dimanche 17 octobre 2021

Entrevue avec Julie Rivard


 

Biographie

Julie Rivard est une auteure québécoise, née à Pointe-Claire, en 1977. Elle est mère de deux garçons, auteure de livres de genres variés et enseignante d’anglais langue seconde dans une école primaire de la région de Québec. Autrefois rédactrice et chroniqueuse pour diverses publications pendant plus de douze ans, elle a cependant toujours accordé une place de choix à l’écriture de fiction. En 2009, elle signe Mezza Morta, son tout premier roman policier ayant pour thèmes la famille et les mafias montréalaises. Vient ensuite Dramma, second volet de cette série, pour lequel elle reçoit en 2012 le Prix des Abonnés des Bibliothèques de Québec. En parallèle, Julie Rivard publie, aux Éditions de l’Envolée, un recueil pédagogique ainsi que quatre petits romans pour la jeunesse. En 2016, c’est aux Éditions Recto-Verso qu’elle voit son roman du terroir Les Torrents édité, suivi en 2018 de Mystères à l’école, un collectif d’auteurs et recueil de nouvelles à suspense pour adolescents, chez les Éditions Druide.

Elle nous arrive en 2018-19 avec une série historique, La Maison des Levasseur, présentée en trois tomes et ayant comme toile de fond le Pohénégamook des années cinquante et soixante. Viennent ensuite L’Affaire Eva Beck, L’Affaire Léane Cohen et L’Affaire Lily X, trois romances policières parus chez Hugo Roman. Et à travers toute cette fiction, elle coécrit avec Kim Nunès, aux Éditions de l’Homme, un guide pratique intitulé Comprendre la douance : pour en finir avec le mythe du génie à qui tout réussit. Un ouvrage plus que nécessaire, qui démythifie le haut potentiel chez l’enfant et l’adulte. Le style d’écriture de Julie Rivard est rythmé et chaleureux. Il s’appuie sur une intrigue toujours présente, une sensualité et un humour bien distinctifs.

Crédit : Biographie (julierivard.com)



Questions

Selon toi, quelles sont les différences entre écrire un roman historique et un suspense romantique?

Ma réponse sera très paradoxale, mais pour moi, je trouve qu’il n’y a aucune différence et en même temps, tout un monde de différences! Je m’explique : mon souci lorsque j’écris un roman, peu importe le genre, est de toujours rester la même auteure, avec les traits qui me caractérisent, soit un rythme prenant, de l’intrigue et des émotions fortes. Que j’écrive un roman d’époque ou policier, je tiens à ce que les lecteurs (et moi-même!) passent par toute la gamme des émotions! Et pour les deux genres, je me fais un devoir de lire énormément sur le sujet, de m’instruire, de faire des recherches, afin d’être crédible. La seule difficulté ajoutée pour mes romances policières, c’est la complexité de l’intrigue. Savoir semer les indices adéquatement, créer un « build-up » de suspense, bien ficeler chaque sous-intrigue, et surtout faire agir mes personnages de manière vraisemblable. Je me dis toujours « Si un policier, un pompier ou un pathologiste lisait mes romans, est-ce qu’il serait fier de ma rigueur? ». Bien sûr je fais dans le divertissement, mais je souhaite ne pas décevoir mes ami.e.s qui travaillent dans les différents domaines judiciaires/scientifiques abordés, alors je me renseigne énormément. Je suis une grande curieuse, assoiffée de connaissances!

Quelles sont tes principales sources d’inspiration ?

Tout ! Des films, des livres qui m’ont marquée dans le passé, les gens qui m’entourent, les faits divers ou les articles scientifiques que je lis, les endroits que je découvre en voyage (comme la Nouvelle-Orléans, pour ce qui est de mon plus récent roman policier L’affaire Lily X, ou encore l’Isle-aux-Grues pour mon nouveau roman d’époque Les Canotiers). Mais une inspiration en particulier revient à chaque séance d’écriture : la musique. Je crée mes histoires en me plongeant dans une certaine ambiance, avec mes écouteurs et des styles musicaux spécifiques pour chaque genre de romans.

Quels sont les défis rencontrés lors de l’écriture de ton premier roman ?

