vendredi 2 janvier 2026

Loser’s Fraternity – Angel vs Evil de Océane Ghanem et Jenn Guerrieri

 



Publié chez Hugo Roman le 1er décembre 2025

429 pages

Lu en format papier

4e de couverture

Après avoir été témoin d'un meurtre en corrélation avec la mafia de New York, Lele, de son vrai nom Lijuan, se voit contrainte d'intégrer le programme de protection des témoins et de fuir la ville, direction l'université de Miami et sa fraternité des Losers. Sa mission est simple : faire profil bas jusqu'à l'ouverture du procès, avant de retourner à sa véritable identité. Un défi plus compliqué que prévu pour elle, qui adore se retrouver sous le feu des projecteurs.

Mais avec un passé aussi compliqué que le sien, Lele s'est taillé un coeur de battante... et elle est bien décidée à survivre à cette nouvelle épreuve! Et puis, même si elle le déteste, elle sait qu'elle peut compter sur Seven, le policier chargé de l'enquête qui semble déterminé à tout faire pour la protéger... Véritable homme de glace dépourvu d'humour ou de ne serait-ce qu'un brin d'excentricité, il doit se faire passer pour son mari. Au milieu de ce chaos, qui de l'ange ou du démon aura le dernier mot ?

Mon avis

C’est le premier bouquin de Jenn Guerrieri et le deuxième d’Océane Ghanem que je lis et je vous rassure que l’on ne remarque pas qu’il est écrit à quatre mains. C’est très possible que vous allez apprécier découvrir les perceptions de Lijuan et celui de Seven, je trouve que c'est un point fort de l'histoire. Au fil de mes lectures, j’ai appris à apprécier autant les romans à un point de vue qu’à deux.

Comme il y a plusieurs personnages qui sont liés à la fraternité, je remercie les auteures d’avoir mis une liste avant de commencer la lecture. C'est le deuxième tome, mais elle peut se consulter séparément du premier sans être mélangée. Par contre, je recommande de prendre son temps pour ne rien manquer. J’avoue que je l’ai parcouru en une seule journée, mais en plusieurs heures.

Bien que j’ai envie de partager la première position, je donne mon étoile du match à Lijuan qui m’a bien fait rire avec son entêtement. J'ai souvent pensé qu'elle s’est encore mis les pieds dans les plats et se moque des réactions de Seven. De plus, sa relation avec sa grand-mère et j’aime sa façon de réfléchir même si je ne suis pas toujours d’accord avec elle.

Seven se trouve pas très loin derrière. On pourrait se croire dans le garde du corps, mais avec une possibilité d’une fin plus heureuse. Vous allez sûrement le trouver froid au commencement, mon avis a changé au fur et à mesure que j’ai appris à le connaître.

Je précise que le roman est écrit dans un français international, bien que le titre puisse porter à confusion.  Pour cette raison,  les Québécois et les Européens pourront l’apprécier sans se questionner sur les expressions.

Extraits

Avec un soupir à fendre l’âme, je branche mes écouteurs à mon téléphone, lance ma playlist préférée, qui contient essentiellement des titres des One Direction, et mets le cap vers la chambre que je partage avec mamie. (p.16)

Ça s’appelle « gérer son stress ». Tu devrais essayer, au lieu d’accumuler la merde comme une vieille éponge oubliée au fond de l’évier. (p.30)

Quant à vous, sachez que si vous me voyez comme un simple accessoire, je ne vous serai d’aucune utilité. En revanche, si vous me traitez en véritable partenaire, à qui vous accordez une confiance totale, je serai la seule barrière entre vous et…une balle en pleine tête. (p.55)

J’aimerais dire que j’étais aussi évoluée que ce grand sage made in Brooklyn, mais la vérité, c’est qu’au lycée, j’attachais beaucoup d’importance à mon image. Je voulais qu’on m’aime, être acceptée et admirée. (p.73)

Je n’ai jamais voulu être comme eux. Moi, je construis des repères. Je contrôle ce que je peux, car j’ai compris très jeune que le monde, lui, ne se laissera jamais vraiment apprivoiser. (p.107)

On ne se tape pas son garde du corps! On n’est pas Whitney Houston dans Bodyguard, là! Même si Seven est dix fois plus canon que Kevin Costner. (p.174)

C’est devenu une vraie passion. Ça me transporte, me vide la tête. Quand je couds, il n’y a plus de bruit, plus de problèmes. C’est juste moi, les couleurs et la matière. Et puis, ça me rend créative. (p.187)

Seven l’a remarqué avant même que je ne puisse dire : « Oui , je suis volontaire, je m’offre comme tribut! » - on s’est refait la trilogie Hunger Games dimanche dernier. (p.258)

Je ne peux m’en prendre qu’à moi-même de ne pas l’avoir écouté et d’être tombée amoureuse d’un homme dont j’ai toujours su qu’il n’était pas fait pour moi.

Depuis le début, je ne représente rien de plus à ses yeux qu’une mission dans laquelle il s’est engagé à reculons. (p.360)

 


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