mardi 12 octobre 2021

Entrevue avec Alexandra Roy

 



 Biographie

Native de Laval, Alexandra Roy parcourt le monde en quête de nouvelles aventures et d'inspiration pour ses romans. Journaliste et auteure, elle a collaboré avec divers médias de renom et dirige actuellement un magazine spécialisé en voyage au Québec, en plus d’écrire des textes pour d’autres clients.

Crédit : Alexandra Roy - Les Éditeurs réunis (lesediteursreunis.com)

Questions

Selon toi, quelles sont les différences entre écrire une chick-lit et une série jeunesse ?

Écrire une chick-lit demande que l’on s’adresse à un public féminin plus âgé, normalement âgé entre 20 et 50 ans, tandis que la littérature jeunesse vise les enfants et les adolescents. D’un point de vue narratif, il faut donc se glisser dans la peau d’un personnage plus jeune, si on écrit pour les jeunes, et donc penser à des trucs qui les font rire eux ou encore qui correspondent aux problématiques qu’ils vivent à cet âge. Il faut se mettre dans la peau d’un adolescent/enfant et tenter d’utiliser leur langage, pour les rejoindre, tandis que pour écrire une chick-lit, il faut se glisser dans la peau d’une femme plus mature, dynamique et drôle, qui travaille habituellement dans un magazine ou une boîte de mode, un peu comme on voit dans les films américains. C’est mon genre d’histoire et de film préféré, car je m’imagine toujours à leur place !

 

 Quels défis as-tu rencontrés lors de l’écriture de ton premier roman ?

Cela a été difficile de commencer un projet et de le terminer. Écrire un roman n’est pas facile alors cela a mis ma persévérance et ma patience à rude épreuve. Il a fallu que je persévère et que je veuille vraiment le publier, mais je le voulais. Également, j’ai dû essuyer des refus de la part d’éditeurs, alors ça a été difficile ; je me disais que je n’avais peut-être pas choisi la bonne branche de carrière. Finalement, j’ai réessayé avec d’autres éditeurs et cela a fonctionné et donné un roman extraordinaire inspirant pour les jeunes victimes d’intimidation à l’école.

 

  Quels sont tes inspirations lorsque tu écris ?

Dans les deux cas (littérature jeunesse et chick-lit), je m’inspire de ma vie personnelle pour écrire mes histoires et donner vie à mes personnages. Sinon, ce sont des histoires que les gens me racontent qui m’inspirent et que j’insère dans mes récits. Mais je mets toujours beaucoup de «moi» dans mes textes. Certains faits sont vrais, tandis que d’autres sont complètement inventés ! Je m’inspire également aussi des nombreux voyages que je fais, étant journaliste de voyage. La mer et les palmiers m’inspirent énormément. Pour être sûre de ne pas oublier mes idées, je prends souvent des notes dans un cahier que je traine partout avec moi ou dans mon cellulaire. Par la suite, je choisis les meilleures idées et les insère dans les romans que j’écris.

Pourquoi avoir choisi l’intimidation comme thème de ton premier roman jeunesse ?

Parce que je cherchais un sujet pour un premier roman, et je me souvenais d’un petit garçon que j’avais connu à l’école secondaire, et qui avait souffert d’intimidation en milieu scolaire. Alors que tout ce qu’il voulait, c’était se faire un ami, c’était plutôt des problèmes et des insultes qu’il récoltait. Tout le monde l’écœurait. J’ai donc eu envie d’écrire son histoire, telle que je me l’étais imaginée, afin de démontrer que les personnes ayant été intimidées ou les moins populaires au secondaire peuvent, elles aussi, réussir dans la vie, en dépit de leurs différences, souvent même plus que les autres. Elles peuvent surmonter les embûches qu’elles ont connues. Comme le dit le dicton : «n’écoeure jamais le petit nerds à l’école, car un jour il pourrait être ton patron !». C’est comme ça que je me suis imaginé le petit garçon qui s’est découvert un talent en dessin grâce à un «crayon magique». Je me suis inspirée de lui pour créer le personnage, mais j’ai inventé une bonne partie de l’histoire.

            Quels conseils donnerais-tu à un nouvel auteur ?

