même des poèmes, qui, évidemment, ne sortiront jamais nulle part.

Hier soir, j’ai griffonné quelques pages. Après avoir pris la fuite du bar, j’avais besoin d’évacuer le méchant. (p.45)

Après avoir déposé Jess, je suis passé au service au volant du Tm Hortons. J’ai pris ma commande de prédilection : un wrap-matin travailleur saucisses et bacon avec un grand deux-deux. Et un beigne glacé au chocolat. Le sucre, ça calme mes spasmes intermittents. (p.75)

Tant qu’à être ici, je pourrais t’aider avec des paroles..Mais il va falloir que tu me nourrisses et que tu me fasses un café si tu veux que je ponde quelque chose de bon. Et quand on aura du temps, si tu peux me faire un coaching vocal pour des tounes plus difficiles, ce serait cool. (P.92)

Importante…Ce mot m’obsède depuis ce moment-là. Mais je n’ai aucun signe de vie de Jess malgré mes nombreux messages que je lui ai envoyés. C’est affreusement long. (p.138)

Mon entrevue avec Marie Potvin 

samedi 11 avril 2026

Le souffle d’un moment de Laurence Côté


 

Publié chez Aurea Édition le 2 mars 2026

264 pages

Lu en format papier

4e de couverture

Dans cette suite du roman Le poids des non-dits, on retrouve Delphine, marquée par une relation douloureuse et en quête d’un nouveau départ. Elle décide de quitter son quotidien pour passer l’été en France, chez sa cousine et son conjoint, propriétaires d’une auberge.

Loin de ses repères, Delphine apprendra à se redécouvrir en tant que femme, à retrouver confiance et à s’ouvrir de nouveau à l’amour. Un roman lumineux sur la résilience, les rencontres et la force de se réinventer.

Mon avis

C’est un des livres dont j’attendais la sortie avec impatience depuis que j’ai terminé la lecture le poids des non-dits. C’est quand même étrange considérant notre écart d’âge, mais j’ai l’impression d’évoluer avec Delphine. Heureusement, je n’ai pas vécu une relation aussi houleuse qu’elle dans le premier tome, mais les sentiments ressentis se ressemblaient. Même chose dans cette suite, puisqu'elle tente de se retrouver. Je ne refuserais pas de m’exiler en France pendant plusieurs mois pour éviter de retomber dans les pièges de la routine.

Je donne mon étoile du match à Delphine, qui m’a fait réaliser plusieurs choses, que cela soit au niveau de la communication ou d’apprendre à écouter davantage sa voix intérieure.

J’avoue avoir vécu un coup de cœur pour Gabriel, je trouve qu’on manque d’homme comme lui dans la réalité. Il semble très distant au commencement, mais on dirait que c’est ce qui m’attire chez les bookboyfriends en ce moment. J’ai aussi été très touchée par son histoire.

Je ne sais pas si c'est seulement une duologie, mais je me suis attachée à la protagoniste et je crois que cela fait longtemps qu’un personnage fictif ne m’a pas fait questionner à propos de ma vie.

Extraits

Au contraire. C’est parler qui va t’aider, pas enfouir tes sentiments et tes pensées négatives en attendant que ça passe comme par magie. T’as besoin t’aide. On est rendues là, ma belle. (p.9)

Je sais que tu le détestes. Et moi aussi, je l’avoue, la plupart du temps. Mais j’ai mes torts dans tout ça. C’est à ça que je réfléchis. J’ai accepté la relation sans rien dire. J’ai volontairement évité de communiquer dans des moments clés qui auraient pu faire la différence. J’ai aussi choisi d’éviter la confrontation; les non-dits ont fait le reste. Et on en est là. Je m’en veux à moi, surtout. (p.11)

Incapables de se gérer, on chante Taste de nos voix nasillardes, en nous disant que l’ex de Louis devra me goûter aussi quand il l’embrassera. (p.21)

Si je pouvais lui chanter ce que je pense, je choisirais la chanson Bliss de Billy Raffoul. Comme l’interprète l’artiste, je dirais à Gabriel que j’ai été seule pendant un bon moment, que j’aurais vraiment besoin d’une main bienveillante et que j’aimerais juste une autre chanson d’amour parce que j’en ai assez de me réveiller avec des chansons tristes qui me tournent dans la tête. (p.78)

J’ai découvert l’écriture depuis un certain temps. Ça me permet de mettre sur papier ce qui m’habite. C’est en quelque sorte une thérapie pour moi, un moyen de me confier au quotidien. (p.88)