Le premier roman est le plus « libre » qui soit. On écrit pour nous-même, pour tripper, sans aucune obligation, date de remise, ou autres contraintes du métier. Il n’y a donc aucun défi particulièrement éprouvant outre le terminer. Car beaucoup de gens disent vouloir écrire un roman, mais peu d’entre eux parviennent à le faire ou du moins écrire le mot « fin » ! Cependant, le plus gros défi rencontré suite à l’écriture d’un premier roman : trouver un éditeur. Au début de ma carrière d’auteure, en 2009, je m’amusais à dire aux gens que ma pile de lettres de refus était si énorme qu’elle pourrait me chauffer tout l’hiver si je la brûlais dans mon poêle à bois ! Ha ! ha !

Est-ce que ton métier de chroniqueuse t’a aidé pour écrire tes premières œuvres ?

Humm… bonne question. Je dirais que toutes les expériences de vie aident aux premières œuvres. Les principaux facteurs seraient plutôt : passion, dévouement, persévérance, style propre à soi, amour des lettres en général bien évidemment et persévérance. Oh, est-ce que j’ai mentionné la persévérance ?

Quels conseils donnerais-tu à un nouvel auteur ?

Écrire souvent, lire beaucoup, développer sa patience (de 4 à 12 mois avant la réponse des éditeurs puis une autre année avant que le livre soit publié !), ne jamais abandonner sa passion, être humble et coopératif (écrire un livre, c’est un travail d’équipe et on a toujours des défauts à corriger), mais surtout, écrire LE livre qu’on voudrait lire soi-même. Il ne faut pas essayer d’écrire ce qui « pogne », sans quoi on risque d’avoir l’air de l’auteur qui se cherche, qui s’éparpille… il faut rester soi-même car écrire un livre est long et ardu alors c’est primordial de vivre l’aventure qui nous interpelle profondément !

Quels sont tes prochains projets ?

La sortie de Tombés dans l’aventure, le troisième livre d’une collection de docu-romans instructifs et comiques, publiés chez Druide. Aussi, écrire le deuxième tome d’une nouvelle série d’époque portant sur les hôtesses de l’air de Québecair, les pilotes, et leurs histoires d’amour prenantes, chez les Éditeurs réunis (le premier tome sortira au printemps 2022). Ensuite, on verra ! Mon plus grand rêve professionnel est d’écrire pour la télé ou le cinéma… de voir mes personnages prendre vie, devant mes yeux. Quel thrill je vivrais ! À suivre, donc 😉


La vieille maison de Louise Simard

 


Publié chez Goélette le 12 octobre 2021

176 pages

4e de couverture

Après de longues années, Jérémie revient là où tout a commencé. Il a enfin pu se porter acquéreur de la maison de son enfance, laissée à l’abandon depuis trop longtemps. À mesure que le sexagénaire trie ce qu’il pourra sauver de cette ruine romantique, il replonge dans ses souvenirs, autant les grandes joies que les terribles souffrances liées à ces lieux chargés. Il doit aussi faire face à son plus cuisant échec : sa fille chérie, Rosalie, qu’il n’a pas su accompagner. Mais il n’est pas le seul chez qui la vieille maison remue des eaux souterraines.

Dans la forêt et les champs environnants, Raphaël, le fils de Rosalie, fait des découvertes qui relancent des questions laissées sans réponse. Pour Jérémie, la rencontre de son petit-fils avec la terre familiale sonne l’heure de vérité : il doit maintenant lui raconter toute l’histoire, sans plus se défiler ni le ménager. Raphaël est bien assez grand pour comprendre, et lui-même a pris beaucoup de maturité depuis les sombres événements. 

Mon avis

Je remercie Dola communications pour ce service presse, il s’agit d’un envoi surprise, mais je tenais à le lire. Comme on est en octobre, je ne m’attendais pas du tout à ce genre de récit en me fiant à la couverture. Ce n'est pas un suspense, mais bien l'histoire d’une famille sur plusieurs générations. J'ai pris des pauses pour me rappeler de chacun de personnage, car il y en a énormément dans cette œuvre. Le personnage principal est Jérémie, mais le roman raconte les points de vue de 4 générations puisqu’on rencontre les parents de celui-ci, sa fille et son petit-fils.