Mes conseils sont d’écrire un livre et de le terminer, coûte que coûte. C’est la partie la plus difficile, car on peut avoir une idée et avoir envie d’en faire un livre, mais de là à mettre son plan à exécution et terminer le projet, c’est une autre paire de manches. La plupart ne terminent pas les projets qu’ils commencent, car écrire peut être long et décourageant.

Une amie écrivaine m’a donné un conseil, que j’ai trouvé brillant, une fois. Elle m’a dit : «moi, je termine toujours un premier jet d’abord pour m’assurer de terminer l’histoire, même si elle n’est pas parfaite, pour être certaine de pouvoir mettre un point final au texte. Par la suite, je peaufine et fais mes recherches pour améliorer le roman». Je trouve que cela fait du sens et j’ai commencé à appliquer ce conseil, que je donnerais également aux autres.

Aussi, il faut avoir une bonne idée de comment débute l’histoire que l’on veut raconter, et comment elle se termine, sinon, on ne sait pas où on s’en va ! Et enfin, il faut vraiment vouloir pour écrire un livre et le terminer. Cela prend de la volonté, de la détermination et de la persévérance ! Et, bien sûr, une bonne histoire et un talent pour la raconter.

Quels sont tes prochains projets ?

Je termine actuellement une chick-lit qui sera intitulée «Aller (presque) simple pour le Costa Rica» qui sera publiée chez les éditeurs réunis. Le roman qui sera publié cet hiver met en scène deux reporters qui se font la guerre pour remporter un grand prix d’envoyé spécial décerné par le rédacteur en chef de leur magazine. Sinon, j’ai toujours plusieurs projets dans mes coffres comme un projet de série de livres chick-lit avec une collège auteure ainsi que d’autres idées de chick-lit et de romans jeunesse, mes deux styles d’écriture (et de lecture !) de prédilection.

Ma chronique du tome 1 de Gang de filles : Une lectrice compulsive: Gang de filles – Les montagnes russes d’Amy d’Alexandra Roy

lundi 11 octobre 2021

Entrevue avec Annie-Claude Larocque

 


Biographie :

Diplômée en graphisme et artiste dans l’âme, Annie-Claude Larocque, la présidente d’ÉdiLigne, a travaillé plusieurs années dans une imprimerie locale. Passionnée par les romans, elle ouvre sa propre compagnie d’impression de livres en 2003.

En 2012, la forte demande pour les impressions de roman fera en sorte qu’elle décidera de suivre des cours en édition. Réalisant son rêve, c’est en 2016, suivant les conseils de l’ANEL, qu’elle décide d’incorporer la maison d’édition qui sera : Les éditions ÉdiLigne inc.

Maintenant, la ME compte 105 titres de 29 différents auteurs. Plus de 6 750 personnes suivent maintenant la page Facebook. Ils sont présents dans 12 Salons du Livre à travers le Québec. Distribuée et diffusée par les messageries A.D.P. Et, nouvellement, ÉdiLigne lance sa division, Hors-Ligne, afin de séparer les livres jeunesse des livres pour adulte.

Notre force : les couvertures attirantes, des livres adaptés pour le bon groupe d’âge avec un bon public cible. Reste à les faire connaître partout!



Questions

D’où t’est venue l’idée de créer la maison d’édition Édiligne ?

Quand je travaillais dans mon imprimerie, des auteurs qui s’autoéditaient venaient me voir pour que je travaille sur leur projet. À l’occasion, je voyais passer des super bons romans, mais ceux-ci restaient inconnus de tous. Je trouvais ça dommage que ces romans ne soient pas distribués en librairie. J’ai donc décidé de suivre des cours en édition pour faire connaître ces romans.

Quels conseils donnerais-tu à une personne qui souhaiterait se lancer dans l’édition ?

D’être persévérant. Le domaine de l’édition est super difficile, on rencontre plusieurs obstacles qui ne sont pas montrés dans les formations. Il faut aussi s’entourer de personnes qui connaissent déjà le milieu du livre. 

Selon toi, quelles sont les qualités d’un bon éditeur ?

Il doit être à l’écoute de ses auteurs et de ses lecteurs. Il faut aussi comprendre le milieu du marketing, un bon éditeur ce n’est pas nécessairement celui qui édite le meilleur texte, c’est aussi celui qui fera en sorte de le faire connaître. Et c’est tout un défi!