Ce que je me retiens de lui dire, c’est qu’au cours des derniers mois, j’ai juste fait jouer la même playlist en boucle, celle que j’avais crée avec Louis. Ces mêmes chansons qui ne font que me ramener en arrière, qui sont maintenant teintées d’une couche de gris, comme les jours pluvieux et sombres du mois de novembre. (p.133)

Disons que j’étais à fond dans la musique. Tout ce que je faisais était lié à une chanson, à un groupe, à un style. Tout le temps. (p.123)

Sérieux? Tu me fais penser à Meredith et Cristina quand elles dansent dans leur salon. (p.141)

J’ai laissé ma curiosité prendre le dessus, j’ai fait le choix de prendre un détour au lieu d’affronter la situation, de discuter et de communiquer, comme je m’étais promis de le faire en quittant le Québec. (p.151)

J’aimerais tellement lui dire que je comprends ce qu’il vit et par où il est passé. Ça me fait penser à More Than Love de Trevor Hall, qui chante que l’amour est une bataille et qu’il faut avancer malgré tout. (p.165)

Ça me fait réaliser que j’étais à l’opposé de ce sentiment-là dans mon ancienne relation. Je gardais tout pour moi, je n’existais plus. C’est ce qui m’a fait déraper. (p.181)

J’entends une femme qui cherche à plaire, à se justifier, à rationaliser…mais pourquoi? Pourquoi t’écoutes juste pas tes envies, ton feeling, ta petite voix? (p.225)

Ma chronique de Le poids des non-dits

Mon entrevue avec l'auteure

vendredi 10 avril 2026

Rose Ondine – Les oubliés des ombres de Véronique Lecomte

 

Publié chez Luzerne Rousse le 4 avril 2023

240 pages

Lu en format papier

4e de couverture

Tout semble sous contrôle à Stonewoods, mais ce n’est pas le cas à l’extérieur du pays. Lorsque je reçois l’appel de détresse d’une de mes protégées, je n’hésite pas à sauter dans le premier avion pour aller la rejoindre en Irlande en compagnie de Lili, Julia et Marine. Ce qui n’est qu’une simple mission de sauvetage devient rapidement bien compliqué. Je découvre bientôt que les Élémentô sont partout sur terre… et leurs ennemis aussi.

Pendant ce temps, ma relation avec Padzi fait du sur place. Et Étann tente encore de se rapprocher de moi… Mais j’ai plus important à faire que de me soucier de mes problèmes sentimentaux. J’espère seulement que ce que j’ai entendu à propos de l’Irlande ne sont que des légendes….

Mon avis

Un des tomes les plus ombres de la série, mais j’ai davantage embarqué dans l’histoire que dans le livre précédent. Il est principalement porté sur la relation entre sœurs que sur la romance, puisque Padzi n’apparaît qu’à quelques reprises. Je vous laisse découvrir si un triangle amoureux se créer. Tout ce que je peux vous dire est qu’Étann n’est pas insensible au charme de Rose.

Étann est le personnage qui m’a le plus surprise dans le roman, mais je tiens à donner mon étoile du match à Rose. Elle prend de l’assurance depuis qu’elle a appris sa véritable identité et j’apprécie son évolution. Je n’aurais pas continué jusqu’au tome 3 si cela n’était pas le cas. Elle tient à sa sœur et risquerait sa vie pour elle. D’ailleurs, vous allez découvrir un indice jusqu’à quel point vers la fin du bouquin.

C'est dommage que Padzi soit si peu présent, mais j’aime le fait que la romance ne soit pas le thème central du récit. On entre davantage dans l’univers fantastique et cela m’a fait du bien de me changer les idées de mes lectures habituelles. Pour répondre à la dédicace de l’auteure, ma fidèle Pumba se trouvait à mes côtés pendant presque tout le temps que je parcourais les pages.

Extraits

Même le chat semblait observer la fermeture des volets avec attention..Je n’ai jamais eu de chat, mais je peux deviner que ce n’est pas un comportement normal pour un félin! (p.70)

C’est une triste normalité qui perdure depuis très longtemps maintenant. Nous tombons amoureux, nous créons des liens, nous tentons de prospérer, mais au bout du compte, tout peut disparaître en une seconde. Et bien que cela nous donne le goût de nous révolter, nous préférons souffrir en silence et fermer les yeux en espérant que tout se calme. (p.90)

Je ne suis pas certain que ça fonctionnera, Rose. Tu ne dois pas oublier que le feu venait de tout mon être. C’était autant dans mes veines que dans ma peau. Les épines dans le bracelet n’ont eu aucune chance était donné que je les ai brûlées de l’intérieur de mon cœur vers l’extérieur. (p.202)

Mon entrevue avec l'auteure

Ma chronique du premier tome 


Parsemé d’aurores boréales de Janney Deveault et Kerbie Messier


Publié chez les éditions Saint-Jean le 18 février 2026

362 pages

Lu en format papier

4e de couverture

« Certaines personnes sont aussi spéciales que les aurores boréales. Même si elles ne passent que brièvement dans notre vie. ». Pâtissière renommée de New York, Lexie débarque en Alaska pour donner un coup de main à son meilleur ami lors d’une kermesse annuelle.