En remarquant la maison sur la couverture, je m’interrogeais, si elle était hantée. Elle l’est effectivement par les souvenirs de Jérémie, vous devez vous préparer à de nombreux retours dans le passé. C’est une autre raison de prendre son temps pour parcourir le livre. Parfois, je pensais qu’on sautait trop rapidement d’une époque à l’auteure surtout dans les premiers chapitres. Par contre, vous n’allez trouver aucun fantôme et cela m’a fait du bien de sortir des romans que j’ai lus dernièrement même si j’adore l’Halloween. Pour ceux qui n’apprécient pas l’horreur ou le suspense, c’est un bouquin pour vous.

Les personnages sont tous attachants à leurs façons. Rosalie m’a fait parfois grincer des dents quand je voyais ce qu’elle faisait vivre à sa famille, mais elle avait ses raisons et j’ai fini par m’attacher à elle. Je dirais que ma préférée était la mère de Jérémie qui m’a fait penser à ma propre grand-mère et que nos conversations manquent. L’auteure a une écriture simple, touchante qui va droit au cœur. C’est un roman que je recommanderais plus à un public plus âgé, je crois quand même que les jeunes adultes pourraient aussi passer un bon moment comme moi. Le dénouement m’a surpris et je vous confirme que cela vaut la peine de poursuivre votre lecture. J’en ai presque pleuré. L’auteure est excellente pour faire ressentir les émotions des personnages.

 


samedi 16 octobre 2021

Post Mortem de Marilou Addison



Publié chez de Mortagne le 28 septembre 2021

4e de couverture

Photographie post mortem : pratique courante au XIXe et au début du XXe siècle qui consistait à mettre en scène un défunt comme s’il était toujours vivant, et à le prendre en photo. À cette époque, la mort n’était pas un tabou. On veillait les dépouilles, on ne les cachait pas en vitesse. Mais de nos jours… Qui sait ce que la vue de telles photos peut faire à un esprit torturé ? Il est parfois si facile de basculer de l’autre côté… celui de la folie.

Mon avis

Je remercie les communications Julie Lamoureux pour ce service presse. Je connaissais déjà l’auteure grâce aux romans chicklit qu’elle a co-écrits avec Geneviève Guilbault et c’est la première fois que je la découvre dans un univers plus sombre. Je sais que la majorité s’adresse à de jeunes adolescentes, je recommanderais celui-ci à un public de 18 ans et plus à cause des thèmes abordés. Je vous avoue que Marilou Addison m'a donné des frissons. En regardant la page couverture, on pourrait s’attendre à une histoire d’horreur, je le classerais plus dans la catégorie suspense. Il faut avoir les nerfs solides pour se rendre jusqu’à la fin, mais c’est seulement pendant quelques passages.

D’ailleurs, le personnage principal m’apparaissait comme un homme pathétique qui n’espérait plus rien de la vie, mais au fil de ma lecture, j’ai appris qu’il tenait à ses enfants surtout à sa petite fille. Je ressentais peu d’empathie pour lui, mais avec le temps je l’ai presque trouvé attendrissant à la fin. Le comportement de Dominik m'a découragé, mais l’intensité de l’écriture me poussait à poursuivre ma lecture. Je souhaitais connaître la suite et j’ai parcouru les 300 pages en une journée. Les chapitres sont écrits au je, on entre facilement dans la tête de Dominik. Je ressentais ses émotions et je tremblais presque en fermant le bouquin.

J’ai eu un coup de cœur pour sa petite fille. Son rôle est secondaire, mais c’est le personnage qui m’a fait vivre le plus d’émotion. Je dirais que je me suis trop attachée à elle. Elle m’a fait rire, pleuré et j’ai compris ses frustrations face à son père.

Quant à l’intrigue, l’auteure a bien tourné le récit, je n'avais pas prévu ce dénouement. Je ne l’avais pas du tout vu venir. En me fiant à la couverture, je m’attendais à ce que l'histoire se déroule au 19e siècle, je vous laisse deviner si c’est la vérité. Je vous confirme qu’il y a des retours en arrière, mais je ne vous dis pas à quelle période. J’aime la photographie en général, mais je ne verrais plus ce passe-temps de la même manière maintenant que j’ai terminé ce récit. Faites-moi savoir si c’est aussi votre cas.