Quels défis as-tu rencontrés au début de ta carrière ?

Bien entendu, on peut parler de la mise de fonds qu’un éditeur doit débourser pour la correction, la révision, les montages, l’impression, etc., et ce, avant de savoir si le livre va se vendre. Mais, pour ma part, le plus gros obstacle était de trouver un bon distributeur/diffuseur. Lorsque j’ai commencé, je faisais affaire avec les presses Benjamin. Dès que mon premier titre est sorti en librairie, ce distributeur a fait faillite. Énormément d’éditeurs ont eu des problèmes financiers, et de la difficulté à se trouver un nouveau distributeur. On se rappellera de la Courte-Échelle, un emblème pour la jeunesse au Québec…

Quels livres suggérerais-tu à un lecteur qui vient de découvrir Édiligne ?

Chaque lecteur à ses goûts et ses styles personnels. Habituellement, quand un lecteur passe dans mon kiosque, ou a mon bureau, je lui demande ce qu’il préfère comme style ou comme grosseur de livre ; romance ou non ; et bien entendu, l’âge à beaucoup d’importance 😉. Chaque auteur à son style et tous nos auteurs ont du talent. Je dirais que nos livres sont addictifs.

Quels sont tes prochains projets ?

On en a pleins ! La nouvelle branche Hors-Ligne en est un gros. On refait le site Web pour avoir une apparence plus adulte avec ÉdiLigne et plus jeune avec Hors-Ligne. On a des beaux projets de BD et de romans, on a plusieurs nouveaux auteurs à vous faire découvrir, tous des coups de cœur de notre comité de lecture !


Slasher – La parfaite victime de Cynthia Havendean

 



Publié chez Édiligne le 6 octobre 2021

259 pages

4e de couverture

31 octobre 1992.

On m’'a invitée à la traditionnelle fête d’'Halloween qui se déroule sur le campus de Bishop’'s University. L’'alcool coule à flots, les couples baisent dans des coins isolés, et il y a cette étrange bande de mecs qui vient perturber la soirée. Ils sont sept, visages dissimulés sous des masques.

Lorsque je quitte la fête au beau milieu de la nuit, l’'un d’'eux me suit jusqu’'au parking. Assise derrière le volant, j’allume les pleins phares, mais il reste planté là. Il veut mon attention, et ça fonctionne lorsqu’'il saisit une passante et qu’'il la poignarde froidement. Je veux fuir, mais le moteur ne démarre pas. Il avait tout prévu. Il n’'a pas l’'intention de me laisser en vie. Mais avant, il veut jouer avec moi..

Mon avis

Je remercie la maison d’édition pour le service presse et l’auteure de m’avoir encore une fois fait vivre des émotions intenses. Si vous me suivez depuis un moment, vous devez me douter pour ma passion pour les années 90  et pour l’Halloween. Je vais bientôt vous proposer des récits du temps des fêtes , mais l’Halloween est ma préférée à cause de son ambiance.

J’ai frissonné pendant ma lecture et aussi ri pendant certains passages. J’ai grandi en regardant des films comme Scream et Film de peur et on y retrouve des clichés de ses œuvres.  Dans ce cas-ci, c’est positif, car je suis redevenue une adolescente et une certaine J méritait un peu ce qu’il lui ait arrivé. L’auteure réussit à garder l’identité du meurtrier secrète jusqu’à la fin. J'ai remarqué un indice vers le milieu de l’histoire, mais je ne l’avais pas deviné jusqu’à ce qu’un des personnages la révèle. C’est un mélange d’humour, d’horreur et d’érotisme. On doit avoir le cœur solide pour se rendre jusqu'au dernier chapitre, car Castine n’a pas vécu une enfance facile. Le roman est recommandé pour les 18 ans et plus et je le suggère aussi pour un public adulte.

Je vous rassure, je ne me suis pas reconnue dans aucun des personnages. Toutefois, le récit est raconté d’une façon qu’on ne souhaite pas déposer le livre. Ils sont malfaisants, mais attachants à leurs façons. Allez-vous être surpris si je vous dis que celui que j’ai moins aimé est Bill ? Son comportement m'a dégoûté, mais je désirais connaître son destin.