Plongée dans un univers où l’hiver est roi, elle rencontre Nash, le ténébreux propriétaire de Wolf & Co Sled Dog Tour, qui préfère nettement la compagnie de ses chiens à celle des humains. Alors que Nash tente de remettre l’entreprise familiale sur pied et de mener une petite vie tranquille, la présence de la jolie New-Yorkaise vient contrecarrer ses plans : chaque fois qu’ils se croisent, même s’ils évitent soigneusement tout rapprochement, la tension est palpable.

Malgré leur passé douloureux, les conflits et les aventures dangereuses, Lexie et Nash finiront-ils par s’entraider… et s’apprivoiser ? Parsemé d’aurores boréales est une histoire unique où l’amour déploie ses ailes dans les décors majestueux de l’Alaska entre les chiens de traîneau, le froid polaire et les spectacles célestes.

Mon avis

J’avoue que je suis souvent sceptique quand vient le temps de lire un roman écrit à quatre mains, puisque j’ai la crainte de voir une différence flagrante dans l’écriture, mais ce n’est pas le cas avec celui-ci. J’apprécie que l’histoire se déroule en Alaska, une région que l’on retrouve peut dans les livres, d'autant plus que je n’aime pas la chaleur, alors ça l’aide à oublier la température.

Je donne mon étoile du match à Lexie, qui ne se souvient pas en détail des années qu’elle a vécu dans cette région et qu’elle apprend à découvrir une partie d’elle-même qu’elle croyait avoir oubliée. J’adore quand on réalise que l’argent ne rend pas nécessairement heureux et que la simplicité peut être la solution.

J’ai bien aimé Nash, mais disons qu’il semble impossible à aborder, surtout au commencement, et il confie ne s'était jamais ouvert à personne avant sa rencontre avec Lexie. J’avoue que ses réactions m’ont bien fait rire par contre.

C’est une magnifique romance à deux points de vue remplie de rebondissement. J’ai pu le lire pendant un voyage et je n’ai pas remarqué le temps passé.

Extraits

Je regrette de m’être aventuré au parc aujourd’hui. Je suis un gars solitaire. Je préfère la compagnie de mes chiens et de la nature qui nous entoure. Ce moment est un douloureux rappel des raisons pour lesquelles je n’aime pas la proximité des autres. J’en porterai les stigmates toute ma vie. (p.12)

Depuis ma victoire à Sucre en folie, je peine à garder la tête hors de l’eau au point où me dédoubler me permettrait de souffler un peu. (p.20)

Depuis que je suis à Glacier Falls, les gens s’informent, s’intéressent à leur entourage. C’est déstabilisant. Vivement mon retour à New York dans quelques jours. Là-bas, personne ne se soucie des états d’âme des autres. (p.50)

En commençant par profiter de ce que l’existence a à offrir au lieu de critiquer ce qui nous entoure. Il est simple de juger le quotidien des autres lorsqu’on s’imagine supérieur à eux. Mais un jour, la réalité finit toujours par nous rattraper. Tu penses peut-être le contraire, mais tu ne vaux pas plus que nous tous. Une vie est une vie. (p.105)

Prise de panique, je course, aveuglée par l’urgence. Je veux fuir. Fuir cette bête. Fuir ma vie. Fuir ce quotidien tissé de déceptions. (p.119)

Mon entrevue avec Janney Deveault

Mon entrevue avec Kerbie Messier 

lundi 6 avril 2026

Smash – Fracture du cœur et parfum sexy d’Alexandra Larochelle


 

Publié chez les éditions Michel Quintin le 17 février 2026

208 pages

Lu en format papier

4e de couverture

Le monde de Coralie s’est écroulé depuis que Greg l’a quittée. Heureusement, l’équipe de Smash organise une tournée des campings municipaux pour promouvoir la nouvelle saison. Une semaine sur la route entre amis, voilà qui permettra à Coralie de se changer les idées, et peut-être même de faire une intrigante rencontre…

De son côté, Miguel apprend qu’il deviendra le nouveau visage de Pur, un parfum lancé par la plus grande marque de cosmétiques pour homme au Canada. Sa carrière explose, et tout le pays semble pâmé sur lui. Mais alors, pourquoi est-il aussi agacé par les commentaires flatteurs sur son physique et les rumeurs sur sa vie amoureuse?