Ma chronique de Hockey Mom

Ma chronique du tome 1 de BFF

Ma chronique d'Eclipse 


7 jours tout inclus – Destination danger Tome 1 de Sophie Huard Tome 1 de Sophie Huard

 

Publié par les éditions la bagnole le 9 mars 2020

352 pages

4e de couverture

Je m'appelle Clara et j'ai quatorze ans. Depuis que mon père est parti de la maison, plus rien ne va. Pour payer les factures, ma mère a dû accepter un emploi dans un restaurant. Elle rentre de plus en plus tard. Quant à mon grand frère, s'il continue à voler comme il le fait, il va finir par passer plus de temps au poste de police qu'à l'école. J'ai pensé que la chance avait tourné quand on a offert à ma mère un séjour de sept jours en famille dans un tout inclus au Mexique. Seule condition : se faire passer pour d'autres le temps d'une soirée de gala. Ces gens ont juré qu'il n'y avait aucun risque. On n'aurait jamais dû les croire..

Mon avis

Je remercie la maison d’édition pour l’envoi surprise et de m’avoir fait découvrir une nouvelle auteure. Je classerais le roman 13 ans et plus, mais il plaira autant aux adultes. Parfois, certains personnages m’énervent dans ce genre littéraire, ce qui n’est pas le cas cette fois-ci. J’ai aimé chacun des chapitres qui sont rythmés et matures, mais je doute que les jeunes décrochent. L’écrivaine décrit à la perfection les environnements que cela soit les scènes au Mexique ou à l’école. Elle prend aussi le temps de bien installer l’histoire et faire en sorte que le lecteur entre dans le récit.

C’est rare qu’on retrouve des adolescents (son frère et un invité surprise se joignent à Clara) qui jouent les agents secrets au Québec et pour cette raison, l’écrivaine a fait preuve d’originalité. Elle a réussi à me tenir en haleine jusqu’à la dernière ligne. J’ai eu un faible pour l’ami geek de Clara que j’espère revoir dans le tome 2 qui se trouve d’ailleurs dans ma pile. Malgré ses aventures hors du commun, l’auteur a créé un univers bien à elle. J’avoue que certains passages étaient tirés par les cheveux, mais je crois qu’elles plairont aux adolescents.  Je croise quand même les doigts pour que cela soit plus dosé dans la suite.

Les langues prennent une place importante dans l’histoire et c’est un item qui m’a intéressée. Le frère de Clara rencontre une fille qui est trilingue et leur mère essaie de jouer le rôle d’une Écossaise. Je vous laisse découvrir si elle atteint son but. J’ai noté quelques phrases en anglais. Toutefois, elles ajoutaient un bonus et vous n'avez pas besoin d’être 100% bilingue pour comprendre ce qui se produit.

Je suis sortie de ma zone de confort, car on est loin du style adolescent – chicklit que je lis d’habitude. J’ai passé un bon moment et je le recommanderais au public cible. Est-ce que je vais poursuivre après ma lecture du tome 2 ? Je vais avoir une meilleure idée lorsque je vais le parcourir. J'ai quand même hâte de connaître la suite. J’aurais aimé que cette série existe lorsque j’étudiais au secondaire.


jeudi 14 octobre 2021

Entrevue avec Kim Messier

 

Biographie


Kim Messier enseigne le français à l'École secondaire du Verbe Divin, à Granby, où elle habite. En publiant son premier roman aux Éditions de Mortagne, cette enseignante réalise le plus grand rêve de sa vie ! Le récit de Léa s'est imposé à elle, en 2008, lors d'un congé de maternité.

Depuis, c'est l'avalanche ! Les idées s'enchaînent, les mots surgissent et Kim ne rêve plus que d'une chose : écrire à temps plein.

Crédit : Site de l'auteure Kim Messier (kimmessierauteure.com)

Questions

Selon toi, quelles sont les différences entre écrire pour la jeunesse et pour un public adulte?

Pour la jeunesse, il faut avoir en tête que l’on ne peut pas écrire n’importe quoi. Il faut respecter l’âge visé, le style du roman, le message que l’on veut passer. De plus, dans la collection Tabou, avec les Éditions de Mortagne, il faut réussir à faire parler les personnages comme des adolescents (sans tomber dans l’excès). Le roman doit être intéressant et le message, subtil.

Pour les adultes, je me sens plus libre. Il y a moins de limites. Et les sujets dont je traite, dans mes romans d’amour, sont plus collés à ma réalité de femme.

Pourquoi avoir choisi Manhattan comme lieu pour deux de tes romans?