Castine m’a stupéfaite, elle réussit à garder ses secrets et nous convaincre qu’elle est une gentille fille. Je vous laisse découvrir si cela est effectivement le cas.

L’écriture est rythmée. Chaque page nous permet d’entrer dans le bouquin davantage et j’ai noté peu de temps morts. C’est raconté par Castine, mais certains chapitres expliquent ce que vivait le tueur en série à la troisième personne. Si vous aimez les autres livres de Cynthia Havendean, vous allez adorer celui-ci et passer un bon moment. Si vous désirez vous lancer dans ce genre littéraire, il s’agit d’un excellent roman pour commencer.

Extraits

Je suis cette chose sur le campus qu’on n’ose pas approcher, cette intruse qui n’a pas sa place, car je ne suis pas du même monde financièrement et que personne ne me connaît. (p.33)

Je parie qu’il va y avoir beaucoup de déguisement de vampire ce soir, commente Winter. Avec la sortie du film Buffy cet été et celle au cinéma de Dracula bientôt, c’est d’actualité. (p.44)

J’aime pas vraiment les gens. Mais comme toi, j’aime apprendre, avoir le nez dans les bouquins. (p.49)

Mes coups de coeur de l'auteure

Hush Falls- Tome 1 

Somber Jann - Tome 1 

dimanche 10 octobre 2021

Hantises - le village de Rachel Graveline et Julie Brassard

 


Publié chez Victor et Anaïs le 9 août 2021

180 pages

4e de couverture

Chaque localité a son folklore à raconter, mais lorsque ces manifestations pittoresques cachent des disparitions sordides… l’aventure prend soudain un tournant sinueux !

Dans le village de Cap-Lunaire, les rumeurs de fantômes hantent chacun des vieux bâtiments. Le clan Fortin-Lepage y déménage sans savoir que leur demeure ne fait pas exception. Des indices révélateurs mèneront Xavier, le cadet de la famille, alors âgé de treize ans, à enquêter.

Combien de secrets horribles ont-ils été enfouis dans la mémoire collective ?

Mon avis

Je remercie l’auteure Rachel Graveline pour sa confiance et de m’avoir fait découvrir la plume d’une écrivaine que je ne connaissais pas avant de lire cette œuvre. Normalement, cela me prend du temps quand je lis en numérique, cette fois-ci, j’ai dévoré le bouquin en quelques heures seulement. Comme le mois d’octobre est propice à l’intrigue et à l’horreur, je désirais me mettre dans l’ambiance.

Le livre est suggéré pour les 15 ans et plus. Pour les lecteurs avancés, je le recommanderais à partir de 13 ans. J’avais l’impression que le public cible est plus les adolescents que les adultes, mais cela ne m’a pas empêché d’apprécier l’œuvre dans son ensemble. Comme j’ai lu quelques oeuvres de Patrick Sénécal, cela me prend beaucoup pour redresser les poils de bras. J’ai trouvé le récit plus intrigant que terrifiant.  Il a ravivé des souvenirs quand je lisais les collections Frissons et Chair de poule. Il n’y avait pas beaucoup de livres jeunesse dans mon temps et j’étais attiré par ce genre de bouquin.  Je le recommande aux adultes qui souhaitent se rappeler de bons souvenirs.

Il est écrit à 4 mains, mais je n’ai pas vu une différence flagrante entre la plume des deux auteures. Je ne pourrais pas vous dire qui a écrit quoi, chaque chapitre a sa place, bien que j’aie noté quelques temps morts. Je m’attendais à éprouver de la difficulté à retenir mon souffle, mais je crois que ce premier tome installe surtout l’univers de la série.

On suit surtout le point de vue de Xavier qui vient d’aménager dans une nouvelle maison, un classique de l’intrigue qu’on peut voir dans The Craft et Casper. D’ailleurs, je questionne si la jeune femme est aussi gentille que le fantôme qui a marqué mon enfance. J’adore que chaque personnage ajoute à l’histoire et même si j'oubliais certains d’entre eux, on peut dire que Xavier est très bien entouré. Les adultes apparaissent sporadiquement et les adolescents sont le centre de l’énigme.  Les dialogues correspondent à ce groupe d’âge, mais on ne retrouve pas de franglais.