Mon avis

C’est une de mes séries pour jeunes adultes favorites dernièrement, mais je vous recommande de commencer par le premier tome pour vraiment embarquer dans l’histoire. J’avoue que certaines tropes sont prévisibles, si vous lisez beaucoup de romance, mais je me suis attachée à Coralie et, dans ce tome-ci, on découvre davantage Miguel, la covedette de la série.

Tout comme Coralie, j’essaie d’oublier une personne spéciale pour moi en ce moment, alors je crois que c’est une des raisons du pourquoi ce roman m’a autant touché. C’est certain que les émotions de la protagoniste sont dans le plafond et qu’il s’agit de sa première rupture, mais je pense que vous pouvez quand même imaginer le lien.

Les chapitres avec Miguel commencent toujours avec un message d’une ou un amateur (ice) un peu trop motivé. Je me questionne si cela va avoir une connexion avec le troisième tome, mais vous découvriez un secret à propos de sa vie amoureuse.

Greg est le personnage que j’ai aimé détester dans ce tome-ci. Je ne sais pas si cela va continuer avec le prochain bouquin, mais il a tout fait pour que l’on ne s’attache pas à lui. Il est important dans l’évolution de Coralie, toutefois, j’apprécie qu'il s'éloigne.

L’auteure décrit parfaitement les émotions vécues à l’adolescence et je crois que même les adultes se reconnaîtront dans les personnages.

Extraits

Sauf qu’aujourd’hui, je le regarde sarcler paisiblement en me demandant comment il peut se soucier de ses pivoines stupides dans son jardin stupide avec son nom de famille stupide alors que moi, ma vie vient de ficher le camp. Je le déteste. Je me déteste. Tout est de la merde et je déteste tout. (p.7)

Selon lui, le métal permet de se défouler, alors que je suis plutôt d’avis que c’est irritant au plus haut point. Je tiens vraiment pas à me faire violenter les tympans par de la musique tout droit sortie des tripes d’un démon en putréfaction, surtout pas maintenant. (P.44)

À bien réfléchir, j’ai besoin de personne pour être heureuse, ni de Greg ni de Roxanne, et encore moins d’Henri, que je connais depuis trois minutes à peine. Je me trouve même tout à coup niaiseuse d’avoir laissé mon estomac faire des vrilles pour un fan de Smash, (p.131)

Ma chronique du premier tome

Mon entrevue avec l'auteure 

Sous tension – l’étincelle de Geneviève Boucher

 

Publié chez les éditions De Mortagne le25 février 2026

304 pages

Lu en format papier

4e de couverture

Si Nyxia accepte de se rendre aux retrouvailles de son école secondaire, c’est uniquement dans l’espoir de recroiser Emrys, ce mystérieux jeune homme au passé trouble qui l’intriguait des années plus tôt. Dès qu’ils se revoient, leur connexion est indéniable, et le destin semble vouloir les réunir.

C’était sans compter la présence de Gabriel, l’ancien bourreau d’Emrys, qui faisait autrefois tourner toutes les têtes. Entre Nyxia et lui, c’est électrique. Sa présence magnétique et son charme envoûtant viendront brouiller les cartes. Le cœur de la jeune femme balance. Elle est irrémédiablement attirée par ces deux hommes, à la fois si différents et si semblables. Elle devra un jour ou l’autre faire son choix… Mais si sa décision provoquait l’étincelle qui changera tout ?

Mon avis

J’ai conscience que le triangle amoureux est probablement une des tropes les moins appréciées en romance et c’est normalement aussi mon cas. J’aime bien la plume de l’auteure, alors je souhaitais découvrir comment elle a tourné l’histoire.

Sans être devenue une amatrice de cette trope, je me suis un peu reconnue en Nyxia qui désire garder ses distances avec ses parents qui lui ont toujours imposé leurs choix. Heureusement, en prenant cette décision, elle s’assume davantage et possède sa propre personnalité. Je lui donne mon étoile du match pour cette raison.

Emrys arrive en seconde position, si je devais choisir entre les deux protagonistes masculins, c’est lui que je préfère et pas seulement parce qu’il est vétérinaire, mais ceux qui aiment les animaux ont une place spéciale dans mon cœur. Il possède un côté sombre à la suite de l’intimidation qu’il a subie au secondaire, mais c’est une problématique plus complexe.

J’ai eu un coup de cœur pour Subban, le chat de Gabriel. On le mentionne qu’à quelques reprises, mais il m’a marqué.