Je suis allée à plusieurs reprises dans cette ville magnifique et je suis tombée amoureuse de l’endroit. En visitant Manhattan, j’ai décidé d’écrire une histoire d’amour que se passerait là-bas. Baiser et Aimer à Manhattan sont des romans-fantasmes. J’ai aimé décrire des lieux moins connus, situer mes personnages dans des contextes palpitants.

Quels défis as-tu rencontrés pendant l’écriture de ton premier roman?

L’écrire alors que mes enfants étaient jeunes. Hahaha! Donc, trouver du temps.

Est-ce qu’il y a un genre littéraire que tu aimerais écrire?

J’aimerais beaucoup, dans un avenir rapproché, écrire un récit policier. J’adore lire ce genre de récit !

Quels conseils donnerais-tu à un nouvel écrivain?

Écrire une histoire qui l’habite et le hante. Écrire quelque chose de différent. Créer du suspense. Mettre des émotions. Prendre le temps d’écrire aussi souvent que possible et placer les séances d’écriture dans son horaire.

Quels sont tes prochains projets? 

Je suis présentement en train d’écrire un nouveau roman jeunesse et un thriller psychologique pour adultes. Après, je ne sais pas… Trop de projets en tête. Je verrai ce qui m’obsédera rendu-là. 😊


Entrevue avec Joanie Mailhot Poissant


Biographie

Ses histoires commencent dans des cahiers Canada et ont comme thème principal : l’amour. Il n’aurait pu en être autrement pour cette adolescente un peu trop mélodramatique.

Aujourd’hui, Joanie Mailhot Poissant est une enseignante de français qu’elle espère un peu délurée. Les mots sont et seront donc toujours au centre de sa vie. L’amour aussi.

Crédit : Auteure québécoise - Joanie Mailhot Poissant - Éditions de Mortagne (editionsdemortagne.com)




Questions

Aimerais-tu écrire un autre genre que la romance?

Oui! Je suis enseignante au secondaire et j'aimerais beaucoup écrire pour les jeunes. C'est difficile, toutefois, parce que l'offre est tellement variée et de qualité. J'espère trouver une idée pour les captiver.

Qu’est-ce qui t’a attiré vers la romance avant d’écrire ton premier livre?

J'ai toujours été un peu amoureuse de l'amour et pas mal émotive. Ça allait donc de soit! J'ai commencé à écrire des petites histoires d'amour alors que j'avais 14 ans. C'est en moi depuis toujours je crois.

Quelles sont tes principales sources d’inspiration?

Ma vie et celle de mes amies. J'ai toujours dit que de côtoyer un auteur, c'est de prendre le risque qu'une parcelle de notre vie se retrouve dans un roman un jour.

L’humour prend une place importante dans ton écriture, as-tu un humoriste préféré?

Le premier humoriste que je suis allée voir en spectacle est Louis-José Houde. C'était avant même qu'il fasse de grosses salles. Toutefois, je dirais que l'humoriste qui me fait rire aux larmes est François Bellefeuille.

D’où t’es venue l’idée d’associer les personnages masculins à un genre littéraire?

C'est une drôle histoire. Ça me vient en fait d'un film pour enfants: «Richard et le secret des livres magiques». Dans ce film, le personnage principal plonge dans un univers de dessins animés où les romans de la bibliothèque deviennent des personnages. Je me suis donc demandé à quoi des humains ressembleraient s'ils correspondaient à un genre littéraire.

Quels conseils donnerais-tu à un nouvel auteur?

Il y a une petite partie de talent dans chaque roman, mais une grosse partie de travail. Le plus difficile, c'est d'avoir une bonne discipline de travail et de se concentrer sur une histoire. Parfois, j'écris un paragraphe et j'arrête. D'autres fois, j'écris plusieurs pages. Il ne faut pas se décourager. Aussi, lire le genre qu'on veut écrire peut aider à cibler nos idées.

Quels sont tes prochains projets?

J'ai presque terminé le premier jet de mon 4e roman. Il s'agit de l'histoire de trois soeurs qui auront tous un rendez-vous qui changera leur vie. Parfois, une rencontre peut être déterminante.

mardi 12 octobre 2021

Entrevue avec Chantal Bissonnette


 

Biographie

Chantal Bissonnette est une passionnée de lecture depuis toujours, mais jamais elle n'avait pensé écrire un jour son propre livre, jusqu'à ce qu'une grande épreuve, un cancer du sein, lui fasse voir la vie autrement et la pousse à réaliser son rêve. C'est pendant sa lutte contre la maladie qu'elle a fait naître de sa plume son premier roman.