Est-ce que vous l’avez lu ? Avez-vous prévu de poursuivre la série ? Dans mon cas, seul le temps répondra à la question. Je demeure intriguée quant au lien avec le premier chapitre du livre et la finale.

Mon entrevue avec Rachel Graveline

Ma chronique de Karmacélia de Rachel Graveline 


jeudi 7 octobre 2021

Les fourmis – Parasites tome 2 de Marie-Ève Bourassa

 

Publié chez la bagnole le 22 septembre 2021

372 pages

4e de couverture

La mort de leur ami Antoine Rivard continue de hanter Billie, Zach, Steeven, Greget Kat. D'autant plus que le mystère ne cesse de s'épaissir. Billie doit tenter de comprendre quel rôle sa propre famille et celle de Zach Plamondon (qu'elle aimerait tant ne pas trouver aussi irrésistible !) ont pu jouer dans le drame…

 C'est sans parler de la réapparition inattendue de sa mère, qu'elle n'avait pas vue depuis deux ans et dont le passé se révèle de plus en plus louche, ainsi que du comportement étrange que le deuil semble faire adopter au frère du défunt Antoine, le charmant mais inquiétant Oli.

Mon avis

Je remercie la maison d’édition pour le service presse et l’auteure pour le merveilleux moment de lecture. Si vous avez trouvé le tome 1 intense, celui-ci vous réservera des surprises. J’ai pu respirer, mais les chapitres sont chargés en action et le bouquin contient peu de temps mort en ce qui concerne l'intrigue.

Je suggère de commencer la série par le premier roman pour bien connaître Billie et ses amis. L’histoire prend son sens lorsque l’univers est bien installé. Possible que vous trouviez l’action lente à démarrer, mais cela vaut la peine d’attendre. Le tome 2 vous époustouflera. J’adore e mélange de musique des années 80, les habillements grunges des années 90 et l’ajoute de technologie moderne. J’ai noté des anglicismes et des extraits en anglais, mais c’est souvent en lien avec le contexte.

Si vous aimez la musique, vous allez être servi, car l’auteure y fait allusion à mainte reprise et cela vous aidera même à découvrir de nouvelles chansons. 

Même si j’ai plus l’âge de sa mère, j’ai apprécié le personnage de Billie. Elle mentionne régulièrement qu’elle ment, mais on devine que c’est pour de bonnes raisons. J’étais un peu mitigé concernant Zach. Cependant, j’ai aussi appris à l’aimé au fil de ma lecture. C’est lui qui m’a le plus étonné dans son évolution.

L’intrigue est bien ficelée. Les dialogues vont droit au but et font avancer l’histoire à un rythme tellement rapide que vous ne voudrez pas déposer le bouquin. Pour les amateurs de ce genre de roman, vous n'allez pas être si surprise, mais même si je m’attendais à un certain dénouement, je souhaitais voir les réactions des personnages. Je ne connaissais pas cette auteure avant cette série et cela m’a donné envie de découvrir ses autres œuvres. Si vous les avez lus, n’hésitez pas à me mentionner vos avis. Je suis curieuse d’en savoir plus. 

Je le recommande que vous soyez un adolescent ou un adulte, vous allez passer un moment mémorable.

Extraits

J’en lis un au hasard : « Ma garce de vie s’est mise à danser devant mes yeux et j’ai compris que quoi qu’on fasse, au fond, on peut son temps, alors autant choisir la folie. » p.89

-          ….Je vaux mieux que ça. Pis quand tu prétends le contraire, ben tu me juges moi aussi ! Tu te donnes des allures de fille cool pis ouverte…mais t’es comme les autres, Billie, pareille. Peut-être même pire. (p.273)

Je me suis arrêtée devant une figurine de l’homme chauve-souris. Elle trône au centre d’une vitrine, entourée d’autres personnages de la série : je reconnais Robin, le Joker, le Pingouin…Même la Femme-Chat est là.  (p.286)

Cet homme abject collectionne les héros et les vilains ? Eh bien, moi, je suis sur le point de me transformer en Harley Quinn. (p.299)

Ma chronique du tome 1 

Mon entrevue avec l'auteure 

mercredi 6 octobre 2021

Entrevue avec Sonia Alain

 

Biographie

Elle est née à Matane au Québec. À l’âge de 12 ans, elle habite pendant quelques mois au Cameroun en Afrique avec ses parents.