L’histoire en générale est intéressante. J’ai apprécié suivre l’évolution des personnages, mais je le recommande spécialement aux amateurs de romance et à un public mature.

Extraits  

En dors de Marjorie, je n’ai plus de contact avec qui que ce soit dans le coin depuis des années. Enfin, sauf avec mes parents. Je refuse de passer toute une nuit dans la maison familiale, où ma mère profiterait de ma présence pour assouvir son besoin de me contrôler. (p.11)

Je n’ai pas l’habitude d’être si rude. Mais ce type a toujours déclenché des sentiments explosifs en moi. Dans mon ancienne vie, plutôt que de les exprimer, je les laissais s’épanouir dans mon ventre, ce qui alimentait ma colère. Une boule de haine, voilà ce qui me définissait à cette époque. (p.28)

Ça n’a pas toujours été facile pour lui au secondaire. Mais l’intimidation qu’il a subie n’a pas eu raison de lui. Il s’est relevé, et en beauté! Il est devenu vétérinaire à Québec et il semble heureux. Tu sais ce qui est le plus étonnant dans tout ça? C’est que l’histoire d’Emrys a influencé mon choix de carrière à l’époque. (p.61)

Comment si ça te regarde! Sors d’ici. Tu m’as traitée comme une étrangère pendant dix mois, tu peux continuer de me considérer ainsi pour le reste de tes jours. (p.304)

Mon entrevue avec l'auteure 

dimanche 29 mars 2026

Le chasseur – Tenter le diable de Marie-Claude Charland


 

Publié chez A Éditeur le 17 mars 2026

288 pages

Lu en format papier

4e de couverture

Comment résister, quand tenter le diable devient le plus enivrant des jeux ? Felicity croyait avoir acquitté sa dette. Mais avec le Chasseur, rien n’est jamais acquis. Il ne la libérera qu’après avoir obtenu son dû. Et ce qu’il réclame… c’est elle. Pour espérer s’en sortir, Felicity devra jouer habilement ses cartes.

Toutefois, pourra-t-elle continuer à duper Storm sans se trahir, et surtout s’échapper avant qu’il ne soit trop tard ? Ses mensonges sont des lames à double tranchant et ses secrets, les pierres de sa propre geôle. Plus elle résiste, plus l’emprise de Storm la happe.

Mon avis

Je vais être honnête en vous annonçant que j’éprouve de la difficulté à me concentrer présentement dû à mon anxiété et que ce fût tout un défi pour moi de parcourir les 288 pages de ce roman, même si l’histoire est excellente. Malgré que le contenu demeure sombre,j’avais hâte de connaître l’évolution de la relation entre Felicity et Strom.

Je donne mon étoile du match à Felicity qui a fait preuve à plus d’une reprise de courage. J’avoue que je croyais qu’elle souffrait du syndrome de Stockholm par moment à cause de son attirance envers le Chasseur, mais je crois que c’est plus profondeur que ce que l’on pourrait imaginer.

Strom possède moins un caractère de mauvais garçon que dans le premier tome, mais il garde son aplomb et je n’étais pas toujours d’accord avec la façon qu’il traitait Felicity. C’est seulement une coche moins sombre qu’au commencement. Je pense qu’à force de le connaître, je me suis attachée à lui comme la protagoniste.

J’aime l’ambiance western du roman, cela me diffère des histoires contemporaines et je lis peu de bouquins à propos de cowboys. Je préfère de loin la ville, mais j’apprécie de changer d’environnement une fois de temps en temps.

Extraits

Elle perdait ses moyens, le plus simple de ses gestes devenait lourd, complexe. Parce qu’il était là. Parce qu’il sentait par tous les pores de sa peau qu’il l’observait. (p.36)

Felicity n’avait que sa solitude pour interlocutrice en ce tranquille début de soirée. La pluie avait tiré sa révérence, telle une mélancolique diva, en laissant dans son sillage un parfum de terre et d’humus. (p.44)

À présent privée de sa carte maîtresse, Felicity renouait avec un inconfortable sentiment de vulnérabilité. D’ailleurs, à la suite du départ de Travis et de Strom en après-midi. Elle avait valsé avec la tentation d’enfourcher Wilbur et de partir le plus loin possible, même en sachant que Strom la retrouverait à coup sûr et que cette désertion la dépouillerait de toute crédibilité. (p.151)

Ma chronique du premier tome

Mon entrevue avec l'auteure 

Campus Bar – Sous les projecteurs de Sandrine Pépin et Marie Potvin

Publié chez les éditions De Mortagne le 1 er avril 2026 320 pages Lu en format papier 4 e de couverture Lorsque Clara quitte les S...