Crédit : Auteur | Les Éditions Goélette et Les Éditions Coup d’œil (boutiquegoelette.com)

Questions

Quels défis avez-vous rencontrés lors de l’écriture de votre première œuvre?

Vous allez rire, mais les temps de verbe. N’ayant aucune expérience et étude en littérature, je ne savais pas comment partir mon roman. Passé, présent, futur, je me ramassais avec des : nous fîmes, nous passâmes et autres accords bizarres. J’ai changé les temps à plusieurs reprises et j’ai même dû consulter mes amies qui étaient meilleures que moi en français (hi! hi!)

Ce qui a été plus difficile c’est de créer du nouveau. D’aller plus loin que mon début de récit. Le début de l’intrigue de mon premier roman Les pierres bleues, je l’avais en tête depuis l’école secondaire, mais j’avais peur de plonger dans l’écriture, peur que l’on se moque de moi. Mais, des années plus tard, malade et n’ayant plus rien à perdre, j’ai foncé. Je suis sortie de ma zone de confort et j’ai écrit l’histoire d’amour que j’avais en tête.

Pourquoi avoir choisi d’écrire de la romance?

Depuis toute petite j’ai toujours un livre à la main. J’ai lu tous les styles. Jeune c’était des BD, la Comtesse de Ségur, Les Martine, Le petit Nicolas, etc. Adolescente, j’essayais tout, littérature féministe, biographie, policier. Dans la vingtaine, je suis passée à l’horreur et au polar. Puis, dans la quarantaine, j’ai bifurqué vers la romance. Et c’est là que j’ai découvert un monde nouveau.

J’ai dévoré les livres de romance de tous les styles : historique, paranormale ou fantasy, contemporaine et érotique. Je suis tombée en amour avec tous ces sous-genres. Je passais par toutes les émotions et souvent ces livres étaient bien recherchés et le plus important : ils me faisaient rêver.

Une fois mon tour venu d’écrire, je ne me suis même pas posé la question, j’ai écrit de la romance.

Quelles sont vos principales sources d’inspiration?

Des choses que j’ai vécues enfant ou que j’ai vu. La personnalité de mes amies et leurs histoires. Mais souvent les anecdotes qu’on me raconte. Ma famille aussi est source d’inspiration. De plus, je travaille dans le milieu de la justice et je suis confrontée, en salle de cour, à toutes sortes d’histoires qui peuvent être tristes ou belles, elles contribuent à stimuler mon imaginaire.

Quels conseils donneriez-vous à un nouvel auteur?

Je sais que c’est un cliché, mais c’est vrai : d’écrire pour le plaisir. Au moment de créer une histoire, oubliez la technique et allez-y avec le feeling. La technique pourra servir en réécriture. Il n’y a pas de recette miracle pour créer un roman, juste avoir une histoire à conter et des personnages qu’on aime et qui nous pognent aux tripes.

Quel genre littéraire aimez-vous lire?

Au risque de me répéter : la romance en tous genres. Les histoires qui me sortent de ma vie, de mes soucis au travail pour quelque temps.

Lequel de vos romans recommanderiez-vous à un nouveau lecteur?

Ouf! Ça, c’est difficile. C’est comme demander à une mère lequel de ses enfants est le plus intelligent (hi! Hi!). Mais si j’avais à faire une suggestion, je commencerais par le premier Les pierres bleues. Celui qui a tout déclenché dans ma tête. Bien que mon écriture ait évolué depuis celui-ci, il est mon bébé et je penche pour lui.

Quels sont vos prochains projets?

J’ai trois projets en chemin. Un que j’irai écrire en Écosse en 2022 (un rêve qui deviendra enfin réalité). C’était censé être mon prochain roman, mais à cause de la pandémie j’ai dû mettre ce projet d’écriture, que j’avais déjà commencé, sur la glace.

J’en ai aussi un en coécriture avec une amie auteure, une romance fantasy pour jeunes adultes. Et celui que j’écris en ce moment. Celui dont les personnages me parlent à l’oreille. J’espère le présenter au cours de 2022.

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