Elle a obtenu un certificat d’éducation en milieu de garde à l’Université du Québec à Montréal. Certificat en main, elle a été pendant plusieurs années éducatrice dans un Centre de la Petite Enfance, puis chargée de cours au Collège Édouard-Montpetit, et finalement formatrice.

Elle est auteure à temps plein, et donne des conférences dans les bibliothèques sur des sujets qui sont en lien avec ses romans. Elle est également chroniqueuse littéraire.

Crédit : Sonia Alain - Babelio

Questions

1.       Est-ce que tu fais des recherches avant de choisir un thème pour un roman ou tu choisis un thème et tu l’approfondis par la suite?

Je choisis d’abord un thème, ensuite j’effectue des recherches, beaucoup de recherches.

Toutefois, durant mes recherches, il m’arrive de découvrir des éléments intéressants qui m’entraînent sur des sentiers que je n’avais pas envisagé d’explorer de prime abord. Je les ajoute alors à mon histoire.

2.       Qu’est-ce qui t’inspire lorsque tu écris?

J’y vais avec des sujets qui me passionnent. L’endroit et l’époque où se déroule mon histoire doivent m’inspirer pour que j’aie le goût d’écrire sur ce sujet.

Par la suite, la psychologie de mes personnages et l’intensité des émotions qu’ils ressentent régentent beaucoup mon écriture, car j’aime provoquer des réactions chez les lecteurs.

J’écoute également de la musique instrumentale, souvent des trames sonores de films, pour m’aider à entrer dans ma bulle.

3.       Quels défis as-tu rencontrés lors de l’écriture de ton premier roman?

Beaucoup de défis. 😉

Celui de bâtir une histoire, d’intégrer des éléments historiques (Moyen Âge) en suivant une ligne du temps, des lieux et des événements précis. Bien doser l’action, le romantisme, l’érotisme, etc.

Par la suite, trouver une maison d’édition appropriée, effectuer les modifications demandées par l’éditeur sans trop savoir comment m’enligner.

Trouver la formulation adéquate pour présenter mon histoire aux lecteurs lors des Salons du livre, etc.

4.       Quels conseils donnerais-tu à un nouvel auteur?

Faire beaucoup de recherches afin de bien étoffer son histoire.

S’assurer que les personnages, leurs réactions ainsi que les événements sont crédibles.

Écrire un premier jet sans s’arrêter à la structure du texte, afin de ne pas perdre le fil de ses idées. Le fignolage du texte se fera par la suite.

Prendre le temps de bien retravailler son roman une fois terminé. Vérifier les répétitions de mots et d’actions, les adverbes trop nombreux, les incongruités, les anachronismes, etc.

Faire lire le manuscrit à d’autres personnes avant de l’envoyer à une maison d’édition.

5.       Quelles sont tes astuces pour écrire autant de romans en si peu de temps?

J’ai le privilège de pouvoir écrire à temps plein, ce qui aide beaucoup. 😉

De plus, avec le temps, on développe des mécanismes et une plus grande fluidité dans l’écriture.

Des recherches étoffées aident à me nourrir lorsque j’écris.

6.       D’où te vient l’intérêt pour écrire des personnages historiques? Est-ce qu’il y a une période sur laquelle tu aimerais écrire?

J’ai toujours été passionnée par l’Histoire, il est donc normal pour moi d’écrire des romances historiques.

J’aime beaucoup le Moyen Âge, l’époque romaine, l’Égypte ancienne, les Vikings, la période Tudor, la période de la Première Guerre mondiale, l’époque victorienne, ainsi que les personnages qui y vivaient. Disons que j’ai déjà écrit sur la plupart de ces périodes. 😉

7.       Quels sont tes prochains projets?

1er projet : J’ai une série qui se déroule lors de la Première Guerre mondiale qui s’en vient. Le tome 1 sortira justement le 2 novembre, et le tome 2 au printemps.

2e projet : J’ai un roman, dans la collection Les grandes passions de l’Histoire, qui devrait normalement sortir au début de l’hiver 2022.

3e projet : J’ai un roman seul (un projet spécial) qui est prévu pour l’automne 2022. Il s’agira d’une romance historique.

4e projet : J’ai une série en deux tomes qui sortira en 2023. Il s’agira également d’une romance historique.

5e projet : Finalement, j’ai un roman seul qui est prévu pour le printemps 2024. Il s’agira d’une romance contemporaine.

Mes deux coups de coeur de l'auteure

Ma chronique sur Cléopâtre 

Ma chronique du tome 3 des gardiens des portes -Amélie

dimanche 3 octobre 2021

Demi-vie Origines – Tome 4 de Magali Laurent

 


Publié chez les éditions de Mortagne le 22 septembe 2021

398 pages

4e de couverture

 Sauver l'humanité et protéger la Terre... à n'importe quel prix. A dix-neuf ans, Christopher quitte Pittsburgh avec sa tante Olivia et sa cousine Madison. Leurs conditions de vie déplorables les poussent vers le Jardin de Toronto, ouvert depuis peu, en quête d'une existence paisible, loin de la pauvreté et de la famine. Mais Chris, sceptique, demeure vigilant. Il se méfie des promesses et des beaux discours de la Nouvelle Cité mondiale.

Très vite, ses craintes se concrétisent. Une jeune femme blessée fait irruption sur leur route. Les gens qu'ils croisent ont un comportement dérangeant. Les animaux se mettent à les attaquer sans motif. Le danger plane et la mort, terrible prédatrice, rôde autour de leur groupe. Chris n'a qu'une idée en tête : protéger les deux personnes les plus importantes à ses yeux. Mais il y a aussi cette inconnue, si privilégiée et pourtant si humaine, qui le bouleverse.

Une puissance impitoyable est déjà à l'oeuvre, plongeant ce qu'il reste du monde dans le chaos. Emporté malgré lui dans la tourmente, le jeune homme a beau lutter de toutes ses forces, il avance inexorablement vers son destin.

Mon avis 

Je remercie la maison d’édition pour le service presse et l’auteure pour cette magnifique série. Je lis peu de roman post apocalyptique, mais l’engouement pour Demi-vie m’a intéressé dès le tome 1.  Bien qu'il contient presque 400 pages, ce bouquin se lit rapidement. Vous n’avez pas besoin de parcourir les 3 premiers puisque celui-ci est une prélogie, Il permet de répondre à des questions que j’avais sur l’origine des jardins. Sur ce point, l’auteure a réussi à écrire une intrigue bien ficelée qui correspond aux attentes des lecteurs.

Christopher est différent d’Ysia , mais tout aussi attachant. Il protège sa tante et sa cousine. Je vous laisse deviner que leur voyage vers Toronto ne se fera pas sans embûche. On peut reprendre notre souffle. Toutefois, l’histoire est remplie d’action et de combat. Si vous aviez trouvé les trois premiers bouquins intenses, c’est la même chose pour celui-ci. Comme dans tous les romans du genre, les personnages luttent pour leur vie et tout au long de ma lecture, je me demandais comment ils allaient se sortir de telle ou telle situation.

Je digère encore la finale du tome 3 et une partie de moi espérait retrouver Ysia et Sacha, je vous laisse découvrir si c’est le cas. J’ai aimé renouer une dernière fois avec cet univers, mais c’était étrange de le voir à travers les yeux d’un autre personnage.  J’avais le sentiment de lire un différent roman, mais avec des aspects qu’on remarque dans les livres précédents.

Je recommanderais ce roman aux 14 ans et plus à cause des aventures de Christophe qui font réfléchir quant à l’avenir de notre planète. Je ne dirais pas que le contenu est sombre, mais ce n’est pas rose et l’écriture de Magali Laurent va vous tenir en haleine jusqu’à la fin.

Ma chronique du tome 1

Ma chronique du tome 2

Ma chronique du tome 3

Extrait

-         - Parfois, on dirait que ce que je fais ne rime à rien, que ça n’a pas de sens, ajoute-t-elle un murmure. Les décisions qui sont prises en amont me rendent souvent malade. Tous ces gens meurent, sans cesse, et moi, je travaille pour ceux qui en sont en partie responsables.  (p.264)





Millefeuilles – Épices d’automne de Joanie Boutin, Catherine Francoeur et Marianne Girard

  Publié chez les éditions Michel Quintin le 30 juillet 2026 352 pages Lu en format papier 4 e de couverture Le village de Sainte-C...